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 L'Infaillibilité de l'Eglise et du Pape

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Abbé Grossin
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MessageSujet: L'Infaillibilité de l'Eglise et du Pape   L'Infaillibilité de l'Eglise et du Pape Icon_minitimeJeu 26 Mar 2009 - 16:11

MAGISTERE DE L’EGLISE



Voici un texte de Pie IX qui illustre bien la question présente : « Comme tous les fauteurs d’hérésie et de schisme, ils se vantent faussement d’avoir conservé l’ancienne foi catholique, alors qu’ils renversent le principal fondement même de la foi et de la doctrine catholique. Ils reconnaissent bien dans l’Ecriture et la Tradition la source de la Révélation divine; mais ils refusent d’écouter le MAGISTERE TOUJOURS VIVANT DE L’EGLISE, bien que ressortant clairement de l’Ecriture et de la Tradition, et institué par Dieu comme gardien perpétuel de l’exposition et de l’explication infaillibles des dogmes transmis par ces deux sources. Par suite, avec leur science fausse et bornée, indépendamment et même à l’encontre de l’autorité de ce magistère divinement institué, ils s’établissent eux-mêmes juges des dogmes contenus dans ces sources de la Révélation.

Car font-ils autre chose, lorsqu’à propos d’un dogme de foi défini par Nous, avec l’approbation du saint Concile, ils nient que ce soit une Vérité révélée par Dieu et exigeant un assentiment de foi catholique, tout simplement parce qu’à leur avis ce dogme ne se trouve pas dans l’Ecriture et la Tradition ? Comme si il n’y avait pas un ordre dans la foi, institué par notre Rédempteur dans son Eglise et toujours conservé, selon lequel la définition même d’un dogme doit être tenue à elle seule pour une démonstration suffisante, très sûre et adaptée à tous les fidèles, que la doctrine définie est contenue dans le double dépôt de la révélation, écrit et oral. C’est d’ailleurs pourquoi de telles définitions dogmatiques ont toujours été et sont nécessairement une règle immuable pour la foi comme pour la théologie catholique, à laquelle revient la très noble mission de montrer comment la doctrine, au sens même de la définition, est contenue dans le dépôt révélé. » Lettre Inter gravissimas, du 28 octobre 1870, à l’assemblée épiscopale de Fulda.


Vatican I, Constitution De Fide catholica : « On doit croire de foi divine et catholique tout ce qui est contenu dans la parole de Dieu, écrite ou transmise, et que l’Eglise propose à croire comme divinement révélé, SOIT PAR UN JUGEMENT SOLENNEL, SOIT PAR LE MAGISTERE ORDINAIRE ET UNIVERSEL. »

A propos du magistère ordinaire, le pape Pie IX écrivait à l’archevêque de Munich en 1863 : « Car même s’il s’agissait de cette soumission qui doit se donner par un acte de foi divine, il ne faudrait cependant pas la limiter à ce qui est défini par les décrets exprès des conciles œcuméniques ou des pontifes romains de ce siège apostolique, mais il faudrait aussi l’étendre aux vérités transmises comme divinement révélées par le magistère ordinaire de toute l’église dispersée sur la terre. »
Pie IX, Vix dum a nobis, 7/3/1874 : ”. “...le Créateur et Rédempteur du genre humain a certainement fondé l’Eglise comme son royaume visible sur la terre, et il l’a dotée non seulement du don surnaturel d’un enseignement infaillible pour la propagation de la sainte doctrine, d’un sacerdoce saint pour le culte divin et la sanctification des âmes au moyen du Saint Sacrifice et des sacrements ; mais il lui a encore donné en propre pleine puissance de faire des lois, de juger et d’exercer un salutaire pouvoir coercitif pour toutes choses en rapport avec la fin véritable du royaume de Dieu sur la terre

Léon XIII, Satis Cognitum, 29/06/1896 : “Jésus-Christ a institué dans l’Eglise un magistère vivant, authentique et de plus perpétuel, qu’il a investi de sa propre autorité, revêtu de l’esprit de vérité, confirmé par des miracles, et il a voulu et très sévèrement ordonné que les enseignements doctrinaux de ce magistère fussent reçus comme les siens propres”.
“Toutes les fois que la parole de ce magistère déclare que telle ou telle vérité fait partie de l’ensemble de la doctrine divinement révélée, chacun doit croire avec certitude que cela est vrai ; car si cela pouvait en quelque manière être faux, il s’ensuivrait, ce qui est évidemment absurde, que Dieu lui-même serait l’Auteur de l’erreur des hommes”. Ensuite, il ajoute, citant Richard de Saint-Victor : “Seigneur, si nous sommes dans l’erreur, c’est vous-même qui nous avez trompés”.

(à suivre....)

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Plus je réfléchis, plus je suis consterné de la masse d'idées fausses dans lesquelles nous nous noyons ; plus je comprends cette décadence absolue de tant de peuples que nous retrace l'histoire. C'EST L'ERREUR PLUS QUE LE VICE QUI LES A PERDUS. Le vice et même le crime ont des limites, l'erreur n'en a pas. IL FAUT DONC DIRE LA VÉRITÉ SANS FINESSE, NI STRATÉGIE HABILE."
Mgr Delassus, Semaine Religieuse de Cambrai, 1884, p. 735
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MessageSujet: Re: L'Infaillibilité de l'Eglise et du Pape   L'Infaillibilité de l'Eglise et du Pape Icon_minitimeJeu 26 Mar 2009 - 16:14

Saint Pie X, Discours Con vera soddisfazione, aux participants du Congrès universitaire catholique de Rome, 10/05/1909 : “Je vous recommande seulement d’être forts pour demeurer les fils dévoués de l’Eglise de Jésus-Christ, alors qu’il en est tant, hélas ! qui, sans peut-être le savoir, se montrent rebelles, parce que le premier et le plus grand critérium de la foi, la règle suprême et inébranlable de l’orthodoxie est l’obéissance au magistère toujours vivant et infaillible de l’Eglise, établie par le Christ columna et fundamentum veritatis.

Jésus-Christ, qui connaissait notre faiblesse, qui était venu en ce monde pour évangéliser surtout les humbles, a choisi pour la diffusion du christianisme un moyen très simple, adapté à la capacité de tous et de tous les temps, un moyen qui ne demande ni érudition, ni recherches, ni culture, ni raisonnement, mais seulement de bonnes oreilles pour entendre et un bon cœur pour obéir. C’est pourquoi saint Paul dit : Fides ex auditu, la foi vient non par les yeux, mais par les oreilles, par le magistère vivant de l’Eglise, société visible composée de maîtres et de disciples, d’administrateurs et de sujets, de pasteurs, de brebis et d’agneaux. Jésus-Christ lui-même a enjoint à ses disciples d’écouter les leçons des maîtres ; aux sujets, de vivre soumis à leurs chefs ; aux brebis et aux agneaux, de marcher docilement derrière leurs pasteurs ; aux bergers, aux gouvernants et aux maîtres, il a dit : “Docete omnes gentes. Spiritus veritatis docebit vos omnem veritatem. Ecce ego vobiscum sum usque ad consummationem saeculi”.

Et ainsi, avec un système de sophismes et d’erreurs, ils falsifient le concept de l’obéissance enseignée par l’Eglise ; ils s’arrogent le droit de juger les actes de l’autorité et vont jusqu’à la bafouer ; ils s’attribuent une mission qu’ils ne tiennent ni de Dieu ni d’aucune autorité pour imposer des réformes ; ils limitent l’obéissance aux seuls actes extérieurs, si même ils ne résistent pas et ne se révoltent contre cette autorité, opposant le jugement erroné de quelque personne sans compétence sérieuse, ou de leur conscience privée, trompée par de vaines subtilités, au jugement et au commandement de celui qui, par mandat divin, est juge, maître et pasteur légitime”.

Ne vous laissez pas tromper par les subtiles déclarations d’autres qui ne cessent de prétendre vouloir être avec l’Eglise, aimer l’Eglise, combattre pour que le peuple ne s’éloigne pas d’elle, travailler pour que l’Eglise, comprenant son époque, se rattache au peuple et le reconquière. Mais jugez-les d’après leurs œuvres. S’ils maltraitent et méprisent les pasteurs de l’Eglise et même le pape, s’ils essayent tous les moyens de se soustraire à leur autorité pour éluder leurs directions et leurs avis, s’ils ne craignent pas de lever l’étendard de la révolte, de quelle Eglise ces hommes entendent-ils parler ? Non, certes, de celle établie super fundamentum Apostolorum et prophetarum, ipso summo angulari lapide Christo Jesu”.

Pie XI, Const. ap. Deus scientiarum, 24/05/1931 : “Dieu, le Maître des sciences, en confiant à son Eglise le mandat divin d’enseigner toutes les nations, l’a établie sans nul doute maîtresse infaillible de la vérité divine et, par là même, protectrice principale et inspiratrice de tout savoir humain”.

Pie XII, Mystici Corporis Christi, 29/06/1943 : “... a ouvert à son Eglise la source des dons divins, grâce auxquels elle peut enseigner aux hommes une doctrine infaillible...”

Pie XII, Oculis Nostris, 14/01/1958) : “Par la parole et par les exemples de sa vie, il a enseigné à ceux qui cultivent les sciences sacrées, mais aussi à ceux qui s’adonnent aux recherches rationnelles de la philosophie, qu’ils doivent à l’autorité de l’Eglise soumission entière et respect souverain. La fidélité de cette soumission à l’autorité de l’Eglise se fondait sur la persuasion absolue du saint Docteur (Angélique) que le magistère vivant et infaillible de l’Eglise est la règle immédiate et universelle de la vérité catholique. Suivant l’exemple de saint Thomas d’Aquin,(...) dès que se fait entendre la voix du magistère de l’Eglise, tant ordinaire qu’extraordinaire, recueillez-la, cette voix, d’une oreille attentive et d’un esprit docile (...) Et il ne vous faut pas seulement donner votre adhésion exacte et prompte aux règles et décrets du Magistère sacré qui se rapporte aux vérités divinement révélées (...), mais l’on doit recevoir aussi dans une humble soumission d’esprit les enseignements ayant trait aux questions de l’ordre naturel et humain”.
Dans la Bulle Munificentissimus Deus du 1er novembre 1950 définissant l’Assomption de la Très Sainte Vierge Marie, Pie XII expose l’histoire de la définition : « Cet accord remarquable des évêques et des fidèles catholiques, qui estiment que l’Assomption corporelle au Ciel de la Mère de Dieu peut être définie comme un dogme de foi, comme il Nous offre l’accord de l’enseignement du magistère ordinaire de l’Eglise et de la foi concordante du peuple chrétien, que le même magistère soutient et dirige, manifeste donc par lui-même, et d’une façon tout à fait certaine et exempte de toute erreur, que ce privilège est une vérité révélée par Dieu et contenue dans le dépôt divin, confiée par le Christ à son Epouse, pour qu’elle le garde fidèlement et le fasse connaître d’une façon infaillible. »

Mgr d’Avanzo intervint au Concile Vatican I au nom de la Députation de la Foi :
« Permettez-moi de rappeler comment l’infaillibilité s’exerce dans l’Eglise. (...) Il y a donc un double mode d’infaillibilité dans l’Eglise; le premier est exercé par le magistère ordinaire de l’Eglise. C’est pourquoi, de même que l’Esprit Saint, l’esprit de vérité, demeure dans l’Eglise tous les jours, de même tous les jours l’Eglise enseigne les vérités de foi avec l’assistance du Saint Esprit. Elle enseigne toutes ces choses qui sont soit déjà définies, soit contenues explicitement dans le trésor de la révélation mais non définies, soit enfin qui sont crues implicitement : toutes ces vérités, l’Eglise les enseigne quotidiennement, tant par le pape principalement que par chacun des évêques adhérant au pape. Tous, et le pape et les évêques sont infaillibles dans ce magistère ordinaire, de l’infaillibilité même de l’Eglise : ils diffèrent seulement en ceci que les évêques ne sont pas infaillibles par eux-mêmes, mais ont besoin de la communion avec le pape, par qui ils sont confirmés; le pape, lui, n’a besoin que de l’assistance du Saint Esprit à lui promise; et ainsi il enseigne et n’est pas enseigné, il confirme et n’est pas confirmé. Quelle est la part des fidèles dans cette affaire ? Le même Esprit Saint qui assiste le pape et les évêques enseignant par le charisme d’infaillibilité, donne aux fidèles la grâce de la foi par laquelle ils croient au magistère de l’Eglise. Sur quoi il ne sera pas hors de propos d’observer que le magistère des évêques dépasse en dignité et majesté les fidèles autant qu’un maître infaillible divinement institué est reconnu briller au-dessus de ses disciples.
Même avec l’existence de ce magistère ordinaire, il arrive parfois soit que les vérités enseignées par ce magistère ordinaire et déjà définies soient combattues par un retour de l’hérésie, soit que des vérités non encore définies, mais tenues implicitement ou explicitement, doivent être définies; et alors se présente l’occasion d’une définition dogmatique, dont il est question à présent. »

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MessageSujet: Re: L'Infaillibilité de l'Eglise et du Pape   L'Infaillibilité de l'Eglise et du Pape Icon_minitimeJeu 26 Mar 2009 - 16:16

MAGISTERE DU PAPE



On oublie trop souvent que le pape seul possède un magistère infaillible et que c’est lui qui la communique aux évêques qui lui sont unis et non l’inverse. Dom Paul Nau l’explique très bien : “Tout se passe (après la promulgation de Pastor Aeternus, n.d.l.r.) comme si l’éclat même de la définition avait rejeté dans l’ombre la vérité jusque-là universellement reconnue, disons plus, comme si la définition de l’infaillibilité du jugement solennel faisait désormais de celui-ci le mode unique, pour le souverain pontife, de présenter la règle de foi”. Il ajoute en note : “On comprend aisément comment a pu s’introduire ce glissement de perspective : depuis 1870, les manuels de théologie ont pris pour énoncés de leurs thèses les textes mêmes du concile. Aucun de ceux-ci ne traitant in recto de l’enseignement ordinaire du seul souverain pontife, celui-ci a été peu à peu perdu de vue et tout l’enseignement pontifical a paru se réduire aux seules définitions ex cathedra. De plus l’attention étant entièrement attirée sur celles-ci, on s’est habitué à ne plus considérer les interventions doctrinales du Saint-Siège que dans la seule perspective du jugement solennel : celle d’un jugement qui doit à lui seul apporter à la doctrine toutes les garanties requises. Dans cette perspective, il était impossible de saisir la vraie nature du magistère ordinaire. Elle demeure pourtant celle de plus d’un auteur...” (Revue Thomiste n. 3, 1962).

Léon XIII : Sapientiae Christianae, 10/1/1890 : « La foi chrétienne ne repose pas sur l’autorité de la raison humaine, mais sur celle de la raison divine, car “nous croyons que ce que Dieu nous a révélé est vrai, non pas parce que la lumière naturelle de la raison en perçoit la vérité intrinsèque, mais à cause de l’autorité de Dieu même qui révèle et qui ne peut ni se tromper ni nous tromper”. Il s’ensuit que, quelles que soient les choses manifestement révélées par Dieu, nous devons les recevoir toutes avec un égal et entier assentiment. Refuser de croire à une seule d’entre elles équivaut à peu près à les rejeter toutes. Car ceux-là détruisent même le fondement de la foi, qui nient que Dieu ait parlé aux hommes, ou qui mettent en doute sa vérité et sa sagesse infinies.

Quant à déterminer quelles sont les doctrines révélées de Dieu, c’est la mission de l’Eglise enseignante, à laquelle Dieu a confié la garde et l’interprétation de ses paroles. Dans l’Eglise, le docteur suprême est le Pontife Romain. L’union des esprits réclame donc, avec un parfait accord dans la même foi, une parfaite soumission et obéissance des volontés à l’Eglise et au Pontife romain, comme à Dieu Lui-même».

“L’obéissance (au Magistère) doit être parfaite, parce qu’elle est exigée par la foi elle-même, et elle a cela de commun avec la foi qu’elle ne peut pas être partielle. Bien plus, si elle n’est pas absolue et parfaite en tous points, il peut rester un semblant d’obéissance mais la réalité de l’obéissance n’y est plus...

Quand il s’agit d’établir les limites de l’obéissance, que personne ne s’imagine que la soumission à l’autorité des pasteurs sacrés et surtout du pontife romain s’arrête à ce qui concerne les dogmes, dont le rejet opiniâtre ne peut aller sans le crime d’hérésie. Il ne suffit même pas de donner un sincère et ferme assentiment aux doctrines qui, sans avoir été définies par un jugement solennel de l’Eglise, sont cependant proposées à notre foi par son magistère ordinaire et universel comme étant de foi catholique et divine. Il faut en outre que les chrétiens considèrent comme un devoir de se laisser régir et gouverner par l’autorité et la direction des évêques, et surtout, par celle du Siège Apostolique...Or, prescrire ce qu’il faut croire et ce qu’il faut faire en ces deux ordres, cela appartient de droit divin, comme Nous l’avons dit, à l’Eglise et, dans l’Eglise, au Pontife romain. C’est pourquoi le Souverain Pontife doit pouvoir déclarer avec autorité ce que contient la parole divine, quelles doctrines concordent avec elle et quelles doctrines s’en écartent ; pour la même raison, il doit pouvoir montrer ce qui est bien et ce qui est mal, ce qu’il faut faire et ce qu’il faut éviter pour faire son salut ; autrement, il ne pourrait être ni l’interprète infaillible de la parole de Dieu, ni le guide sûr de la vie humaine”.

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MessageSujet: Re: L'Infaillibilité de l'Eglise et du Pape   L'Infaillibilité de l'Eglise et du Pape Icon_minitimeJeu 26 Mar 2009 - 16:17

Pie XI, Mortalium animos, 6/1/1928 : “Le Magistère de l’Eglise, établi ici-bas d’après le dessein de Dieu pour garder perpétuellement intact le dépôt des vérités révélées et en assurer la connaissance aux hommes, s’exerce chaque jour par le Pontife romain et les évêques en communion avec lui, (s’il est de chaque jour évidemment c’est le Magistère ordinaire. Le pape poursuit, mettant en évidence la différence avec le Magistère extraordinaire. n.d.l.r.) mais il comporte encore, toutes les fois qu’il est nécessaire pour s’opposer plus efficacement aux erreurs et aux attaques des hérétiques ou pour développer avec plus de clarté ou de détails certains points de la doctrine sacrée, afin de les faire mieux pénétrer dans l’esprit des fidèles, ce magistère procède alors par décrets à des définitions opportunes et solennelles. Cet usage du magistère extraordinaire n’introduit aucune invention ni n’ajoute rien de nouveau à la somme des vérités contenues, au moins implicitement, dans la Révélation que Dieu a confiées en dépôt à l’Eglise ; mais ou bien il proclame ce qui jusque là pouvait paraître obscur à quelques esprits, ou bien il crée l’obligation de la foi sur un point qui, antérieurement, pouvait être pour certains l’objet de quelque discussion”.

Pie XII, Vos omnes, 10/09/1957 : « Que, parmi vous, il n’y ait pas de place pour l’orgueil du “libre examen”, qui relève de la mentalité hétérodoxe plus que de l’esprit catholique, et selon lequel les individus n’hésitent pas à peser au poids de leur jugement propre même ce qui vient du Siège Apostolique ».

On objectera qu’on ne fait pas de libre examen, mais qu’on examine le Magistère à la lumière de la foi, et non pas à celle de sa propre raison : mais c’est justement ici l’absurde, car c’est le Magistère qui est la règle prochaine de la foi, et non pas le contraire.

Pie XII, Oculis Nostris, 14/01/1958): “...le magistère vivant et infaillible de l’Eglise est la règle immédiate et universelle de la vérité catholique”.
C’est le Magistère qui propose ce que nous devons croire, qui nous explique ce qui est révélé et non pas le contraire. De cette inversion vient l’erreur de croire que le Magistère ordinaire, pour être infaillible, doit uniquement répéter ce qui, selon le jugement de celui qui écoute, est contenu dans la Révélation et a été déjà proposé à croire, autrement il est faillible.

Le Magistère est conforme à la tradition parce qu’il est infaillible, et non pas qu’il est infaillible parce qu’il est conforme à la tradition.

Tradition et Magistère coïncident, et si, comme aujourd’hui, ils s’opposent, c’est un signe patent que ce dernier est un faux magistère.
Dire qu’il faut contrôler le magistère présent en le confrontant au Magistère du passé, est contraire à tout l’enseignement des Souverains Pontifes et des théologiens, et c’est pour cela, en outre, que le Magistère n’a jamais erré ni donné des lois disciplinaires et liturgiques contraires à la foi et aux mœurs ; on ne peut opposer l’Eglise du passé à l’Eglise du présent, les pontifes du passé aux pontifes du présent, pas plus qu’on ne peut en appeler à un Concile ou à un pape du futur contre les décisions d’un pape du présent, comme le fait remarquer Léon XIII : “Semblablement, c’est faire preuve d’une soumission peu sincère d’établir comme une opposition entre un Pontife et un autre. Ceux qui, entre deux directions diverses, repoussent le présent pour se tenir au passé, ne donnent pas une preuve d’obéissance envers l’autorité qui a le droit et le devoir de les guider : et sous quelque rapport, ils ressemblent à ceux qui, condamnés, voudraient en appeler au Concile futur ou à un pape mieux informé” (Epistula tua, 17/6/1885).

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MessageSujet: Re: L'Infaillibilité de l'Eglise et du Pape   L'Infaillibilité de l'Eglise et du Pape Icon_minitimeMer 29 Jan 2014 - 19:06

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MessageSujet: Re: L'Infaillibilité de l'Eglise et du Pape   L'Infaillibilité de l'Eglise et du Pape Icon_minitimeLun 11 Mai 2015 - 13:53

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MessageSujet: Re: L'Infaillibilité de l'Eglise et du Pape   L'Infaillibilité de l'Eglise et du Pape Icon_minitimeMar 23 Aoû 2016 - 11:48


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MessageSujet: Re: L'Infaillibilité de l'Eglise et du Pape   L'Infaillibilité de l'Eglise et du Pape Icon_minitimeJeu 20 Sep 2018 - 15:09


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MessageSujet: Re: L'Infaillibilité de l'Eglise et du Pape   L'Infaillibilité de l'Eglise et du Pape Icon_minitimeLun 3 Fév 2020 - 12:19

Citation :

« N’a-t-il pas été dit à Pierre : “Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon église, et les portes de l'enfer ne prévaudront point contre elle.” Donc, dans la foi de Pierre, il n'y a rien d'insuffisant, rien d'obscur, rien d'imparfait, rien contre quoi puissent prévaloir ces mauvaises doctrines et ces opinions perverses qui sont comme les portes de l'enfer. »

Léon XIII (1878 – 1903), Caritetis Studium, lettre encyclique, 25 juillet 1898

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