Tour de David
Vous souhaitez réagir à ce message ? Créez un compte en quelques clics ou connectez-vous pour continuer.

Tour de David

Forte comme une armée rangée en bataille
 
AccueilS'enregistrerConnexion
Le deal à ne pas rater :
Cartes Pokémon : sortie d’un nouveau coffret Ultra Premium ...
Voir le deal

 

 Archevêque VIGANO sédévacantiste !

Aller en bas 
4 participants
Aller à la page : Précédent  1, 2
AuteurMessage
Abbé Grossin
Admin
Abbé Grossin


Masculin Nombre de messages : 3571
Age : 56
Localisation : Par grâce et aussi par vouloir, je dors en Bretagne ce soir, dans la beauté...
Date d'inscription : 22/09/2008

Archevêque VIGANO sédévacantiste ! - Page 2 Empty
MessageSujet: Re: Archevêque VIGANO sédévacantiste !   Archevêque VIGANO sédévacantiste ! - Page 2 Icon_minitimeSam 19 Juin 2021 - 15:53

10 juin 2021 – Entretien de M. l’abbé Claude Barthe avec Mgr Viganò sur la liturgie de Vatican II

L’abbé Claude Barthe – Monseigneur, il vous est arrivé de parler d’« actions révolutionnaires » à propos de la confection de la nouvelle liturgie, après le Concile Vatican II. Pourriez-vous préciser votre pensée ?

Mgr Carlo Maria Viganò – Tout d’abord, il faut qu’il soit clair que le Concile Vatican II a été conçu comme un événement révolutionnaire en soi. Bien entendu, je ne pense pas aux bonnes intentions de ceux qui ont collaboré à l’élaboration des schémas préparatoires, mais plutôt aux novateurs qui ont rejeté ces schémas avec la condamnation du communisme que le Concile aurait dû prononcer, comme souhaité par la plus grande partie de l’épiscopat mondial. Or, si Vatican II a été un acte révolutionnaire que ce soit par la manière dont il a été conduit ou par les documents qu’il a promulgués, il est logique et licite de penser que même sa liturgie souffre de cette approche idéologique, notamment en gardant à l’esprit qu’elle constitue le principal moyen de catéchisation des fidèles et du clergé. Ce n’est pas par hasard que Luther et les autres hérétiques protestants et anglicans se sont attaqués à la liturgie comme le meilleur moyen de diffuser leurs erreurs parmi les fidèles.

Cela étant, nous trouvons également la confirmation de nos légitimes soupçons en examinant ceux qui ont été les artisans de cette liturgie : des prélats souvent soupçonnés d’appartenir à la maçonnerie, des progressistes notoires qui avec le Mouvement liturgique des années 20 et 30 avaient déjà commencé à insinuer des idées plus que discutables et à diffuser des pratiques influencées par l’archéologisme, qui a été condamné plus tard par Pie XII dans l’encyclique Mediator Dei. L’autel versus populum n’a pas été une invention de Vatican II mais des liturgistes qui l’ont rendu presque obligatoire au Concile, après l’avoir introduit des décennies plus tôt comme dérogation sous prétexte d’un retour présumé à l’Antiquité. Il en va de même pour la chasuble dite « gothique » sous les formes antérieures au Concile, notamment en France, qui est devenue cette espèce de poncho qui nous a été vendu après le Concile comme une reprise de la forme originale et qui est un faux historique outre que liturgique. Par ces exemples je veux montrer que bien avant Vatican II il y avait des forces révolutionnaires infiltrées dans l’Eglise, prêtes à rendre définitives ces innovations introduites ad experimentum et pourtant devenues habituelles, notamment dans les pays historiquement moins enclins à s’adapter à la romanitas.

Après avoir compris que la liturgie est l’expression d’une approche doctrinale spécifique – qui est devenue également idéologique avec le Novus Ordo – et que les liturgistes qui ont conçu cette approche en étaient imprégnés, nous devons analyser le corpus liturgicum conciliaire pour trouver la confirmation de son caractère révolutionnaire. Au-delà des textes et des rubriques des cérémonies, ce qui rend clairement révolutionnaire le rite réformé est le fait d’avoir été rendu malléable en fonction du célébrant et de la communauté sur la base d’une adaptabilité complètement inconnue de la mens liturgique romaine. Le caractère arbitraire des innovations fait partie intégrante de la liturgie réformée, dont les livres liturgiques, – à commencer par le Missale Romanum de Paul VI – sont conçus comme un brouillon, un canevas à la merci des acteurs plus ou moins talentueux à la recherche de l’approbation du public. Les applaudissements des fidèles, bien qu’introduits abusivement justement avec le Novus Ordo, constituent l’expression d’un consensus qui est un élément essentiel du rite qui s’est fait spectacle. Par ailleurs, dans les sociétés antiques le théâtre a toujours eu une connotation liturgique et il est significatif que l’Église conciliaire ait voulu exhumer cette vision païenne en l’inversant, c’est-à-dire en conférant une connotation théâtrale au rite liturgique.

Quiconque pense que l’Editio typica en langue latine correspond bien au rite qui aurait dû être célébré après le Concile pèche par ingénuité outre que par ignorance : dans ce livre liturgique rien n’a été conçu pour être vraiment destiné à l’utilisation quotidienne des prêtres, à commencer par la pitoyable mise en page, clairement négligée justement, dans l’idée que pratiquement personne n’aurait jamais célébré le Novus Ordo en latin. Les cérémonies papales dans lesquelles a été utilisé le Missale Romanum de Paul VI elles-mêmes dérogeaient aux rubriques en introduisant des lectures en langue vernaculaire, des cérémonies non prévues, des fonctions réservées aux clercs exercées par des laïcs, voire des femmes. À mon avis, ces éléments confirment l’âme révolutionnaire du Concile et du rite qui s’en inspire.

La réforme liturgique, qui a commencé en 1964 et a produit un nouveau missel en 1969, peut paraître plus radicale que n’était son programme, la Constitution Sacrosanctum Concilium. Pensez-vous que le Consilium de Mgr Bugnini a trahi Vatican II, comme le disent certains, ou qu’il l’a développé, comme le disent d’autres ?

Mgr Carlo Maria Viganò – Mgr Annibale Bugnini comptait parmi les collaborateurs de l’élaboration de l’Ordo Hebdomadae Sanctae instauratus, promulgué au cours du pontificat de Pie XII. Les graves déformations du nouveau missel apparaissent en germe dans le rite de la Semaine Sainte, ce qui prouve que le plan de destruction avait déjà commencé. Il n’y a donc là aucune trahison du Concile, tant il est vrai qu’aucun de ses artisans n’a jamais considéré la réforme liturgique incohérente à l’égard de la mens de Sacrosanctum Concilium. Une étude attentive de la genèse de l’Ordo Hebdomadae Sanctae instauratus permet de comprendre que les requêtes des novateurs n’ont été satisfaites qu’en partie, mais qu’elles ont été reproposées dans le Novus Ordo de Montini.

Il faut toutefois réaffirmer clairement que, contrairement à tous les conciles œcuméniques, ce concile a délibérément utilisé son autorité pour dédouaner une trahison systématique de la foi et de la morale, poursuivie par voie pastorale, disciplinaire et liturgique. Les missels de transition entre les rubriques de 1962 et l’Editio typica de 1970 et celle qui a suivi immédiatement – l’Editio typica altera de 1975 – montrent comment on a procédé à petits pas, en habituant clergé et fidèles au caractère provisoire du rite, à l’innovation continue, à la perte progressive de beaucoup d’éléments qui au début rendaient le Novus Ordo plus proche du dernier Missale Romanum de Jean XXIII. Je pense, par exemple, à la récitation submissa voce du Canon romain en latin, avec son offertoire sacrificiel et le Veni, Sanctificator, qui au fil des adaptations a abouti à la récitation à haute voix, avec l’offertoire talmudique et la suppression de l’invocation de l’Esprit Saint.

Ceux qui ont préparé les documents conciliaires à faire approuver par les pères ont agi avec la même préméditation que les auteurs de la réforme liturgique, en sachant que ceux-ci auraient interprété les textes équivoques de manière catholique, alors que ceux qui devaient les diffuser et les utiliser les auraient interprétés dans n’importe quel sens sauf celui-là.

En réalité, ce concept est confirmé par la pratique de tous les jours. Avez-vous déjà vu un prêtre qui célèbre le Novus Ordo sur l’autel tourné vers l’est, entièrement en latin, portant une chasuble romaine et distribuant la communion à la balustrade, sans que cela suscite la colère de son Ordinaire et de ses confrères, même si, à la rigueur, cette manière de célébrer serait parfaitement légitime ? Ceux qui ont essayé de le faire – certainement de bonne foi – ont été moins bien traités que ceux qui célèbrent habituellement la messe tridentine. Cela prouve que la continuité souhaitée par l’herméneutique du Concile n’existe pas et que la rupture à l’égard de l’Église préconciliaire constitue la norme à laquelle on doit se conformer, n’en déplaise aux conservateurs.

Je fais enfin remarquer que cette conscience de l’incompatibilité doctrinaire de l’ancien rite avec l’idéologie de Vatican II est revendiquée par des prétendus théologiens et intellectuels progressistes, d’après lesquels on peut aller jusqu’à tolérer la forme extraordinaire du rite à condition de ne pas adopter également l’ensemble du système théologique qu’elle implique. C’est la raison pour laquelle la liturgie des communautés Summorum Pontificum est tolérée à condition que dans la prédication et dans la catéchèse on se garde bien de critiquer Vatican II ou la nouvelle messe.

Parmi les critiques que l’on fait souvent au nouvel Ordo Missæ, laquelle vous apparaît comme étant la plus importante ?

Mgr Carlo Maria Viganò – La critique la plus fondée réside dans le fait d’avoir voulu inventer une liturgie à son grée, en abandonnant le rite bimillénaire né avec les apôtres et s’étant développé harmonieusement au cours des siècles. La liturgie réformée, comme le sait parfaitement tout spécialiste compétent, est le fruit d’un compromis idéologique entre la lex orandi catholique et les instances hérétiques des protestants et des luthériens. Étant donné que la foi de l’Église s’exprime dans le culte public, il était indispensable que la liturgie s’adapte à la nouvelle manière de croire en affaiblissant ou en niant les vérités considérées comme « gênantes » pour la poursuite du dialogue œcuménique.

Une réforme qui aurait voulu simplement éliminer certains rites qui n’étaient plus compréhensibles pour la sensibilité moderne aurait pu parfaitement éviter de répéter servilement ce qu’ont fait Luther au temps de la pseudo-Réforme et Cranmer après le schisme anglican : le seul fait d’avoir fait siennes les innovations par lesquelles les hérétiques rejetaient certains points du dogme catholique est une démonstration accablante de la subordination des pasteurs au consensus de ceux qui se trouvent en dehors de l’Église, au détriment des ouailles que le Seigneur leur a confiées. Imaginez ce qu’aurait pensé l’un des martyrs du calvinisme ou de la furie du roi Jacques en voyant des papes, des cardinaux et des évêques utiliser une table à la place de l’autel qui leur a coûté la vie ; et quel respect peut nourrir un hérétique à l’égard de la Babylone romaine détestée, occupée à singer maladroitement ce que les réformés avaient fait quatre siècles plus tôt, peut-être d’une manière plus convenable ? N’oublions pas que les hérésies liturgiques de Luther étaient diffusées par les chœurs de Bach, alors que les célébrations de l’Église conciliaire sont accompagnées de compositions d’une laideur inouïe. L’effondrement de la liturgie a révélé un effondrement doctrinal, humiliant la Sainte Église pour la seule envie de flatter la mentalité du monde.

Comment expliquer l’échec de Benoît XVI, du Cardinal Sarah et d’autres défenseurs d’un progressif «retour liturgique» par la célébration vers le Seigneur, la réintroduction des prières de l’offertoire, la distribution de la communion sur la bouche?

Mgr Carlo Maria Viganò – Si un fonctionnaire du Vatican ordonnait de décorer la salle Nervi avec des stucs et des fresques pour remplacer l’horrible sculpture de la Résurrection qui s’y dresse par une perspective baroque, il serait pris pour un excentrique, notamment en raison de la proximité de la basilique Saint Pierre. A mon avis, la même chose vaut pour les tentatives de rendre présentable la liturgie réformée avec des opérations de maquillage objectivement inutiles : à quoi sert de célébrer le Novus Ordo vers l’est, en changeant l’offertoire et en donnant la communion dans la bouche alors que cela est déjà prévu depuis toujours dans la messe tridentine .

Ce « retour liturgique » est fondé sur les mêmes présupposés erronés qui ont animé la réforme conciliaire : modifier la liturgie à sa propre convenance, soit en bouleversant le vénérable rite ancien dans un sens moderne, soit en fardant le rite réformé pour le faire sembler ce qu’il n’est pas et ce qu’il ne veut pas être. Dans le premier cas, nous contraindrions une reine à porter des sabots et une robe en haillons, dans le second nous aurions une paysanne portant le diadème royal sur des cheveux ébouriffés ou assise sur un trône avec un chapeau de paille.

Je crois que derrière ces tentatives, apparemment animées de pieuses intentions, se cache une donnée qu’aucun de ces prélats n’ose avouer : l’échec du Concile et encore davantage celui de sa liturgie. Retourner à l’ancien rite en archivant définitivement la misère du Novus Ordo exigerait une grande humilité parce que celui qui aimerait le sauver du naufrage aujourd’hui figurait hier parmi les plus enthousiastes artisans de la réforme liturgique et en même temps de Vatican II.

Je me demande ceci : si Paul VI n’a eu aucune difficulté à abolir témérairement du jour au lendemain la liturgie tridentine en la remplaçant par un rafistolage du Book of Common Prayer et a imposé ce nouveau rite malgré les protestations des clercs et des laïcs, pour quelle raison devrions-nous aujourd’hui avoir plus de considération pour remettre à la place d’honneur l’ancien rite romain en interdisant la célébration du Novus Ordo ? Pourquoi tant de délicatesse d’âme aujourd’hui et tant d’impitoyable furie iconoclaste hier ? Et pourquoi cette opération de chirurgie esthétique si ce n’est pour sauvegarder l’unité du dernier oripeau conciliaire en lui donnant l’aspect de ce qu’il ne voulait pas être ?

Le prochain pape devra rétablir tous les livres liturgiques antérieurs à la réforme conciliaire et bannir des églises catholiques son indécente parodie, à la réalisation de laquelle ont collaboré des modernistes notoires et hérétiques.

Le pape François, dans l’entretien qu’il avait accordé aux revues jésuites en 2013, citait la réforme liturgique comme un fruit exemplaire du Concile («Vatican II fut une relecture de l’Évangile à la lumière de la culture contemporaine»). Et pourtant le pape Bergoglio fait des faveurs à la Fraternité Saint-Pie-X. Le problème liturgique l’intéresse-t-il ?

Mgr Carlo Maria Viganò – Je ne crois pas que Bergoglio nourrisse aucun intérêt pour la liturgie tout court, a fortiori pour la liturgie tridentine qui lui est étrangère et qu’il voit d’un mauvais œil comme tout ce qui rappelle, même de loin, quoi que ce soit de catholique. Son approche est politique : il tolère les communautés Ecclesia Dei parce qu’elles tiennent les conservateurs loin des paroisses et en même temps il garde le contrôle sur elles en les obligeant à limiter leur dissension au plan strictement liturgique, tout en garantissant leur fidélité à l’idéologie conciliaire.

À l’égard de la Fraternité Saint-Pie-X nous assistons à une opération plus subtile : Bergoglio entretient avec elle des rapports « de bon voisinage » et tout en reconnaissant d’une part à ses supérieurs quelques prérogatives prouvant qu’il les considère comme des membres vivants de l’Église, d’autre part il pourrait vouloir troquer leur complète régularisation canonique contre l’acceptation du magistère conciliaire. Il est évident qu’il s’agit d’un piège insidieux : une fois signé un accord avec le Saint Siège, l’indépendance dont jouit la Fraternité en vertu de sa position de légalité incomplète disparaîtrait, et son indépendance économique avec. N’oublions pas que la Fraternité dispose de biens et de ressources qui garantissent la subsistance et le financement des aides sociales de ses membres : dans un moment de crise financière extrêmement grave pour le Vatican, nombreux sont certainement ceux qui sont attirés par ces biens, comme nous l’avons vu dans d’autres cas, à commencer par les Franciscains de l’Immaculée et la persécution du père Mannelli.

Pensez-vous que le statut protecteur (dépendance de la Congrégation de la Foi et non de la Congrégation des Religieux) voulu par Joseph Ratzinger avant et après son accession au Pontificat pour les sociétés de vie apostolique qui pratiquent la messe traditionnelle est en danger aujourd’hui ?

Mgr Carlo Maria Viganò – La position canonique des communautés Ecclesia Dei a toujours été en danger : leur survivance est liée à leur acceptation, au moins implicite, de la doctrine conciliaire et de la réforme liturgique. Ceux qui ne s’y adaptent pas en critiquant Vatican II ou en refusant de célébrer ou d’assister au rite réformé se placent ipso facto dans la condition d’être renvoyés. Les supérieurs de ces sociétés de vie apostolique eux-mêmes finissent par être surveillés par leurs clercs à qui il est vivement conseillé de s’abstenir de critiques et de donner de temps à autre des marques tangibles d’alignement, par exemple en prenant part aux services dans la dénommée « forme ordinaire ». Paradoxalement, dans le domaine doctrinal un prêtre diocésain a plus de liberté de parole qu’un membre de l’un de ces instituts.

Il faudrait dire que, dans la mentalité de ceux qui détiennent le pouvoir aujourd’hui au Vatican, loin d’encourager la redécouverte du rite traditionnel, les excentricités liturgiques de certaines communautés en donnent une image élitiste et le confinent au « petit monde ancien » où les artisans de l’Église de Bergoglio ont tout intérêt à le reléguer. Rendre normale la célébration de la messe catholique, d’après les préceptes du motu proprio Summorum Pontificum, sans la reléguer dans une « réserve liturgique » ou la confiner dans des espaces (dédiés) / spécifiques, donnerait l’impression que n’importe quel fidèle peut assister à la messe sans autre titre d’appartenance que celui d’être catholique ; inversement, ce château bureaucratique kafkaïen confine l’ensemble des conservateurs dans une enceinte en les obligeant à suivre les règles de confinement et à ne rien prétendre de plus par rapport à ce que la grâce souveraine daigne leur accorder, presque toujours avec l’opposition à peine dissimulée de l’évêque diocésain.

L’action de Bergoglio est désormais manifestement découverte : la dernière encyclique théorise des doctrines hétérodoxes et une soumission scandaleuse à l’idéologie dominante, profondément anticatholique et antihumaine. Dans cette optique, les questions relatives à la sensibilité liturgique de tel ou tel institut me semblent franchement négligeables : non pas parce que la liturgie n’est pas importante mais parce que lorsqu’on est prêt à se taire sur le plan doctrinal, les cérémonies complexes du Pontifical finissent par se réduire à une manifestation d’esthétisme qui ne représente aucun danger concret pour le cercle magique de Santa Marta.

L’interdiction des Messes individuelles à Saint-Pierre, l’inspection durant trois jours de la Congrégation du Culte divin par Mgr Maniago, le fait que la Constitution de réforme de la Curie Prædicate Evangelium va, dit-on, renforcer les pouvoirs de surveillance du Culte divin, font-ils craindre une nouvelle virulence de la réforme ? Ou bien ce problème liturgique intéresse-t-il peu François?

Mgr Carlo Maria Viganò – L’interdiction de célébrer des messes privées à Saint Pierre, malgré les protestations unanimes de nombreux fidèles et de quelques prélats envers un véritable abus de la part de la Secrétairerie d’État, demeure en vigueur comme un scandale inouï : elle constitue un ballon d’essai pour tâter le terrain et analyser les réactions des prélats, des clercs et des laïcs, lesquels pour l’instant se limitent à exprimer simplement leurs regrets oralement, très calmement, voire quelquefois avec gêne. Comme j’ai déjà eu l’occasion de le déclarer (ici), je considère que cette interdiction n’est qu’une nouvelle tentative de donner une apparence légale à une pratique désormais consolidée et universelle, qui vient même confirmer l’erreur doctrinale sous-jacente, c’est-à-dire la primauté de la dimension communautaire de l’ « Eucharistie » comprise comme un banquet convivial au détriment du Saint Sacrifice de la Messe célébré en privé. Or, nous touchons ici à Vatican II, qu’aucun des cardinaux qui se sont prononcés sur l’interdiction des messes à Saint Pierre n’ose mettre le moins du monde en cause, même s’il est clairement à l’origine de l’interdiction illégitime de la Secrétairerie d’État.

*En ce qui concerne les facultés de contrôle de la Congrégation pour le Culte divin, elles pourraient en soi être considérées dans un sens positif, du moment que le domaine liturgique est essentiellement du ressort du Saint Siège ; mais nous pécherions par ingénuité et par imprudence si nous ne tenions pas compte du fait que toute norme promulguée par les novateurs sera utilisée par ces deniers pour atteindre des objectifs inavoués, souvent opposés à ceux déclarés.

Source : https://www.resnovae.fr/intervista-a-mons-vigano/

_________________
Plus je réfléchis, plus je suis consterné de la masse d'idées fausses dans lesquelles nous nous noyons ; plus je comprends cette décadence absolue de tant de peuples que nous retrace l'histoire. C'EST L'ERREUR PLUS QUE LE VICE QUI LES A PERDUS. Le vice et même le crime ont des limites, l'erreur n'en a pas. IL FAUT DONC DIRE LA VÉRITÉ SANS FINESSE, NI STRATÉGIE HABILE."
Mgr Delassus, Semaine Religieuse de Cambrai, 1884, p. 735
Revenir en haut Aller en bas
http://sedevacantisme.over-blog.com
Abbé Grossin
Admin
Abbé Grossin


Masculin Nombre de messages : 3571
Age : 56
Localisation : Par grâce et aussi par vouloir, je dors en Bretagne ce soir, dans la beauté...
Date d'inscription : 22/09/2008

Archevêque VIGANO sédévacantiste ! - Page 2 Empty
MessageSujet: Le financement de l'IMBC   Archevêque VIGANO sédévacantiste ! - Page 2 Icon_minitimeMar 13 Juil 2021 - 14:53

Petite information intéressante sur le financement de l'IMBC par un de ses membres fondateurs qui les a quittés depuis quelques années.

"En conclusion, en ce qui concerne Sodalitium, permettez-moi d’observer paisiblement que, si trois personnes se réunissent et forment une Société, leurs cotisations sont versées à 98% à une seule, à 1% à une autre et à 1% à la troisième ; de sorte que les offrandes reçues par la Société des trois vont à 98% à une seule, et aux autres membres à 1% seulement ; sans que les donateurs et les membres minoritaires (1%) le sachent ; alors, les choses ne sont pas moralement, légalement et financièrement correctes."

Abbé Curzio Nitoglia

_________________
Plus je réfléchis, plus je suis consterné de la masse d'idées fausses dans lesquelles nous nous noyons ; plus je comprends cette décadence absolue de tant de peuples que nous retrace l'histoire. C'EST L'ERREUR PLUS QUE LE VICE QUI LES A PERDUS. Le vice et même le crime ont des limites, l'erreur n'en a pas. IL FAUT DONC DIRE LA VÉRITÉ SANS FINESSE, NI STRATÉGIE HABILE."
Mgr Delassus, Semaine Religieuse de Cambrai, 1884, p. 735
Revenir en haut Aller en bas
http://sedevacantisme.over-blog.com
Abbé Grossin
Admin
Abbé Grossin


Masculin Nombre de messages : 3571
Age : 56
Localisation : Par grâce et aussi par vouloir, je dors en Bretagne ce soir, dans la beauté...
Date d'inscription : 22/09/2008

Archevêque VIGANO sédévacantiste ! - Page 2 Empty
MessageSujet: Re: Archevêque VIGANO sédévacantiste !   Archevêque VIGANO sédévacantiste ! - Page 2 Icon_minitimeMar 13 Juil 2021 - 14:55

Mgr Vigano est actuellement l'objet d'odieuses diffamations de la part de M. Roberto Di Mattei suivi ensuite par les sédévacantistes (abbé Ricossa). Notre confrère, M. l'abbé Nitoglia, qui connaît bien les deux parties, prend donc sa vaillante plume pour défendre l'honneur de l'archevêque. Qu'il en soit vivement remercié.

Après une première tentative (faite en plusieurs épisodes) de diffamation de Mgr Viganò, surtout de son combat contre le « Nouvel Ordre Mondial », le
« Deep State » et la « Deep Church », par «Corrispondenza Romana » de Roberto Di Mattei, la revue « Sodalitium » – de don Francesco Ricossa – a également relancé la calomnie.

Je vais résumer brièvement l’histoire pour ceux qui ne la connaissent pas encore :

Mgr Viganò a été accusé dans Corrispondenza Romana (accusation reprise par Sodalitium)

1°) d’être une marionnette entre les mains d’un certain Pietro Siffi ;



2°) d’être totalement hétérodirigé par le même Pietro Siffi, qui rédigerait les discours, articles et livres prononcés et publiés – par la suite – par l’archevêque ; et



3°) dulcis in fundo, Pietro Siffi, est accusé par Di Mattei (suivi par Don Ricossa) d’être un homosexuel, de plus – surtout par certains jeunes qui reprennent les accusations de Di Mattei/Ricossa 1 – d’être aussi un écrivain de « romans d’amour gay », de fréquenter les sites d’Arci-gay et même d’être un… Sataniste.


Di Mattei a pris pour cible Mgr Viganò et – à travers lui – sa (et notre) lutte contre le « Nouvel Ordre Mondial », le « Great Reset de Davos », la vaccination mondiale imposée par « Big Pharma », l’«Eglise profonde » de Bergoglio. Maintenant, puisque ce que dit Mgr Viganò est incontestable, il est nécessaire de le discréditer personnellement ; on crée donc le « Cas Siffi » (comme en 1976, on a créé le « Cas Lefebvre » et en 2009 le « Cas Williamson »).

Voici donc la manœuvre en cours : Siffi serait l’énigmatique « Suggérateur » de Viganò ; or, Siffi est un « homosexuel », écrivain pornographique, fréquentant l’Arci-gay et même sataniste ; donc, Viganò aussi… « Quod erat demonstrandum» … donc la bataille de Viganò est discréditée et perdue.

Même, « plus mafioso », ils sont allés jusqu’à commander à Mgr Viganò, avec un « argument ontologique », qui ferait pâlir même Saint Anselme 2 : puisque Siffi est vraiment tout ce que nous avons dit ci-dessus, alors, vous devez faire ce que nous pensons que vous devriez faire : prendre vos distances par rapport à ce que nous disons de Siffi ; sinon, vous aurez de sérieux problèmes…

Le grave problème (devant Dieu surtout), c’est que l’on ne prouve pas ce que l’on dit et ce que l’on écrit ; de plus, ce qui a été écrit, est réellement passible de poursuites pénales et plus d’une plainte a déjà été déposée.

La tactique du diable, disent les saints, est d’intimider ceux qui s’efforcent d’aimer la vérité et de suivre la justice. La tactique des partisans du diable est la même que celle de leur « père » (Jn 8, 44) ; la tactique de ceux qui sont persécutés, intimidés, calomniés doit donc être la « contre-attaque », ou comme le disait saint Augustin : « Si tu te fais lion, le diable devient fourmi, mais si tu te fais fourmi, le diable devient lion… » .

Au contraire, saint Ignace de Loyola enseigne : « Notre ennemi, le diable, se comporte comme une femme, il en a la faiblesse et l’obstination. Car de même qu’il convient à une femme, lorsqu’elle se dispute avec un homme, de perdre courage et de s’enfuir, si l’homme lui montre un visage dur ; au contraire, si l’homme commence à s’enfuir en perdant courage, la colère, la vengeance et la férocité de la femme augmentent et n’ont plus de mesure… » (Exercices spirituels, n° 325). Enfin, saint Pie X disait : « La force des modernistes ne vient pas tant d’eux-mêmes que de la faiblesse des bons catholiques. »

Un témoin direct d’une ignoble escroquerie perpétrée par un notable de haute moralité, dans les années 80, contre un pauvre jeune homme qui avait placé ses espoirs en lui, m’a dit (en plus de m’avoir fourni les preuves, que j’avais déjà et qui sont en sécurité chez un notaire) 3, que l’escroc n’est pas en prison simplement parce que les escrocs, en 2005, n’ont pas voulu le dénoncer, mais les preuves sont là, elles restent et je les ai.

Ne vous inquiétez pas, je ne veux envoyer personne en prison, mais seulement en cas de dénonciation, je serai heureux de fournir les preuves ; en effet, si Mgr Viganò et sa Croisade contre le « Nouvel Ordre Mondial » continuent à être calomniés, alors, pour ma part, je dénoncerai celui qui est responsable.

J’ai été personnellement calomnié par Di Mattei il y a quelques années, j’ai déposé une plainte auprès des Carabinieri, uniquement par devoir, sans faire appel à un avocat, étant prêtre et donc personne publique qui doit se défendre, en tant que personne publique, mais je ne voulais pas infliger, en citant les preuves contre et accusatoires que j’avais.

Cependant, il ne s’agit plus d’une accusation personnelle contre moi ou un évêque, mais d’une bataille doctrinale qui est devenue « apocalyptique » au sens strict et théologique du terme.

Il faut maintenant la combattre « bec et ongles », non pas pour nous-mêmes, mais pour le sort de l’humanité elle-même, qui, sinon, serait laissée à la merci

1) du « Nouvel ordre mondial »,



2) de la « pratique du genre », imposée aux enfants de trois ans et qu’ils doivent pratiquer ou souffrir, et



3) de l’« industrie pharmaceutique ».


Ou bien, au nom d’une vie tranquille, voulons-nous laisser les « maîtres de ce monde », les « élites nobles (de droite) 4 ou technocratiques (de gauche) » massacrer tous ces êtres sans défense, sans que personne ne puisse ouvrir la bouche, après avoir permis de faire taire Mgr Viganò ?

En conclusion, en ce qui concerne Sodalitium, permettez-moi d’observer paisiblement 5 que, si trois personnes se réunissent et forment une Société, leurs cotisations sont versées à 98% à une seule, à 1% à une autre et à 1% à la troisième ; de sorte que les offrandes reçues par la Société des trois vont à 98% à une seule, et aux autres membres à 1% seulement ; sans que les donateurs et les membres minoritaires (1%) le sachent ; alors, les choses ne sont pas moralement, légalement et financièrement correctes.

Maintenant, « à tout péché miséricorde 6 » ; je ne veux ruiner personne et je mets une pierre dessus ; mais, si ceux-ci – ait latro ad latronem – osent salir Mgr Viganò et la lutte contre le « Nouvel Ordre Mondial », alors (« ne taquinez pas le chien qui dort ») la « Guardia di Finanza » sera dûment informée et recevra toutes les preuves des crimes financiers commis, qui – dans le monde hyperlibéral d’aujourd’hui, si cher à la Société du Mont-Pèlerin – sont ceux qui sont punis plus sévèrement que tous les autres… « à bon entendeur, salut ».

Par conséquent, avant de calomnier Mgr Viganò, il faut penser à corriger ses propres erreurs, car je répète « à tout péché miséricorde » : « errare humanum est, perseverare diabolicum ».

Enfin, il me semble lapidaire d’objecter à l’« Accusateur du genre humain » (Ap 12, 10) :

Pietro Siffi a conçu, transformé et offert les chaussures en cuir rouge/marocaines à Benoît XVI ; le pape Ratzinger est-il donc lui aussi un dégénéré ? Un sataniste ? Un habitué de l’Arci-gay ? Un romancier pornographique ? Un hétérodirigé par Siffi ?

Pietro Siffi (dit-on) a été exclu de deux séminaires de la Tradition parce qu’il était notoirement efféminé ; mais, alors, le séminaire (traditionnel, ça va sans dire) qui l’a reçu, a accepté sciemment – pas très traditionnellement – un homosexuel notoire est aussi hétérodirigé par lui ? Par conséquent, ces deux séminaires sont également de connivence notoire avec l’homosexualité et l’« homosexualisme », peut-être même plus que Mgr Viganò ? En effet, faire installer un site web par un technicien homosexuel, serait moins grave que de l’accueillir au séminaire (notamment de Tradition, Famille et Propriété), ce qui – en fait – reviendrait à mettre un loup dans une bergerie d’agneaux.

Enfin, Jésus-Christ a vécu pendant trois longues années aux côtés de Judas, après l’avoir choisi et appelé Lui-même en Personne ; alors Jésus était-il aussi un « Judas/profiteur » (Mt XXVI, 25), un « voleur » (Jn XII, 6), un « diable » (Jn VI, 72) ?

Quant à la récente accusation, selon laquelle Mgr Viganò n’est pas l’Auteur de ses discours, eh bien, elle est aussi vieille que le diable. En effet, en 1907, les modernistes disaient que le « bon Pie X », un « bon curé de campagne » devenu pape d’une manière ou d’une autre, n’était pas l’auteur de l’Encyclique Pascendi, mais seulement son signataire, parce que ce n’était pas « son œuvre » : il était trop « simple d’esprit » pour écrire une œuvre aussi parfaite.

Chers lecteurs, nous nous trouvons aujourd’hui dans une situation semblable à celle qui s’est créée immédiatement après la défaite de Caporetto (due à la trahison de Badoglio) ; à ce moment-là (24 octobre/12 novembre 1917), il restait deux alternatives : soit accepter la défaite sans aucune résistance, soit réagir de toutes nos forces jusqu’à la percée sur les rives du Piave (24 octobre/4 novembre 1918).

Alors nous avons eu la force de dire :



« Tous héros ! Soit le Piave, soit tous tués 7 ! ». Et c’est ainsi que « le Piave a murmuré : l’étranger ne passera pas ».

Et aujourd’hui ? C’est notre réponse. La meilleure défense est une bonne attaque !

« La force des modernistes ne vient pas tant d’eux-mêmes que de la timidité des bons catholiques » (Saint Pie X).

d. Curzio Nitoglia

Source : https://cristiadatradicinalista.blogspot.com/2021/07/mgr-vigano-diffame-par-les.html

_________________
Plus je réfléchis, plus je suis consterné de la masse d'idées fausses dans lesquelles nous nous noyons ; plus je comprends cette décadence absolue de tant de peuples que nous retrace l'histoire. C'EST L'ERREUR PLUS QUE LE VICE QUI LES A PERDUS. Le vice et même le crime ont des limites, l'erreur n'en a pas. IL FAUT DONC DIRE LA VÉRITÉ SANS FINESSE, NI STRATÉGIE HABILE."
Mgr Delassus, Semaine Religieuse de Cambrai, 1884, p. 735
Revenir en haut Aller en bas
http://sedevacantisme.over-blog.com
Abbé Grossin
Admin
Abbé Grossin


Masculin Nombre de messages : 3571
Age : 56
Localisation : Par grâce et aussi par vouloir, je dors en Bretagne ce soir, dans la beauté...
Date d'inscription : 22/09/2008

Archevêque VIGANO sédévacantiste ! - Page 2 Empty
MessageSujet: Re: Archevêque VIGANO sédévacantiste !   Archevêque VIGANO sédévacantiste ! - Page 2 Icon_minitimeMar 5 Oct 2021 - 20:43

Carlo Maria Viganò, archevêque
Dubuque, Iowa, U.S.A. – 22 septembre 2021
Chers frères prêtres,
Chers frères et sœurs,
Je ne vous dis rien que vous ne sachiez déjà, quand je dis que l’Église du Christ traverse une crise très grave, et que la Hiérarchie catholique a manqué aux graves obligations de sa mission apostolique et est en grande partie corrompue.
Les origines de cette crise et de cette apostasie sont maintenant apparentes même pour les plus modérés. Elles résident dans le fait d’avoir voulu aligner l’Église sur la mentalité du monde, dont le prince, ne l’oublions pas,
est Satan : princeps mundi hujus
(Jean 12,31).
<< Maintenant est venu le jugement de ce monde; maintenant le Prince de ce monde sera jeté dehors. >>
En tant que catholiques, nous savons et croyons que la Sainte Église est indéfectible, c’est-à-dire qu’elle ne peut pas être submergée par les portes de l’enfer, selon la promesse de Notre Seigneur : portæ inferi non prævalebunt (Mt 16, 18).
Mais ce que nous voyons se produire nous montre la réalité d’une situation terrible, dans laquelle une partie corrompue de la Hiérarchie – que j’appelle l’église profonde par souci de brièveté – s’est totalement abandonnée à l’État profond.
Il s’agit d’une trahison qui place les Pasteurs et les plus hauts niveaux de l’Église devant une très grave responsabilité morale et qui nécessite de la part des prêtres et des laïcs des choix courageux qui, en d’autres temps, seraient difficiles à adopter et à justifier.
Nous sommes confrontés à une guerre, à un affrontement historique, dans lequel nos généraux non seulement ne conduisent pas l’armée pour faire face à l’ennemi, mais lui ordonnent de déposer les armes et de se rendre sans condition, faisant fuir les soldats les plus courageux et punissant les fonctionnaires les plus loyaux.
Tout l’état-major de l’Église catholique s’est révélé allié à l’ennemi et est lui-même l’ennemi de ceux qu’il devrait au contraire défendre : l’ennemi du Christ et de ceux qui se glorifient de servir sous sa bannière.
Comment pouvons-nous comprendre, à la lumière de la Révélation, cette situation redoutable et unique dans toute l’histoire de l’Église ?
Nous devons tout d’abord avoir un regard surnaturel, avec lequel nous pouvons comprendre que les événements actuels sont permis par Dieu, et que de toute façon ils ne parviendront jamais à submerger l’Église.
La grande apostasie a été annoncée dans les Saintes Écritures et ne doit pas nous prendre au dépourvu. Éclairés par les paroles de l’Apocalypse de saint Jean et par des révélations privées approuvées, nous pouvons comprendre que la fin des temps est nécessaire pour séparer définitivement le bon grain de l’ivraie, ce qui nous permettra de reconnaître qui est avec le Christ et qui est contre Lui.
Nous devons également comprendre que les tribulations que nous subissons sont aussi la juste punition de décennies – j’ose dire de siècles – d’infidélités des catholiques et d’une partie de la Hiérarchie : infidélités privées et publiques, enracinées dans le respect humain, dans la peur, dans les déviations morales et doctrinales, et dans les compromis avec la mentalité sécularisé et avec les ennemis de Notre Seigneur.
Si nous considérons que la Révolution française a été la punition de Dieu pour le manquement de Louis XIV à lui consacrer les insignes du Royaume, nous comprenons bien les conséquences de la désobéissance du Roi de France pour l’avenir de l’Europe.
Rappelons le message que Notre Seigneur a confié à Sainte Marguerite Marie Alacoque en 1689, avec pour mission de le transmettre au roi de France Louis XIV :
Faites savoir au fils aîné de mon Sacré-Cœur, que de même que sa naissance temporelle a été obtenue grâce à la dévotion aux mérites de ma Sainte Enfance, ainsi sa naissance à la grâce et à la gloire éternelle sera obtenue par la consécration qu’il fera de lui-même à mon Adorable Cœur, qui veut triompher de son cœur, et par là, des cœurs des grands de la terre.
Le Sacré-Cœur veut régner dans son palais, être représenté sur ses étendards et gravé sur ses armes, afin de le rendre victorieux de tous ses ennemis, mettant à ses pieds ses ennemis fiers et hautains, afin de le faire triompher de tous les ennemis de l’Église.
Le Sacré-Cœur désire entrer avec pompe et magnificence dans les palais des princes et des rois, afin d’être honoré aujourd’hui autant qu’il a été outragé, humilié et méprisé pendant sa Passion. Il désire voir les grands de la terre abaissés et humiliés à ses pieds, comme il a été anéanti ensuite.
Mais si, il y a plus de trois siècles, la désobéissance de ceux qui gouvernaient les affaires publiques a mérité le sévère châtiment du Roi des rois, imaginons quelles calamités la désobéissance de ceux qui gouvernent l’Église a pu provoquer.
Ainsi, si avec la Révolution française la société civile a chassé le Roi universel de sa divine seigneurie pour l’usurper et répandre les erreurs du libéralisme et du socialisme, avec la révolution conciliaire les papes et les évêques ont enlevé la triple couronne à la Tête du Corps mystique et à son Vicaire, faisant de l’Église du Christ une sorte de république parlementaire au nom de la collégialité et de la synodalité.
Prenons-en acte : Notre Seigneur Jésus-Christ non seulement n’est plus reconnu comme Souverain des nations. Il n’est même plus reconnu comme Souverain de son Église, dans laquelle le but de la gloire de Dieu et du salut des âmes a été remplacé par la gloire de l’homme et la damnation des âmes qui en découle.
Ce qui était hier un vice est aujourd’hui une vertu ; ce qui était hier une vertu est aujourd’hui un vice : toute l’action actuelle de la secte moderniste qui infeste le Vatican, les diocèses et les ordres religieux est caractérisée par le renversement de ce qui nous a été enseigné et transmis.
Dans ce contexte de rébellion et d’infidélité, ceux qui restent fidèles et s’efforcent de continuer à faire ce qu’ils ont toujours fait sont l’objet d’une véritable persécution.
Cela a commencé par la ridiculisation des traditionalistes, en les désignant comme lefebvristes ou préconciliaires. Puis, selon la pratique que nous avons vue utilisée dans les régimes totalitaires, les bons catholiques ont été définis comme fous ou malades – ce que les sociologues appellent la pathologisation de la dissidence.
Ne croyez pas que j’utilise des expressions exagérées : il y a quelques jours à peine, un prêtre du Costa Rica a été suspendu de son ministère et contraint de suivre un traitement psychiatrique simplement pour avoir célébré la messe de Paul VI en latin malgré l’interdiction de son évêque, Mgr Bartolomé Buigues (ici).
Nous assistons aujourd’hui à la criminalisation des dissidents, et si nous ne voyons pas encore leur élimination physique, nous savons combien d’entre eux sont suspendus a divinis, privés de leurs moyens de subsistance et bannis de la vie ecclésiale.
Et cela se produit alors que, dans le même temps, les personnes scandaleuses et les fornicateurs de toutes sortes non seulement ne sont pas punis et expulsés du ministère, mais sont même promus et immortalisés sur des photos aux côtés de Bergoglio, qui les serre de près parce qu’il sait qu’il peut les utiliser comme bon lui semble.
Comprenons donc pourquoi la corruption des prélats sert le plan de la secte conciliaire : leurs fautes sont un excellent moyen d’obtenir leur obéissance et leur complicité dans l’exécution des pires atrocités contre l’Église et les fidèles.
L’initiative Coalition for Canceled Priests (Coalition en faveur des prêtres persécutés) est certainement une réponse à ce qui se passe, car ce projet entend apporter une aide aux prêtres victimes de persécutions et d’abus canoniques de la part d’évêques infidèles et renégats.
Leur autorité, usurpée pour faire le mal au lieu de gouverner avec sagesse et charité le troupeau qui leur est confié, s’évanouit au moment même où ils l’utilisent contre le but pour lequel elle a été établie.
Il est vrai qu’ils détiennent le pouvoir : mais ce pouvoir est au service d’un abus tyrannique sur lequel on ne peut ni ne doit se taire. Il est de notre devoir d’élever la voix pour condamner fermement les actes illégitimes des pasteurs qui se sont révélés être des mercenaires, sinon des loups voraces.
Et c’est aussi notre droit non seulement de désobéir aux ordres illégitimes, invalides et nuls, mais aussi d’accomplir des actes d’objection de conscience et de former des initiatives visant à protéger les victimes de ces loups déguisés en moutons.
Permettez-moi également de suggérer, parallèlement à cette initiative louable, la création d’une fondation internationale qui puisse recueillir les offrandes et les dons des fidèles, en les détournant des paroisses et des diocèses qui sont de connivence avec le régime bergoglien actuel.
Lorsque les évêques verront qu’ils prennent un coup dans leurs comptes bancaires, ils seront probablement persuadés de tempérer leur approche consistant à ostraciser les bons prêtres.
Lorsque les tribunaux – civils ou ecclésiastiques – soutiendront ceux qui sont persécutés, leurs persécuteurs seront probablement plus prudents dans leurs abus de pouvoir.
En attendant, des initiatives comme la Coalition pour les prêtres persécutés et d’autres projets similaires permettront de pratiquer les œuvres de miséricorde et d’acquérir des mérites devant Dieu.
Chacun de nous, selon ses moyens, peut apporter une contribution concrète – pas nécessairement uniquement financière – ne serait-ce qu’en affectant ses offrandes à ceux qui les méritent et non à ceux qui les utilisent pour opprimer le bon clergé.
N’oublions pas, cependant, qu’en plus de l’aide matérielle, nous sommes tous appelés à redécouvrir le sens de la communauté, dont la Hiérarchie conciliaire aime tant parler sans jamais le mettre en pratique dans un sens catholique.
Si nous sommes vraiment des frères dans le Christ, alors, en tant que frères, nous devons nous entraider aussi en accueillant nos prêtres, en leur offrant un logement, en préparant un autel domestique autour duquel nous pouvons rassembler nos amis.
Nous devons mettre nos capacités à leur service – même les plus humbles, comme savoir cuisiner, construire un mur ou réparer un toit – pour ceux qui, aujourd’hui, sont expulsés de leur presbytère et se retrouvent à la rue.
Nous devons penser aux jeunes hommes qui ont généreusement répondu à une vocation sacerdotale ou religieuse au cœur de la Tradition et qui voient aujourd’hui leur Ordination ou leur Profession religieuse mise en danger s’ils n’acceptent pas les déviations doctrinales et morales qui sont maintenant imposées par la secte conciliaire.
Nous devons faire comprendre aux quelques évêques et cardinaux qui restent fidèles au Magistère qu’il ne peut y avoir aucune possibilité de dialogue avec ceux qui ont amplement démontré qu’ils sont alignés sur l’ennemi.
Et nous devons prier la Divine Majesté, par l’intercession de la Reine du Ciel et de la Mère du Sacerdoce, pour qu’elle daigne accepter nos souffrances et celles de ces bons prêtres pour la conversion de la Hiérarchie qui a été corrompue aujourd’hui du haut en bas.
Aux nombreux, trop nombreux, prêtres, religieux et clercs – parmi lesquels, ne l’oublions pas, se trouvent également de nombreuses religieuses, moniales et sœurs – j’adresse mon souvenir affectueux, partageant leurs souffrances, les exhortant tous à s’offrir en victime en expiation des péchés des ministres de l’Église.
Unissez-vous dans le Saint Sacrifice de la Messe à l’offrande de la divine, pure, sainte et immaculée Victime : que votre vie soit un sacrifice agréable à Dieu, dans un véritable esprit sacerdotal.
Et que vous puissiez tous répéter, avant la fin de vos jours, les paroles du Cantique de Siméon : quia viderunt oculi mei salutare tuum (Lc 2, 30).
J’ai rappelé ci-dessus la cause des maux actuels : la rébellion contre la Royauté universelle de Notre Seigneur Jésus-Christ.
La consécration de chacun de nous, des familles, des communautés, des nations et de la Sainte Église au Très Sacré Cœur de Jésus et au Cœur Immaculé de Marie est en mesure d’émouvoir la Très Sainte Trinité par sa compassion et de mettre fin à ce terrible fléau, ou du moins de l’abréger et de hâter le triomphe du Roi des rois sur l’ennemi du genre humain.
Tel est mon vœu le plus sincère ; telle est la noble intention qui doit animer toutes nos actions ; tel est le fondement de la fin formidable et inexorable des plans de Satan. Christus vincit,
Christus regnat,
Christus imperat !
+ Carlo Maria Viganò, archevêque
Dubuque, Iowa, U.S.A. – 22 septembre 2021

_________________
Plus je réfléchis, plus je suis consterné de la masse d'idées fausses dans lesquelles nous nous noyons ; plus je comprends cette décadence absolue de tant de peuples que nous retrace l'histoire. C'EST L'ERREUR PLUS QUE LE VICE QUI LES A PERDUS. Le vice et même le crime ont des limites, l'erreur n'en a pas. IL FAUT DONC DIRE LA VÉRITÉ SANS FINESSE, NI STRATÉGIE HABILE."
Mgr Delassus, Semaine Religieuse de Cambrai, 1884, p. 735
Revenir en haut Aller en bas
http://sedevacantisme.over-blog.com
Abbé Grossin
Admin
Abbé Grossin


Masculin Nombre de messages : 3571
Age : 56
Localisation : Par grâce et aussi par vouloir, je dors en Bretagne ce soir, dans la beauté...
Date d'inscription : 22/09/2008

Archevêque VIGANO sédévacantiste ! - Page 2 Empty
MessageSujet: Re: Archevêque VIGANO sédévacantiste !   Archevêque VIGANO sédévacantiste ! - Page 2 Icon_minitimeMer 13 Oct 2021 - 12:49

Message du 09/10/2021 aux manifestants italiens :

Rome – Piazza del Popolo, le 9 Octobre 2021

Chers amis,

Vous vous êtes rassemblés en ce jour à Rome, sur la Piazza del Popolo, et sur de nombreuses autres places en Italie, alors que des centaines de milliers de personnes à travers le monde manifestent leur opposition à l’établissement d’une tyrannie mondiale. Des millions de citoyens de toutes les nations, dans le silence assourdissant des médias, crient leur « Non ! » depuis des mois. Non à la folie pandémique ; non aux confinements, aux couvre-feux, à l’imposition de vaccinations ; non aux passeports sanitaires, au chantage d’un pouvoir totalitaire asservi aux élites.

Près de deux ans se sont écoulés depuis le début de ce cauchemar planétaire. Nous sommes entrés dans un labyrinthe, pas à pas. Au début, c’était les masques à l’intérieur, puis les confinements avec auto-certification, puis les couvre-feux… vous vous souvenez ? Chaque fois, face à un abus qui pourrait sembler justifié par l’urgence, nous avons accepté de nous voir retirer un peu de liberté. Pas à pas. On nous empêchait d’aller à l’église, de sortir de chez nous, de travailler, d’aller à l’école, de rendre visite à nos proches et même à nos parents mourants à l’hôpital. Pas à pas. A une certaine heure du soir, dans nos rues, on ne voyait que des livreurs d’Amazon et de Just Eat [1] : nouvelles victimes du Great Reset, nouveaux esclaves du Système, ainsi que de nombreux petits entrepreneurs, commerçants, bars et restaurants, acculés à la faillite par des réglementations absurdes, illégitimes et contre-productives. Sans compter l’effondrement psychologique qui a touché nombre d’entre nous, des plus jeunes aux plus âgés : certains privés de tout contact social, d’autres emprisonnés dans des RSA sans soins, condamnés à mourir par un protocole ministériel. Pas à pas, nous nous sommes habitués à l’idée qu’un comité technico-scientifique pouvait décider – du moins c’est ce qu’on nous disait – que le virus ne circulait qu’après 18 heures, qu’il touchait les clients debout dans les bars et non les clients assis, qu’il infectait les églises ou les musées mais pas les trains de banlieue ou les bus remplis d’étudiants. Pas à pas, on nous a fait croire qu’une grippe saisonnière comme tout autre coronavirus pouvait tuer des milliers de personnes, sans nous dire que les médecins généralistes et les services hospitaliers étaient interdits de traitement, attendant que la maladie s’aggrave. Ils ne nous ont pas dit que le Covid, sur instruction de l’autorité sanitaire, devait être traité comme une maladie pulmonaire, alors qu’il était d’origine circulatoire ; ils ne nous ont pas dit que les autopsies étaient interdites et que les cadavres étaient incinérés, pour nous empêcher de découvrir les causes de la maladie et de comprendre comment la traiter. Mais entre-temps, ils nous ont montré les camions militaires du général Figliuolo chargés de cadavres, et ils se sont bien gardés d’expliquer que ces camions ne contenaient que quelques cercueils, qui avaient été accumulés à Bergame après une période pendant laquelle les pompes funèbres avaient été empêchées de recueillir les corps et d’organiser les funérailles. Mais quel a été l’impact sur toute la population, confinée chez elle devant la télévision, hypnotisée par le terrorisme médiatique, scientifiquement planifié selon les principes les plus cyniques de la propagande ! Pensez aux personnes âgées, éloignées de leurs proches, privées de tout confort, même spirituel – même les prêtres se voyaient interdire l’accès pour administrer l’extrême-onction ! – Ils sont obligés de subir ce harcèlement quotidien, de voir leurs compagnons de lit mourir, d’assister au désespoir de personnes encore plus seules qu’eux. Nous découvrons aujourd’hui que l’administration de propofol, un anesthésique utilisé pour induire un coma pharmacologique, n’était pas seulement pratiquée par le médecin-chef de Montichiari, qui a été arrêté pour homicide volontaire, mais était une pratique courante dans tous les hôpitaux, comme l’a confirmé le président des médecins-chefs [2] dans une interview et comme l’a souligné le Dr Scoglio. En pratique, ils nous disent avec la plus grande nonchalance que l’année dernière, les patients gravement malades de Covid ont été sédatés au propofol avant d’être intubés, en sachant que cela provoquerait leur mort. Et ils nous le disent si effrontément, car ils sont manifestement convaincus qu’aucun d’entre nous ne s’y opposera, qu’aucun magistrat n’ouvrira un dossier, qu’aucun journaliste ne relatera cet énième scandale, qu’aucun homme politique n’osera critiquer le Premier ministre ou le ministre de la Santé.

Pas à pas, nous avons été contraints, pour ne pas perdre notre emploi et pouvoir exercer nos activités normales, de présenter un document – le green pass (laissez-passer vert) – qui certifie l’état de santé des personnes vaccinées infectieuses et contagieuses et de celles qui sont négatives à des prélèvements peu fiables. Car, comme vous le savez, le vaccin ne protège pas contre la contagion et les écouvillons ne garantissent pas que le résultat correspond à la réalité. Et pour quoi ? Pour une grippe qui pouvait être soignée – et qui l’a été dans de nombreux cas avec un succès documenté, là où ils l’ont laissé faire – mais qui devait être incurable, afin de légitimer l’expérimentation de vaccins par dérogation aux règles ordinaires.

Et toujours en ces jours, où la vérité semble se faire de plus en plus jour, nous apprenons par les déclarations de certains médecins que les prélèvements – sur la base desquels nous avons été confinés chez nous ou contraints à une quarantaine ridicule et épuisante – ces prélèvements qui nous ont été imposés pour détecter les cas positifs à utiliser pour les fameuses statistiques des experts, ne sont pas fiables. Et ils nous le disent aujourd’hui, en toute impunité, après avoir ruiné l’économie, le tissu social, l’équilibre psychophysique de toute une nation. Mais si ces écouvillons ne sont d’aucune utilité aujourd’hui, ils ne l’étaient pas non plus hier ; et cela a été dit non seulement par les « comploteurs », mais par leurs propres inventeurs, qui ont affirmé qu’ils n’avaient aucune utilité diagnostique. Mais puisqu’il faut maintenant délégitimer les écouvillons parce qu’ils sont la seule alternative – certes coûteuse – à l’inoculation du sérum génique expérimental, ils ne sont plus fiables comme par magie, alors qu’auparavant ils l’étaient de par la loi. Un peu comme Covid après 18 heures.

J’ai mentionné précédemment le labyrinthe dans lequel nous nous sommes égarés. Plus précisément : un labyrinthe dans lequel nous nous sommes retrouvés à suivre ceux qui nous promettaient une issue, tout en sachant pertinemment qu’il n’y en avait pas. À chaque pas que nous avons fait en entrant dans le labyrinthe, nous nous sommes éloignés et nous avons égaré notre chemin.

Parce que C’EST un labyrinthe. Un enchevêtrement de déclarations pseudo-scientifiques, de contradictions logiques, de proclamations apodictiques, de dogmes proclamés par les nouveaux prêtres de Covid, par le Sanhédrin pandémique. Il n’y a rien de conséquent ou de rationnel dans ce qu’on nous dit, et c’est précisément en croyant que ce qu’on nous dit a du sens que nous nous enfonçons de plus en plus dans le labyrinthe. « Vaccinons pour sauver les personnes fragiles et les personnes âgées qui ne peuvent pas être vaccinées », nous ont-ils dit, tout en vaccinant les personnes fragiles et les personnes âgées. « Un peu plus tard, nous avons découvert que non seulement nous devions porter le masque, mais qu’une dose de sérum ne suffisait plus, ni deux, ni même trois. Entre-temps, les personnes fragiles et âgées meurent du Covid même après la double dose, et si elles survivent, c’est parce que dans les hôpitaux – contredisez-moi, si vous le pouvez – l’azithromycine est administrée aux patients du Covid depuis un certain temps, sous couvert de traiter les parasites intestinaux, mais en sachant pertinemment qu’elle est en fait utilisée contre le virus. Pour ne pas porter atteinte à la crédibilité des vaccins, et non à la santé des patients.

Nous devons sortir de ce labyrinthe, chers amis. Mais nous ne pouvons pas nous en sortir en nous contentant de protester contre le passeport vert, qui n’est que le plus récent instrument de répression, et certainement pas le dernier. En effet : le laissez-passer vert est une aberration juridique, un odieux chantage, une preuve de la spéciosité de l’alarme pandémique ; mais même s’ils révoquaient le laissez-passer vert, il resterait l’absurdité de considérer mortel un virus curable qui n’a pas fait plus de morts que ceux des années passées ; l’absurdité de porter des masques qui non seulement ne servent à rien – de l’aveu même des « experts » – mais qui au contraire provoquent de graves maladies pulmonaires et cérébrales ; l’absurdité de considérer comme un « vaccin » un médicament qui ne sert pas à donner l’immunité et qui s’avère avoir des effets secondaires si graves qu’en quelques mois d’administration seulement, ils dépassent les décès de tous les vaccins des dix dernières années ; l’absurdité de nous laisser inoculer un médicament expérimental qui agit sur notre ADN, faisant de nous des organismes génétiquement modifiés ; l’absurdité de suivre des instructions et des protocoles qui semblent avoir été écrits par des sorciers et non par des médecins consciencieux, étant donné la série de contre-ordres qui sont maintenant parvenus au pathétique. L’absurdité de réfuter sérieusement et calmement des déclarations qui sont si scandaleuses et fausses qu’elles ne méritent pas de réponse. La déclaration de Draghi : « Celui qui se fait vacciner est sauvé, celui qui ne se fait pas vacciner meurt » est un mensonge ; dire « Les personnes vaccinées ne meurent pas du Covid » est faux, comme il est faux de dire que le Covid est une maladie mortelle, puisqu’elle ne le devient que si elle n’est pas traitée. Et il est faux de dire qu’il n’y a pas de remède, car ces remèdes tant décriés sont maintenant utilisés par les mêmes autorités européennes à titre préventif sur les réfugiés afghans que nous avons accueillis il y a quelques semaines. Tout est faux. Fausses les données sur les décès dus à Covid. La fiabilité des prélèvements est fausse. Fausse, l’efficacité et la non-dangerosité des vaccins. Fausse, les admissions en soins intensifs. Faux la « non-corrélation » des « maladies soudaines » affectant les personnes vaccinées. Fausses les alarmes des journaux télévisés, faux les reportages des émissions de divertissement dans lesquelles interviennent les habituels « experts » et « virostar [3] », fausses les prédictions des experts en statistiques.

Sortons du labyrinthe ! Refusons le récit médiatique, peut-être en décidant d’éteindre le poste de télévision, qui s’est transformé aujourd’hui en un tabernacle infernal. Coupons le court-circuit logique de ceux qui exigent notre assentiment même lorsqu’ils mentent comme des arracheurs de dents. Et pour sortir du labyrinthe, chers amis, il faut regarder les choses avec un regard qui ne se limite pas à des faits isolés, mais qui les voit tous dans un tableau plus large, dans lequel la pandémie est un instrument d’ingénierie sociale habilement provoqué dans le but de nous conduire précisément au green pass, au contrôle total, à la limitation des libertés naturelles et constitutionnelles au nom d’un Great Reset dont aucun de nous ne veut, pour lequel personne ne nous a jamais demandé de voter, qui concentre le pouvoir et la richesse dans les mains d’une élite – les « philanthrocapitalistes » comme Gates et Soros – et qui considère le reste de l’humanité comme un réservoir d’esclaves et de clients, à qui ils donnent le minimum d’argent – créé à partir de rien et qui pèse sur eux comme une dette – qui sert à leur permettre d’acheter les biens que cette élite produit ; des biens produits par une main-d’œuvre bon marché, bien sûr, obligée de faire n’importe quoi pour survivre. Alors qu’ils s’apprêtent à nous vendre l’air, l’eau et le soleil, peut-être sous le prétexte de « l’urgence verte » et sous la pression des ridicules Friday For Future (Vendredis de l’Avenir) de Greta Thumberg.

Sortons du labyrinthe en reconnaissant qu’il y a un problème d’autorité : l’autorité civile qui ne poursuit pas le bien commun des citoyens, et l’autorité religieuse qui non seulement a cessé de se soucier du salut éternel des fidèles, mais les livre aux mâchoires d’un dragon infernal. Nous sortons du labyrinthe en apprenant à faire preuve de jugement critique, à ne pas nous laisser tromper par ceux qui ont un tel passé d’abus, de mensonges et de crimes, que nous ne pouvons pas supposer qu’ils agiront autrement avec nous. Sortons du labyrinthe en comprenant qu’une guerre mondiale est en cours, menée non pas avec des armes réelles, mais avec des armes non conventionnelles, telles que la censure de l’information, l’asservissement des médecins, la complicité des politiciens, des magistrats et des forces de police ; une guerre qui laisse sur son passage des victimes innocentes, qui détruit la société, qui affecte l’âme des gens avant même leur corps, qui a été déclarée contre tout ce qui rappelle notre Civilisation, notre culture, notre Foi, nos valeurs. Une guerre entre la lumière et les ténèbres, entre le bien et le mal.

Ils ne se soucient pas de notre santé, tout comme ils ne se soucient pas de préserver l’environnement ou de promouvoir la paix : selon certains – comme le ministre Cingolani – plus de la moitié des êtres humains devraient disparaître, car nous sommes des parasites de la planète. Et ce sont précisément ceux qui théorisent la dépopulation de la planète en recourant à de nouveaux vaccins, à l’avortement, à l’euthanasie et à la stérilisation de masse, qui se font passer pour des philanthropes charitables et distribuent des vaccins efficaces dans ce but précis. Et tous ceux qui, à des titres divers, se sont vendus à ces « philanthropes » nous demandent de « croire en la science » (aujourd’hui pour Covid, demain pour le réchauffement climatique), renonçant à la raison au nom d’un assentiment fidéiste qui confine au suicide. Sortons du labyrinthe ! Nous ne pouvons pas gagner un match lorsque les règles peuvent être renversées à tout moment par notre adversaire.

Nous devons reconnaître que si nous en sommes arrivés là, nous le devons en grande partie à notre infidélité, au fait d’avoir laissé les autres décider de ce qui est bien et de ce qui ne l’est pas à la place de Dieu, d’avoir permis, au nom de la tolérance, la violation de la loi naturelle et la dégénérescence de la morale chrétienne, le meurtre des enfants dans le ventre de leur mère, le meurtre des malades et des personnes âgées, la corruption des enfants et des jeunes. Ce qui se passe aujourd’hui est le fruit empoisonné de décennies de dissolution, de rébellion contre la loi du Seigneur, de péchés et de vices qui crient vengeance aux yeux de Dieu. La Providence nous montre ce que le monde peut devenir lorsqu’il abandonne la seigneurie de Jésus-Christ et se place sous l’esclavage de Satan.

Les miennes ne sont pas des paroles apocalyptiques – comme certains le prétendent – mais un avertissement sévère, en tant que Pasteur, de revenir à Dieu, de reconnaître que là où ne règnent pas le Christ Roi et Marie Reine, règne la tyrannie cruelle et impitoyable du diable, qui promet la fraternité universelle, alors qu’il ne veut que notre destruction sur terre et notre damnation éternelle.

Jésus-Christ est le Roi et le Seigneur de l’Histoire, entre ses mains se trouvent le sort et le destin de chacun de nous, des États et de la Sainte Église. Il ne nous permettra pas de succomber aux assauts de l’ennemi de l’humanité. Revenons, revenons tous à Lui, avec la confiance du fils prodigue qui demande humblement à son père de lui pardonner et de l’accueillir à nouveau dans sa maison. Redevenons des chrétiens, fiers de notre foi et de la civilisation que la religion a construite au cours de deux mille ans d’histoire. Revenons à la défense, dans notre engagement civil et politique, de ces valeurs non négociables que nous voyons aujourd’hui niées et piétinés. Mais surtout – je vous en prie, je vous en supplie – revenons à vivre dans la grâce de Dieu, à fréquenter les sacrements, à pratiquer les vertus, à être des chrétiens cohérents avec les promesses du baptême, des témoins authentiques du Christ.

Pour sortir du labyrinthe, nous devons revenir sur nos pas : notre « fil d’Ariane » est la défense de la famille, du tissu social et religieux de la nation, de notre culture qui est inéluctablement chrétienne, catholique et romaine.

Nous, les Italiens, ne sommes pas racistes ! Au nom de la Charité, qui a été au cours des siècles l’une des fiertés de l’Europe chrétienne, nous pouvons accueillir ceux qui sont persécutés et proscrits par leur propre pays, mais nous ne pouvons pas nous rendre responsables de l’exploitation de millions de migrants, sous prétexte de les accueillir. Nous savons que leur immigration en Europe a été planifiée par l’élite afin de détruire notre identité civile, culturelle et religieuse ; elle sert à l’élite à créer le chaos social, à faire venir une main-d’œuvre sous-payée, à fomenter des guerres entre les pauvres et à priver les pays d’où ils viennent de leur jeunesse.

Pour sortir du labyrinthe, nous devons résister avec courage et fermeté, comme nos pères ont résisté aux dictatures du siècle dernier. Désobéissance civile, coordination des actions de protestation, contacts avec les mouvements d’autres pays, union dans une alliance antimondialiste qui assure aide et soutien contre les autorités asservies au Système. Une résistance pacifique, nourrie par la conscience que le monde envisagé par le Great Reset n’est pas notre monde, puisqu’il est fondé sur une idéologie de mort, sur une pensée antihumaine et anti-chrétienne, et qu’il repose uniquement sur la force des armes ou sur le chantage à l’encontre de ceux qui ne peuvent pas se rebeller.

Ils oublient, ces misérables serviteurs du Nouvel Ordre, que leur utopie, voire une dystopie infernale, nous répugne à tous, précisément parce qu’elle ne considère pas que nous ne sommes pas faits de circuits électromagnétiques, mais de chair et de sang, de passions, d’affections, d’actes d’héroïsme et de générosité. Parce que nous sommes humains, créés à l’image et à la ressemblance de Dieu, dotés d’intelligence et de libre arbitre. Mais cela, les démons ne peuvent le comprendre : c’est pourquoi ils échoueront lamentablement.

Et pour que ce jour où vous manifestez publiquement et courageusement votre opposition à la tyrannie imminente ne reste pas stérile et dépourvu de lumière surnaturelle, je vous invite tous à réciter avec moi les paroles que le Seigneur nous a enseignées. Faisons-le avec ferveur, avec un élan de charité, en invoquant la protection de Notre Seigneur et de sa Sainte Mère sur nous tous, sur nos familles, sur notre patrie et sur le monde entier : Notre Père, qui êtes aux cieux….

+ Carlo Maria Viganò, archevêque

Rome, le 9 octobre 2021

Notes de bas de page

[1] — Just Eat est une entreprise britannique de livraison de plats cuisinés.

[2] — Voir https://twitter.com/AlexGiudetti/status/1443448302834528256

[3]—https://scenarieconomici.it/il-prof-massimo-galli-la-virostar-vaccinata-contro-il-devastante-virus-delletica/

_________________
Plus je réfléchis, plus je suis consterné de la masse d'idées fausses dans lesquelles nous nous noyons ; plus je comprends cette décadence absolue de tant de peuples que nous retrace l'histoire. C'EST L'ERREUR PLUS QUE LE VICE QUI LES A PERDUS. Le vice et même le crime ont des limites, l'erreur n'en a pas. IL FAUT DONC DIRE LA VÉRITÉ SANS FINESSE, NI STRATÉGIE HABILE."
Mgr Delassus, Semaine Religieuse de Cambrai, 1884, p. 735
Revenir en haut Aller en bas
http://sedevacantisme.over-blog.com
Abbé Grossin
Admin
Abbé Grossin


Masculin Nombre de messages : 3571
Age : 56
Localisation : Par grâce et aussi par vouloir, je dors en Bretagne ce soir, dans la beauté...
Date d'inscription : 22/09/2008

Archevêque VIGANO sédévacantiste ! - Page 2 Empty
MessageSujet: Re: Archevêque VIGANO sédévacantiste !   Archevêque VIGANO sédévacantiste ! - Page 2 Icon_minitimeMer 13 Oct 2021 - 12:51


_________________
Plus je réfléchis, plus je suis consterné de la masse d'idées fausses dans lesquelles nous nous noyons ; plus je comprends cette décadence absolue de tant de peuples que nous retrace l'histoire. C'EST L'ERREUR PLUS QUE LE VICE QUI LES A PERDUS. Le vice et même le crime ont des limites, l'erreur n'en a pas. IL FAUT DONC DIRE LA VÉRITÉ SANS FINESSE, NI STRATÉGIE HABILE."
Mgr Delassus, Semaine Religieuse de Cambrai, 1884, p. 735
Revenir en haut Aller en bas
http://sedevacantisme.over-blog.com
Agobard




Autre / Ne pas divulguer Nombre de messages : 16
Age : 70
Date d'inscription : 21/09/2021

Archevêque VIGANO sédévacantiste ! - Page 2 Empty
MessageSujet: Re: Archevêque VIGANO sédévacantiste !   Archevêque VIGANO sédévacantiste ! - Page 2 Icon_minitimeLun 6 Déc 2021 - 17:58

Il est vraiment très bien, cet abbé Vigano...
Mais enfin, on commence à se demander ce qu'il attend pour se faire véritablement sacrer par un évêque valide ?
Rolling Eyes
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé





Archevêque VIGANO sédévacantiste ! - Page 2 Empty
MessageSujet: Re: Archevêque VIGANO sédévacantiste !   Archevêque VIGANO sédévacantiste ! - Page 2 Icon_minitime

Revenir en haut Aller en bas
 
Archevêque VIGANO sédévacantiste !
Revenir en haut 
Page 2 sur 2Aller à la page : Précédent  1, 2
 Sujets similaires
-
» "Mgr" Vigano accuse V2 d'être cause de l'apostasie !
» Vigano : l'injection expérimentale est le signe de la Bête !
» Abbé Vigano répond à l'abbé Barthe

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Tour de David :: Thèmes de discussion :: Actualité Italie-
Sauter vers: