Tour de David
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 Archevêque VIGANO sédévacantiste !

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Abbé Grossin
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MessageSujet: "Mgr" Vigano lance un appel pour l'Eglise   Archevêque VIGANO sédévacantiste ! Icon_minitimeDim 10 Mai 2020 - 23:11

Mgr Vigano est à l’initiative d’un appel publié en différentes langues et dont voici la version française.

APPEL

POUR L’ÉGLISE ET POUR LE MONDE

aux fidèles Catholiques et aux hommes de bonne volonté

Veritas liberabit vos.

Gv 8:32

En ce temps de très grave crise, nous, Pasteurs de l’Église Catholique, en vertu de notre mandat, considérons comme notre devoir sacré de lancer un Appel à nos Confrères dans l’Épiscopat, au Clergé, aux Religieux, au Peuple de Dieu et à tous les hommes de bonne volonté. Cet Appel est également signé par des intellectuels, des médecins, des avocats, des journalistes et des professionnels, qui en partagent le contenu. Il est ouvert à la signature de ceux qui voudront en partager le contenu.

Les faits ont montré que, sous prétexte de l’épidémie de Covid-19, en bien des cas les droits inaliénables des citoyens ont été violés, en limitant d’une manière disproportionnée et injustifiée leurs libertés fondamentales, y compris l’exercice de la liberté de culte, d’expression et de mouvement. La santé publique ne doit pas et ne peut pas devenir une excuse pour bafouer les droits de millions de personnes dans le monde, et encore moins pour exonérer l’autorité civile de son devoir d’agir avec sagesse pour le bien commun; cela est d’autant plus vrai que les doutes croissent quant à l’effective contagiosité, à la dangerosité et à la résistance du virus: de nombreuses voix faisant autorité dans le monde de la science et de la médecine confirment que l’alarmisme à propos du Covid-19 amplifié par les médias ne semble absolument pas justifié.

Nous avons des raisons de croire – sur la base des données officielles relatives à l’incidence de l’épidémie, et sur celle du nombre de décès – qu’il existe des pouvoirs fort intéressés à créer la panique parmi la population dans le seul but d’imposer de façon permanente des formes de limitation inacceptables de la liberté, de contrôle des personnes, de suivi de leurs mouvements. Ces formes de limitions liberticides sont un prélude inquiétant à la création d’un Gouvernement Mondial hors de tout contrôle.

Nous croyons aussi que dans certaines situations les mesures de confinement prises, y compris la fermeture des activités commerciales, ont conduit à une crise qui a submergé des secteurs entiers de l’économie, ce qui favorise l’ingérence des puissances étrangères, avec des répercussions sociales et politiques graves. Ces formes d’ingénierie sociale doivent être empêchées par ceux qui ont la responsabilité du gouvernement, en adoptant des mesures pour protéger les citoyens, dont ils sont les représentants et pour les intérêts desquels ils ont l’obligation de s’engager. Il est également nécessaire d’aider la famille, cellule de base de la société, en évitant de pénaliser déraisonnablement les personnes faibles et âgées par la séparation forcée et douloureuse de leurs proches. La criminalisation des relations personnelles et sociales doit également être jugée comme une partie inacceptable du projet de ceux qui favorisent l’isolement des individus afin de mieux les manipuler et les contrôler.

Nous demandons à la communauté scientifique de veiller à ce que les soins pour le Covid-19 soient promus honnêtement pour le bien commun, en évitant scrupuleusement que des intérêts iniques influencent les choix des gouvernements et des organismes internationaux. Il n’est pas raisonnable de pénaliser des remèdes qui se sont révélés efficaces, souvent peu coûteux, uniquement parce qu’on veut donner la priorité à des traitements ou des vaccins qui ne sont pas aussi fiables mais qui garantissent aux sociétés pharmaceutiques des bénéfices bien plus importants, qui pèsent sur la santé publique. Nous rappelons également, en tant que Pasteurs, que pour les Catholiques, il est moralement inacceptable de recevoir des vaccins dans lesquels du matériau provenant de fœtus avortés est utilisé.

Nous demandons également aux Gouvernements de veiller afin d’éviter de la manière la plus rigoureuse toute forme de contrôle des personnes, à la fois par le biais de systèmes de suivi et par toute autre forme de localisation : la lutte contre le Covid-19 – aussi grave soit-il – ne doit pas être le prétexte pour approuver des projets douteux d’entités supranationales nourrissant de très forts intérêts commerciaux et politiques. En particulier, les citoyens doivent avoir la possibilité de refuser ces limitations de la liberté personnelle, sans qu’il soit imposé aucune forme de sanction à ceux qui ne veulent pas recourir aux vaccins, ni accepter des méthodes de suivi et tout autre instrument similaire. Il faut considérer également la contradiction flagrante dans laquelle se trouvent ceux qui poursuivent des politiques de réduction drastique de la population et qui se présentent en même temps comme des bienfaiteurs de l’humanité sans aucune légitimité politique ou sociale. Enfin, la responsabilité politique de ceux qui représentent le peuple ne peut absolument pas être confiée à des techniciens qui vont jusqu’à revendiquer pour eux-mêmes des formes inquiétantes d’immunité pénale.

Nous demandons instamment aux médias de s’engager activement dans une information objective qui ne pénalise pas la dissidence en recourant à des formes de censure, comme cela se produit couramment sur les réseaux sociaux, dans la presse et à la télévision. L’information correcte exige qu’un espace soit accordé aux voix qui ne sont pas alignées sur la pensée unique, permettant aux citoyens d’évaluer consciemment la réalité, sans être indûment influencés par des interventions partisanes. Une confrontation démocratique et honnête est le meilleur antidote au risque de voir imposées des formes subtiles de dictature, vraisemblablement pires que celles que notre société a vu naître et mourir dans un passé récent.

Enfin, Nous rappelons, en tant que Pasteurs responsables du Troupeau du Christ, que l’Église revendique fermement son autonomie dans le gouvernement, dans le culte, dans la prédication. Cette autonomie et cette liberté sont un droit inhérent que le Seigneur Jésus-Christ lui a donné pour la poursuite de ses propres fins. Pour cette raison, en tant que Pasteurs, Nous revendiquons fermement le droit de décider de manière indépendante de la célébration de la Messe et des Sacrements, tout comme nous exigeons une autonomie absolue dans les questions qui relèvent de notre juridiction immédiate, telles que les normes liturgiques et les méthodes d’administration de la Communion et des Sacrements. L’État n’a pas le droit de s’ingérer, pour quelque raison que ce soit, dans la souveraineté de l’Église. La collaboration de l’Autorité ecclésiastique, qui n’a jamais été refusée, ne peut impliquer de la part de l’Autorité civile des formes d’interdiction ou de limitation du culte public ou du ministère sacerdotal. Les droits de Dieu et des fidèles sont la loi suprême de l’Église à laquelle elle ne veut ni ne peut déroger. Nous demandons que les limitations à la célébration des fonctions publiques du culte soient supprimées.

Nous invitons les personnes de bonne volonté à ne pas se soustraire à leur devoir de coopérer en vue du bien commun, chacune selon son état et ses possibilités et dans l’esprit d’une sincère Charité fraternelle. Cette coopération, souhaitée par l’Église, ne peut cependant être dissociée du respect de la Loi naturelle, ni de la garantie des libertés des individus. Les devoirs civils auxquels les citoyens sont tenus impliquent la reconnaissance par l’État de leurs droits.

Nous sommes tous appelés à évaluer les faits actuels conformément à l’enseignement de l’Évangile. Cela implique de choisir son camp : avec le Christ, ou contre le Christ. Ne soyons pas intimidés ou effrayés par ceux qui nous font croire que nous sommes une minorité : le Bien est beaucoup plus répandu et puissant que ce que le monde veut nous faire croire. Nous nous trouvons en train de lutter contre un ennemi invisible, qui sépare les citoyens entre eux, les enfants des parents, les petits-enfants des grands-parents, les fidèles de leurs pasteurs, les étudiants des enseignants, les clients des vendeurs. Ne permettons pas que des siècles de civilisation chrétienne soient anéantis sous le prétexte d’un virus, en laissant s’établir une tyrannie technologique haineuse dans laquelle des personnes anonymes et sans visage peuvent décider du sort du monde en nous confinant dans une réalité virtuelle. Si tel est le plan auquel les puissants de la terre entendent nous plier, sachez que Jésus-Christ, Roi et Seigneur de l’Histoire, a promis que « les portes des Enfers ne prévaudront pas » (Mt 16, 18).

Confions à Dieu Tout-Puissant ceux qui gouvernent les nations, afin qu’ils les éclairent et les guident dans ces moments de grande crise. Qu’ils se souviennent que, tout comme le Seigneur jugera les Pasteurs pour le troupeau qui leur a été confié, de même Il jugera ceux qui détiennent le pouvoir et qui ont le devoir de préserver et de gouverner leurs peuples.

Prions avec foi le Seigneur pour qu’Il protège l’Église et le monde. Que la Très Sainte Vierge, Auxiliatrice des Chrétiens, écrase la tête de l’ancien Serpent, confonde et déroute les plans des enfants des ténèbres.

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Plus je réfléchis, plus je suis consterné de la masse d'idées fausses dans lesquelles nous nous noyons ; plus je comprends cette décadence absolue de tant de peuples que nous retrace l'histoire. C'EST L'ERREUR PLUS QUE LE VICE QUI LES A PERDUS. Le vice et même le crime ont des limites, l'erreur n'en a pas. IL FAUT DONC DIRE LA VÉRITÉ SANS FINESSE, NI STRATÉGIE HABILE."
Mgr Delassus, Semaine Religieuse de Cambrai, 1884, p. 735
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MessageSujet: Re: Archevêque VIGANO sédévacantiste !   Archevêque VIGANO sédévacantiste ! Icon_minitimeSam 16 Mai 2020 - 12:12

Mise au point de Mgr Schneider, le 13 mai 2020 :


Mgr Athanasius Schneider dénonce la réception anti-démocratique de l'Appel pour l'Eglise et pour le monde
Appel pour l’Eglise et le monde : catalyseur pour un débat honnête



Le 8 mai 2020, a été publié un document intitulé Appel aux catholiques et à toutes les personnes de bonne volonté pour l’Eglise. Parmi ses premiers signataires figuraient, entre autres, trois cardinaux, neuf évêques, onze médecins, vingt-deux journalistes et treize avocats.

Il est étonnant de voir comment les représentants de l’establishment ecclésiastique, mais aussi politique et médiatique, ont unanimement cherché, par obéissance à la pensée unique dominante, à jeter le discrédit sur les préoccupations exprimées dans l’Appel, et à étouffer toute discussion à leur sujet, avec l’« argument massue » selon lequel il ne s’agit que d’une « théorie du complot ». Je me souviens des mêmes types de réactions et de discours sous la dictature soviétique, lorsque les dissidents et les critiques de l’idéologie et de la politique dominantes étaient accusés d’être complices de la « théorie du complot » diffusée par l’Occident capitaliste.

Source : http://www.democratie-royale.org/2020/05/mgr-athanasius-schneider-denonce-la-reception-anti-democratique-de-l-appel-pour-l-eglise-et-pour-le-monde.html?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail

Les détracteurs de l’appel refusent de prendre en compte les preuves, tel le taux de mortalité officiel (pour la même période) de la saison de la grippe 2017-2018, par rapport à l’épidémie actuelle de Covid-19 en Allemagne. Le taux de mortalité de la seconde est beaucoup plus faible. Il existe des pays où les mesures de sécurité et de prévention des coronavirus sont modérées et qui n’ont pas eu un taux de mortalité plus élevé du fait de leur mise en œuvre. Si on qualifie la simple reconnaissance des faits et la discussion à leur sujet de « théorie du complot », alors toute personne qui pense encore de manière indépendante a de bonnes raisons de s’inquiéter de la possibilité que des formes subtiles de dictature existent dans notre société. Comme on le sait, éliminer ou discréditer le débat de société et les voix dissidentes est l’une des principales caractéristiques des régimes totalitaires, dont la principale arme contre les dissidents n’est pas constituée par les arguments factuels, mais plutôt par la rhétorique démagogique et populaire. Seules les dictatures craignent un débat objectif en présence d’opinions divergentes.

L’Appel ne nie pas l’existence d’une épidémie, ni la nécessité de la combattre. Toutefois, certaines mesures de sécurité et de prévention entraînent la mise en place obligatoire d’une surveillance totale des personnes. Au prétexte d’une épidémie, de telles mesures violent les libertés civiles fondamentales et l’ordre démocratique de l’État. Les propositions concernant la vaccination obligatoire, sans alternative au vaccin approuvé par l’État, qui restreindraient inévitablement les libertés individuelles, sont également très dangereuses. De telles mesures et propositions habituent les citoyens à des formes de tyrannie technocratique et centralisée, tandis que le courage civique, la pensée indépendante et, surtout, toute résistance sont gravement paralysés.

L’un des aspects des mesures de sécurité et de prévention qui a été mis en œuvre de manière semblable dans la quasi totalité des pays est l’interdiction drastique du culte public. De telles interdictions n’ont existé qu’aux temps de persécution systématique des chrétiens. La nouveauté absolue, cependant, est que dans certains lieux, les autorités de l’État vont jusqu’à prescrire des normes liturgiques à l’Église, comme la manière de distribuer la sainte communion. Il s’agit là d’une ingérence manifeste dans des questions relevant de l’autorité immédiate de l’Église. Le jour viendra où l’histoire dénoncera les « clercs du régime » de notre époque qui ont accepté obséquieusement une telle ingérence de l’État. L’histoire a toujours déploré qu’en période de grande crise, la majorité se soit tue et que les voix dissidentes aient été étouffées. Par conséquent, il faudrait au moins donner à l’Appel pour l’Église et pour le monde une chance équitable de susciter un débat honnête, sans crainte de représailles sociales et morales, comme il sied à une société démocratique.

13 mai 2020
+ Athanasius Schneider,
évêque auxiliaire de l’archidiocèse de Sainte-Marie d’Astana

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Mgr Delassus, Semaine Religieuse de Cambrai, 1884, p. 735
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MessageSujet: Archevêque VIGANO sédévacantiste !   Archevêque VIGANO sédévacantiste ! Icon_minitimeMar 2 Juin 2020 - 12:19

29 mai 2020
Saint Vigile, évêque et martyr

Chère Sœur,

Je vous remercie beaucoup pour votre lettre, que j’ai lue avec beaucoup de sympathie. Je partage pleinement votre vision claire et réaliste de la situation de crise actuelle qui touche l’Église et le monde.

Avec un regard surnaturel, conforté par l’Écriture Sainte et les différents messages de Notre Dame, nous pouvons comprendre qu’en ce moment on peut voir plus clairement la dimension réelle du choc épique entre le Bien et le Mal, entre les enfants de la Lumière et les enfants des ténèbres. Ce qui scandalise vraiment, c’est de voir comment les dirigeants de la Hiérarchie se mettent ouvertement au service du prince de ce monde, en reprenant à leur compte les exigences onusiennes de la mondialisation globaliste, de la fraternité maçonnique, de l’écologisme malthusien, de l’immigrationnisme... On prépare une religion mondiale unique, sans dogmes et sans morale, telle que la veut la franc-maçonnerie : il est clair que Bergoglio, et ceux qui sont derrière lui et le soutiennent, aspirent à la présidence de cette parodie infernale de l’Église du Christ.

Vous aurez également remarqué, chère Sœur, l’insistance de nombreux prélats et des médias catholiques sur la prétendue nécessité d’un Nouvel Ordre Mondial : des cardinaux et des évêques, La Civiltà Cattolica et Vatican News, Avvenire et L’Osservatore Romano en ont parlé, avec l’arrogance de ceux qui savent qu’ils peuvent dire des choses inouïes grâce à la protection dont ils bénéficient. Mais à y regarder de plus près, elle est bien peu de chose, l’organisation des méchants, leur capacité à bouger et à agir, leur aptitude à dissimuler : ils sont si sûrs d’avoir maintenant atteint leurs objectifs qu’avec arrogance et ostentation, ils ont ouvertement révélé leurs intentions, laissant de côté cette prudence et cette ruse qui, à d’autres moments, leur avaient permis de les tenir cachées. C’est ainsi qu’ont été découverts les partisans d’un gouvernement mondial et les élites qui veulent imposer leur tyrannie au peuple ; c’est ainsi qu’ont été découverts, à leurs côtés, ceux qui se prêtent comme branche religieuse d’un néo-paganisme, qui se définit comme une espèce de « Green apostasy ». Nous savons qui ils sont, ce qui motive leurs actions et quelles sont leurs fins : derrière eux, il y a toujours le Prince de ce monde, contre lequel la Reine des Victoires mène nos milices délabrées, ainsi que les armées célestes bien plus terribles. Mais puisque nous avons déjà choisi notre camp, nous ne devons pas avoir peur, car Notre Seigneur a déjà gagné, alors même qu’Il nous offre la précieuse opportunité de tresser une couronne spéciale en ces jours apocalyptiques.

Je crois que le point essentiel pour mener efficacement une bataille spirituelle, doctrinale et morale contre les ennemis du Christ est la certitude que la crise actuelle est la métastase du cancer conciliaire : faute d’avoir compris la relation de cause à effet entre Vatican II et ses conséquences logiques et nécessaires au cours des soixante dernières années, il ne sera pas possible de rétablir la barre de l’Église dans la direction du cap fixé par le divin timonier et maintenu pendant deux mille ans.

Ils nous ont catéchisés pendant des décennies avec leur odieux « il n’y a pas de retour en arrière » en matière de liturgie, de foi, de morale, de pénitence, d’ascèse : aujourd’hui, nous entendons également répéter servilement les mêmes expressions dans la sphère civile, alors qu’on tente d’endoctriner les masses avec l’idée que « rien ne sera plus comme avant ». Le modernisme et le Covid-19 sont reliés par la même marque, et pour ceux qui ont le regard tourné vers le transcendant, il n’est pas difficile de comprendre que la terreur de ceux qui veulent nous faire croire que la course vers l’abîme est inéluctable et imparable est qu’on puisse ne pas leur prêter foi, les ignorer, démasquer leur conspiration. C’est notre tâche aujourd’hui : ouvrir les yeux de nombreuses personnes, même ceux des ecclésiastiques et des religieux qui n’ont pas encore constitué le tableau d’ensemble, se limitant à regarder la réalité de manière partielle et désordonnée. Une fois que nous leur aurons fait comprendre le mécanisme, ils comprendront également tout le reste.

Oui, on peut, chère sœur, revenir en arrière ; on peut faire en sorte que le bien qui nous a été frauduleusement enlevé nous soit rendu : mais seulement dans la cohérence de la doctrine, sans compromis, sans rien céder, sans opportunisme. Le Seigneur daignera nous accorder une part de sa victoire, même si nous sommes faibles et sans moyens matériels, seulement si nous nous abandonnons totalement à lui et à sa très Sainte Mère.

Je me confie à vos prières et à celles de vos sœurs, tout en vous bénissant cordialement, vous et toute la communauté.

+ Carlo Maria Viganò, archevêque

Source : https://www.marcotosatti.com/2020/06/02/une-soeur-de-clausure-ecrit-a-mons-vigano-les-deux-lettres/

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Dernière édition par Abbé Grossin le Mer 17 Juin 2020 - 14:36, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Archevêque VIGANO sédévacantiste !   Archevêque VIGANO sédévacantiste ! Icon_minitimeMar 2 Juin 2020 - 20:10

Quel sont les sources ?
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MessageSujet: Re: Archevêque VIGANO sédévacantiste !   Archevêque VIGANO sédévacantiste ! Icon_minitimeMar 2 Juin 2020 - 20:39


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MessageSujet: Re: Archevêque VIGANO sédévacantiste !   Archevêque VIGANO sédévacantiste ! Icon_minitimeMar 2 Juin 2020 - 21:32

Épatant ! Il chemine...
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MessageSujet: Re: Archevêque VIGANO sédévacantiste !   Archevêque VIGANO sédévacantiste ! Icon_minitimeJeu 11 Juin 2020 - 18:58

Nouveau texte du 11/06/2020 :

Voici le dernier texte de l'abbé Vigano, dans lequel il va plus loin dans l'expression de son sédévacantisme.

1) L'abbé Vigano exprime de plus en plus explicitement la nécessité non d'amender, mais de supprimer Vatican II.

2) L'abbé Vigano reconnaît que Vatican II a créé une secte usurpatrice :

"c’est indéniable qu’à partir de Vatican II, une église parallèle a été construite, superposée et opposée à la véritable Église du Christ. Elle a progressivement obscurci l’institution divine fondée par Notre-Seigneur pour la remplacer par une entité fallacieuse, correspondant à la religion universelle souhaitée"

3) Plus important encore, l'abbé Vigano fait son mea culpa et reconnaît qu'en adhérant à Vatican II, il a été trompé :

"Ici, comme honnêtement et sereinement j’ai obéi il y a soixante ans à des ordres douteux en croyant qu’ils représentaient la voix aimante de l’Église, ainsi aujourd’hui avec une sérénité et une honnêteté égales je reconnais que j’ai été trompé. Être cohérent aujourd’hui en persévérant dans l’erreur représenterait un choix malheureux et me rendrait complice de cette fraude.

Revendiquer une clarté de jugement dès le début ne serait pas honnête : nous savions tous que le Concile représentait plus ou moins une révolution, mais nous ne pouvions pas imaginer qu’elle se révélerait si dévastatrice, même pour le travail de ceux qui auraient dû l’empêcher."

https://www.marcotosatti.com/2020/06/11/vigano-ecrit-sur-le-vatican-ii-nous-sommes-au-redde-rationem/

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MessageSujet: Re: Archevêque VIGANO sédévacantiste !   Archevêque VIGANO sédévacantiste ! Icon_minitimeJeu 11 Juin 2020 - 19:13

Texte complet :

J’ai lu avec un grand intérêt l’essai de S.E. Athanase Schneider, publié sur LifeSiteNews le 1er juin dernier, traduit ensuite par Chiesa e Postconcilio, intitulé Il n’y a pas de volonté divine positive ni de droit naturel pour la diversité des religions. L’étude de Son Excellence résume, avec la clarté qui distingue les paroles de ceux qui parlent selon le Christ, les objections à la prétendue légitimité à l’exercice de la liberté religieuse que le Concile Vatican II a théorisées en contredisant le témoignage de la Sainte Écriture, la voix de la Tradition et le Magistère catholique qui est le gardien fidèle des deux.

Le mérite de cet essai réside d’abord dans le fait d’avoir pu saisir le lien de causalité entre les principes énoncés ou impliqués par Vatican II et leur effet logique et conséquent dans les déviations doctrinales, morales, liturgiques et disciplinaires qui se sont produites et se sont progressivement développées à ce jour. Le monstrum généré dans les cercles des modernistes pourrait être trompeur au début, mais en grandissant et en se renforçant, il se montre aujourd’hui pour ce qu’il est vraiment, dans sa nature subversive et rebelle. La créature, conçue à l’époque, est toujours la même et il serait naïf de penser que sa nature perverse pourrait changer. Les tentatives de corriger les excès du Concile – en invoquant l’herméneutique de la continuité – se sont révélées infructueuses: Naturam expellas furca, tamen usque recurret (“même si vous poursuivez la nature avec la potence, elle reviendra toujours”: Horace Epist. I, 10:24). La Déclaration d’Abu Dhabi et, comme Mgr. Schneider observe à juste titre, son prodrome du panthéon d’Assise, “a été conçue dans l’esprit du Concile Vatican II”, comme le confirme fièrement Bergoglio.

Cet “esprit du Concile” est la licence de légitimité que les novateurs opposent aux critiques, sans se rendre compte que c’est précisément en avouant cet héritage qu’on confirme non seulement l’erreur des déclarations actuelles, mais aussi la matrice hérétique qui devrait les justifier. Rétrospectivement, jamais dans la vie de l’Église un Concile n’a représenté un événement historique qui le rend différent des autres : un “esprit du Concile de Nicée” n’a jamais été donné, ni “l’esprit du Concile de Ferrare-Florence “, sans parler de “l’esprit du Concile de Trente “, tout comme nous n’avons jamais eu de “post-concile” après Latran IV ou Vatican I.

La raison est claire : ces Conciles étaient tous, sans distinction, l’expression de la voix unie de la Sainte Mère Église, et pour cette raison même de Notre Seigneur Jésus-Christ. De manière significative, ceux qui soutiennent la nouveauté de Vatican II adhèrent également à la doctrine hérétique qui voit le Dieu de l’Ancien Testament opposé au Dieu du Nouveau, comme si une contradiction pouvait être donnée entre les personnes divines de la Sainte Trinité. Évidemment, cette opposition presque gnostique ou kabbalistique est fonctionnelle à la légitimation d’un nouveau sujet intentionnellement différent et opposé par rapport à l’Église catholique. Les erreurs doctrinales trahissent presque toujours aussi une hérésie trinitaire, et c’est donc en revenant à la proclamation du dogme trinitaire que les doctrines qui s’y opposent peuvent être vaincues : ut in confessione veræ sempiternæque deitatis, et in Personis proprietas, et in essentia unitas, et in majestate adoretur æqualitas. En professant la vraie et éternelle divinité, nous adorons la propriété des Personnes divines, l’unité dans leur essence, l’égalité dans leur majesté.

L’archevêque Schneider cite certains canons des conciles œcuméniques qui proposent, selon lui, des doctrines difficiles à accepter aujourd’hui, telles que l’obligation de reconnaître les Juifs dans leurs vêtements, ou l’interdiction pour les chrétiens d’utiliser des maîtres mahométans ou juifs. Parmi ces exemples, il y a aussi la nécessité de la traditio instrumentorum déclarée par le Concile de Florence, corrigée plus tard par la Constitution apostolique Sacramentum Ordinis de Pie XII. Mgr Athanase commente : “On peut légitimement espérer et croire qu’un futur pape ou concile œcuménique corrigera les déclarations erronées” de Vatican II. Cela me semble un sujet qui, même avec les meilleures intentions, sape l’édifice catholique de ses fondations. En fait, si nous admettons qu’il puisse y avoir des actes magistériels qui, en raison d’une sensibilité modifiée, sont susceptibles d’être abrogés, modifiés ou interprétés différemment au fil du temps, nous tombons inexorablement sous la condamnation du Décret Lamentabili et nous finissons par donner raison à ceux qui, précisément sur la base de cette hypothèse erronée, il a déclaré la peine de mort “non conforme à l’Évangile”, modifiant ainsi le Catéchisme de l’Église catholique. Et d’une certaine manière, nous pourrions, par le même principe, croire que les mots du Bienheureux Pie IX dans Quanta Cura aient en quelque sorte été corrigés précisément par Vatican II, comme Son Excellence l’espère pour Dignitatis humanæ. Parmi les exemples qu’il a cités, personne n’est en soi gravement erroné ou hérétique : avoir déclaré la traditio instrumentorum nécessaire à la validité de l’Ordre n’a nullement compromis le ministère sacerdotal dans l’Église, le conduisant à conférer invalidement des Ordres. Il ne me semble pas non plus être en mesure d’affirmer que cet aspect, aussi important soit-il, a impliqué des doctrines erronées chez les fidèles, ce qui n’est au contraire arrivé qu’au dernier Concile. Et lorsque, au cours de l’histoire, les hérésies se sont propagées, l’Église est toujours intervenue promptement pour les condamner, comme cela s’est produit lors du Concile de Pistoia de 1786, qui de Vatican II était en quelque sorte anticipatif, surtout lorsqu’il abolit la communion en dehors de la Messe, introduisit la langue vernaculaire et abolit les prières submissa voce du canon; mais plus encore quand il théorisa les bases de la collégialité épiscopale, en confinant la primauté du Pape à une simple fonction ministérielle de ce Synode nous laisse stupéfaits par la formulation servile des erreurs que nous retrouverons, même augmentées, au Concile présidé par Jean XXIII et Paul VI. D’un autre côté, comme la vérité vient de Dieu, ainsi l’erreur se nourrit et s’alimente de l’adversaire, qui hait l’Église du Christ et son cœur, la Sainte Messe et la Sainte Eucharistie.

Il arrive un moment dans notre vie où, par l’apport de la Providence, nous sommes confrontés à un choix décisif pour l’avenir de l’Église et pour notre salut éternel. Je parle du choix entre comprendre l’erreur dans laquelle nous sommes presque tous tombés, et presque toujours sans mauvaises intentions, et vouloir continuer à regarder ailleurs ou à nous justifier.

Entre autres erreurs, nous nous sommes également engagés à considérer nos interlocuteurs comme des personnes qui, malgré la diversité des idées et de la foi, étaient toujours animées de bonnes intentions, et que s’ils pouvaient s’ouvrir à notre foi, ils seraient prêts à corriger leurs erreurs. Avec de nombreux Pères conciliaires, nous avons pensé l’œcuménisme comme un processus, une invitation qui appelle les dissidents à l’unique Église du Christ ; idolâtres et païens au seul vrai Dieu ; le peuple juif au Messie promis. Mais, à partir du moment où il a été théorisé dans les commissions conciliaires, il est venu en opposition directe avec la doctrine exprimée jusque-là dans le Magistère.

Nous pensions que certains excès n’étaient qu’une exagération de ceux qui s’étaient laissés prendre par l’enthousiasme de la nouveauté; nous croyions sincèrement que voir Jean-Paul II entouré d’hommes sacrés, bonzes, imams, rabbins, pasteurs protestants et autres hérétiques montrait la capacité de l’Église de rassembler des peuples pour demander la paix à Dieu, tandis que l’exemple faisant autorité de ce geste a commencé une suite déviante de panthéons plus ou moins officiels, et nous sommes même parvenus à voir l’idole impure de Pachamama portée sur les épaules par certains évêques, dissimulée de façon sacrilège sous l’apparence présumée d’une maternité sacrée. Mais si le simulacre d’une divinité infernale a pu pénétrer à Saint-Pierre, cela fait partie d’un crescendo que la partition avait prévu dès le début. De nombreux catholiques pratiquants, et peut-être même la plupart des membres du clergé eux-mêmes, sont aujourd’hui convaincus que la foi catholique n’est plus nécessaire au salut éternel ; on pense que le Dieu trinitaire révélé à nos pères est le même dieu de Mahomet. On l’a entendu répéter depuis les pupitres et les chaires des évêques il y a déjà vingt ans, mais récemment on l’a entendu affirmer même par le plus haut Seuil.

Nous savons bien que, grâce à l’adage évangélique Littera enim occidit, spiritus autem vivificat, les progressistes et les modernistes ont habilement pu dissimuler dans les textes du Concile ces expressions équivoques, qui à l’époque semblaient inoffensives pour la plupart des gens mais qui se manifestent aujourd’hui dans leur valeur subversive. C’est la méthode du subsistit in : dire une demi-vérité non tant pour ne pas offenser l’interlocuteur (en supposant qu’il est légal de taire la vérité de Dieu par respect pour sa créature), mais dans le but de pouvoir utiliser la demi-erreur que la vérité entière aurait dissipé instantanément. Ainsi “Ecclesia Christi subsistit in Ecclesia Catholica” ne précise pas l’identité des deux, mais l’existence de l’une dans l’autre et, par cohérence, aussi dans d’autres églises : voici le passage ouvert aux célébrations inter-confessionnelles, aux prières œcuméniques, à la fin inexorable de la nécessité de l’Église pour le salut, de son caractère unique, de sa nature missionnaire.

Certains se souviennent peut-être que les premières rencontres œcuméniques ont eu lieu avec des schismatiques orientaux et avec beaucoup de prudence avec certaines sectes protestantes. Sauf pour l’Allemagne, la Hollande et la Suisse, les pays de tradition catholique n’avaient pas accueilli dès le début des célébrations mixtes, avec les pasteurs et les curés. Je me souviens qu’à l’époque on discutait de supprimer l’avant-dernière doxologie du Veni Creator afin de ne pas blesser les orthodoxes, qui n’acceptent pas le Filioque. Aujourd’hui, nous entendons les sourates du Coran récitées des chaires de nos églises, nous voyons une idole en bois adorée par des religieuses et des frères, nous entendons des évêques désavouer ce qui jusqu’à hier nous semblait être les excuses les plus plausibles de tant d’extrémismes. Ce que le monde veut, à l’instigation de la franc-maçonnerie et de ses tentacules infernaux, est de créer une religion universelle, humanitaire et œcuménique dans laquelle ce Dieu jaloux que nous adorons est banni. Et si tel est le souhait du monde, tout pas dans la même direction de la part de l’Église est un choix malheureux, qui se retournera contre ceux qui croient pouvoir se moquer de Dieu. Les espoirs de la Tour de Babel ne peuvent pas être ramenés à la vie par un plan globaliste qui a pour but l’annulation de l’Église catholique, pour remplacer une confédération d’idolâtres et d’hérétiques qui partagent le même environnementalisme et la même fraternité humaine. Il ne peut y avoir de fraternité qu’en Christ, et seulement en Christ: qui non est mecum, contra me est.

Il déconcerte que peu de gens soient conscients de cette course vers l’abîme, et que peu réalisent quelle est la responsabilité des dirigeants de l’Église de soutenir ces idéologies anti-chrétiennes, comme pour vouloir garantir un espace et un rôle sur le char de la pensée unique . Et il est surprenant que nous persistions à ne pas vouloir enquêter sur les causes profondes de la crise actuelle, déplorant simplement les excès d’aujourd’hui comme s’ils n’étaient pas la conséquence logique et inévitable d’un plan orchestré il y a des décennies. Si Pachamama aurait pu être adoré dans une église, nous le devons à Dignitatis humanae. Si nous avons une liturgie protestante et parfois même paganisée, nous la devons aux actions révolutionnaires de l’archevêque Annibale Bugnini et aux réformes post-conciliaires. Si le document d’Abu Dhabi a été signé, c’est grâce à Nostra Aetate. Si nous sommes venus déléguer les décisions aux Conférences épiscopales – même en violation grave du Concordat, comme cela s’est produit en Italie – nous le devons à la collégialité et à sa version actualisée de la synodalité. Grâce à laquelle nous nous sommes retrouvés avec Amoris Laetitia à devoir chercher un moyen d’empêcher qu’il apparaîtrait ce qui était évident pour tout le monde, à savoir que ce document, préparé par une machine organisationnelle impressionnante, devait légitimer la communion pour les divorcés et les concubins, ainsi que Querida Amazonia servira pour légitimer les femmes prêtres (le cas d’une femme “vicaire épiscopal” à Fribourg est très récent) et l’abolition du célibat sacerdotal. Les prélats qui ont envoyé le Dubia à François, à mon avis, ont fait preuve de la même ingéniosité pieuse: penser que face à la contestation argumentée de l’erreur, Bergoglio aurait compris, corrigé les points hétérodoxes et demandé pardon.

Le Concile a été utilisé pour légitimer, dans le silence de l’Autorité, les écarts doctrinaux les plus aberrants, les innovations liturgiques les plus audacieuses et les abus les moins scrupuleux. Ce concile a été si exalté qu’il était indiqué comme la seule référence légitime pour les catholiques, les clercs et les évêques, obscurcissant et connotant avec un sentiment de mépris la doctrine que l’Église avait toujours enseignée avec autorité, et interdisant la liturgie éternelle qui pendant des millénaires avait nourri la foi d’une génération ininterrompue de fidèles, martyrs et saints. Entre autres, ce Concile s’est avéré être le seul qui pose tant de problèmes d’interprétation et tant de contradictions par rapport au Magistère précédent, alors qu’il n’y en a pas un – du Concile de Jérusalem à Vatican I – qui n’harmonise pas parfaitement avec l’ensemble du Magistère et qui nécessite de n’importe quelle interprétation.

Je l’avoue avec sérénité et sans polémique: j’étais l’un des nombreux qui, malgré pas mal de perplexités et de craintes, qui s’avèrent aujourd’hui absolument légitimes, ont fait confiance à l’autorité de la Hiérarchie avec une obéissance inconditionnelle. En réalité, je pense que beaucoup, et moi parmi eux, n’ont pas envisagé au départ la possibilité d’un conflit entre l’obéissance à un ordre de la Hiérarchie et la fidélité à l’Église elle-même. Ce dernier pontificat a certainement rendu tangible la séparation contre nature, je dirais même perverse, entre Hiérarchie et Église, entre obéissance et fidélité.

Dans la chambre lacrymale adjacente à la Sixtine, tandis que Mgr. Guido Marini préparait la bobine, la mozzetta et l’étole pour la première apparition du pape “nouvellement élu”, Bergoglio s’est exclamé: “Les carnavals sont terminés!”, en rejetant avec mépris l’insigne que tous les papes jusqu’à présent avaient humblement accepté comme distinctif du Vicaire du Christ. Mais dans ces mots, il y avait quelque chose de vrai, même si on le dit involontairement: le 13 mars 2013, le masque des conspirateurs est tombé, enfin libre de la présence inconfortable de Benoît XVI et hardiment fier d’avoir enfin réussi à promouvoir un cardinal qui incarnait leurs idéaux, leur façon de révolutionner l’Église , pour rendre la doctrine négligeable, la morale adaptable, la liturgie modifiable, la discipline abrogeable. Et tout cela a été considéré, par les protagonistes de la conspiration eux-mêmes, comme la conséquence logique et l’application évidente de Vatican II, selon eux affaibli précisément par les questions critiques exprimées par Benoît XVI lui-même. Le plus grand affront à ce pontificat fut la libéralisation de la vénérable liturgie tridentine, à laquelle la légitimité fut finalement reconnue, niant cinquante ans d’ostracisme illégitime. Ce n’est pas un hasard si les partisans de Bergoglio sont les mêmes qui voient le Concile comme le premier événement d’une nouvelle église, avant laquelle il y avait une vieille religion avec une vieille liturgie. Ce n’est pas par hasard, précisément: ce qu’ils affirment en toute impunité, provoquant le scandale des modérés, c’est aussi ce que croient les catholiques, à savoir que malgré toutes les tentatives d’herméneutique de la continuité misérablement ruinées lors de la première confrontation avec la réalité de la crise actuelle, c’est indéniable qu’à partir de Vatican II, une église parallèle a été construite, superposée et opposée à la véritable Église du Christ. Elle a progressivement obscurci l’institution divine fondée par Notre-Seigneur pour la remplacer par une entité fallacieuse, correspondant à la religion universelle souhaitée, dont la franc-maçonnerie a été la première à la théoriser. Des expressions comme le nouvel humanisme, la fraternité universelle, la dignité humaine sont les mots d’ordre de l’humanitarisme philanthropique négateur du vrai Dieu, de la solidarité horizontale d’une vague inspiration spiritualiste et de l’irénisme œcuménique que l’Église condamne sans appel. “Nam et loquela tua manifestum te facit” (“Car ton discours te trahit”: Mt 26, 73): ce recours fréquent et presque obsessionnel au même vocabulaire que l’ennemi trahit l’adhésion à l’idéologie à laquelle il s’inspire; d’autre part, le renoncement systématique au langage clair, sans équivoque et cristallin de l’Église confirme le désir de se détacher non seulement de la forme catholique, mais aussi de sa substance.

Ce que nous entendons énoncer depuis des années, vaguement et sans connotation claire, du plus haut trône, nous le trouvons ensuite élaboré dans un véritable manifeste chez les partisans du Pontificat actuel: la démocratisation de l’Église par le biais non plus de la collégialité inventée par Vatican II, mais du chemin synodal inauguré au Synode pour la famille; la démolition du sacerdoce ministériel par son affaiblissement avec les dérogations au célibat ecclésiastique et l’introduction de figures féminines aux fonctions quasi sacerdotales; le passage silencieux de l’œcuménisme adressé aux frères séparés à une forme de pan-œcuménisme qui abaisse la vérité du Dieu unique et trinitaire au niveau des idolâtries et des superstitions les plus infernales; l’acceptation d’un dialogue interreligieux qui suppose le relativisme religieux et exclut l’annonce missionnaire; la démythologisation de la papauté, poursuivie par Bergoglio lui-même comme figure du pontificat; la légitimation progressive du politiquement correct: théorie du genre, sodomie, mariages homosexuels, doctrines malthusiennes, écologie, immigrationnisme … Ne pas reconnaître les racines de ces déviations dans les principes fixés par le Concile rend impossible tout remède: si le diagnostic persiste contre l’évidence à exclure la pathologie initiale on ne peut pas formuler une thérapie appropriée.

Cette opération d’honnêteté intellectuelle demande une grande humilité, tout d’abord en reconnaissant que pendant des décennies, en bonne foi, les gens ont été induits en erreur par des gens qui, établis en autorité, n’ont pas pu surveiller et garder le troupeau du Christ: certains pour vivre en tranquillité, certains pour trop d’engagements, certains pour des raisons de commodité, certains pour mauvaise foi ou même pour intention malveillante. Ces derniers, qui ont trahi l’Église, doivent être identifiés, repris, invités à s’émender et, s’ils ne se repentent pas, expulsés de l’enceinte sacrée. C’est la façon d’agir d’un vrai berger, qui se soucie de la santé des brebis et qui donne sa vie pour elles; nous avons eu et nous avons encore trop de mercenaires, pour lesquels le consentement des ennemis du Christ est plus important que la fidélité à son épouse.

Ici, comme honnêtement et sereinement j’ai obéi il y a soixante ans à des ordres douteux en croyant qu’ils représentaient la voix aimante de l’Église, ainsi aujourd’hui avec une sérénité et une honnêteté égales je reconnais que j’ai été trompé. Être cohérent aujourd’hui en persévérant dans l’erreur représenterait un choix malheureux et me rendrait complice de cette fraude. Revendiquer une clarté de jugement dès le début ne serait pas honnête: nous savions tous que le Concile représentait plus ou moins une révolution, mais nous ne pouvions pas imaginer qu’elle se révélerait si dévastatrice, même pour le travail de ceux qui auraient dû l’empêcher. Et si jusqu’à Benoît XVI, on pouvait encore imaginer que le coup d’État de Vatican II (que le cardinal Suenens a appelé 1789 de l’Église) avait connu un ralentissement, ces dernières années même les plus naïfs parmi nous ont compris ce silence, car la peur de susciter un schisme, la tentative d’ajuster les documents pontificaux dans un sens catholique pour remédier à l’ambiguïté voulue, les appels et les doutes à François restés de façon éloquente sans réponse, sont une confirmation de la situation d’apostasie très grave à laquelle sont exposés les chefs de la Hiérarchie, tandis que le peuple chrétien et le clergé se sentent désespérément éloignés et considérés presque avec contrariété par l’épiscopat.

La Déclaration d’Abu Dhabi est le manifeste idéologique d’une idée de paix et de coopération entre les religions qui peut avoir une certaine possibilité de tolérance si elle vient de païens, privés de la lumière de la foi et du feu de la charité. Mais quiconque a la grâce d’être un enfant de Dieu, en vertu du Saint Baptême, devrait être horrifié à l’idée de pouvoir construire une blasphématoire tour de Babel en version moderne, en essayant de mettre sur pied la seule véritable Église du Christ, héritière des promesses du peuple élu, avec ceux qui nient le Messie et avec ceux qui considèrent l’idée d’un Dieu trinitaire comme blasphématoire. L’amour de Dieu ne connaît aucune mesure et ne tolère aucun compromis, sinon ce n’est tout simplement pas la Charité, sans laquelle il n’est pas possible de rester en Lui: qui manet in caritate, in Deo manet, et Deus in eo. Peu importe qu’il s’agisse d’une déclaration ou d’un document du magistère: nous savons très bien que l’esprit subversif des novateurs joue précisément sur ces détails pour propager l’erreur. Et nous savons très bien que le but de ces initiatives œcuméniques et interreligieuses n’est pas de convertir ceux qui sont loin de l’unique Église au Christ, mais de détourner et de corrompre ceux qui gardent encore la foi catholique, les amenant à croire désirable une grande religion universelle qui unit “dans un une seule maison” les trois grandes religions abrahamiques: c’est le triomphe du plan maçonnique en préparation du règne de l’Antéchrist! Que cela se concrétise avec une Bulle dogmatique, avec une déclaration ou avec un entretien de Scalfari sur Repubblica, peu importe, car les paroles de Bergoglio sont attendues par ses partisans comme un signal, auquel répondre par une série d’initiatives déjà préparées et organisées il y a longtemps. Et si Bergoglio ne suit pas les indications reçues, des hôtes de théologiens et de clercs sont déjà prêts à se plaindre de la “solitude du pape François”, comme prémisse de sa démission (par exemple, je pense à Massimo Faggioli dans sa récente écriture). D’un autre côté, ce ne serait pas la première fois qu’ils utilisent le Pape quand il va de pair avec leurs plans, et ils s’en débarrassent quand il s’en écarte.

L’Église a célébré la Sainte Trinité dimanche dernier, et nous propose dans le bréviaire la récitation du Symbolum Athanasianum, désormais proscrit par la liturgie conciliaire et déjà limité à seulement deux reprises dans la réforme de 1962. De ce symbole disparu aujourd’hui ils restent gravés en lettres d’or les premiers mots: “Quicumque vult salvus esse, ante omnia opus est ut teneat Catholicam fidem; quam nisi quisque integram inviolatamque servaverit, absque dubio in aeternum peribit” (“Qui veut se sauver, il est surtout nécessaire qu’il garde la foi catholique; et s’il ne l’aura pas gardée intègre et inviolée, sans doute il périra pour l’éternité”).

+ Carlo Maria Viganò

St Efrem, 9 juin 2020

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Plus je réfléchis, plus je suis consterné de la masse d'idées fausses dans lesquelles nous nous noyons ; plus je comprends cette décadence absolue de tant de peuples que nous retrace l'histoire. C'EST L'ERREUR PLUS QUE LE VICE QUI LES A PERDUS. Le vice et même le crime ont des limites, l'erreur n'en a pas. IL FAUT DONC DIRE LA VÉRITÉ SANS FINESSE, NI STRATÉGIE HABILE."
Mgr Delassus, Semaine Religieuse de Cambrai, 1884, p. 735
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MessageSujet: Message de l'abbé Vigano de novembre 2019   Archevêque VIGANO sédévacantiste ! Icon_minitimeLun 15 Juin 2020 - 14:59

Message du 22 novembre 2019 :

Durant vingt siècles, l’Église catholique a professé la foi en Jésus-Christ, unique Sauveur, parvenue intacte jusqu’à nous, telle qu’Elle l’a reçue des Apôtres, des Pères de l’Église, au prix du sang des Martyrs, du témoignage des Confesseurs de la foi, des saints sans nombre, de chaque langue et peuple, transmise de parents à enfants, par des prêtres et des religieux, diffusée par des missionnaires ardents sur tous les continents, sous la direction des successeurs de l’apôtre Pierre qui ont garanti l’unité de l’Épouse du Christ, confirmant leuss frères dans la foi

Depuis désormais près de sept ans, le successeur du Prince des Apôtres, à qui a été confié le mandat du Christ conféré à Pierre après sa profession de foi – « Tu es le Christ Fils du Dieu vivant » (Mt 16,18) -, a abdiqué son ministère de confirmation de ses frères dans la foi. Le pape François n’a jamais confirmé personne. Nous reconnaissons avec douleur à quel point son ministère a été diviseur et destructeur.

Avec la Déclaration qu’il a signée à Abu Dhabi, dans laquelle il a a déclaré que « le pluralisme et la diversité de religions, de couleur, de sexe, des race et de langue sont une sage volonté divine », et avec les condamnations continuelles et déviantes du soi-disant « prosélytisme », François non seulement a découragé toute impulsion missionnaire, mais a de fait renié le mandat donné par le Christ à tous les Apôtres: « Allez enseigner toutes les nations, en les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, leur enseignant tout ce que je vous ai prescrit » (Mt 28, 18-20).

La stratégie du pontife actuel est camouflée avec la tromperie et le mensonge, couverte par le silence, quand il est découvert dans ses intentions déviantes, qui engendrent parmi les fidèles un grand désarroi, alors qu’elles reçoivent les éloges des ennemis de l’Église.
Ce document de l’ONU date d’il y a 20 ans!!

Même le Synode sur l’Amazonie fait partie d’un plan caché bien plus vaste. Ce n’est rien d’autre qu’un élément, explosif, d’un vaste projet, élaboré sous l’égide des Nations Unies et soutenu par les grandes puissances financières et maçonniques. Comment s’explique en effet que l’idole pachamama soit déjà présente, à l’initiative de l’ONU, dans des textes destinés à l’endoctrinement idéologique des enfants ?

Tout se tient: fausse science, basée sur un prétendu réchauffement catastrophique de la terre, dont la principale responsabilité serait l’homme; écologie intégrale, qui place au centre de la création non pas l’homme créé à l’image et à la ressemblance de Dieu, et appelé à partager la vie divine dans une éternité bénie avec son Créateur, mais la « divinité » Terre-Mère, la pachamama justement, dont il provient et vers qui il doit revenir. Ainsi, même l’idolâtrie serait voulue par Dieu, et le Pape François la célèbre devant le monde, profanant le lieu le plus sacré de la Rome chrétienne, la basilique construite sur la tombe de l’apôtre Pierre.

Au cours du récent Synode, avec la célébration inaugurale dans les Jardins du Vatican et l’apparition de la pachamama à Saint-Pierre et Santa Maria in Traspontina, un acte sacrilège grave a été consommé. Le culte du Dieu vivant et vrai, révélé et manifesté en Jésus-Christ, que l’Église catholique adore et professe, a été contaminée par des éléments clairement idolâtres et syncrétistes.

L’idolâtrie, ou une simulation de celle-ci, représente l’attaque la plus grave perpétrée contre la Majesté divine. Les martyrs ont versé leur sang et payé leur résistance à l’idolâtrie par le don suprême de la vie. Ces mêmes martyrs qui ont trempé et consacré la terre de l’ancienne Rome païenne ont vu leur glorieux souvenir profané par les célébrations de la pachamama.

Les Écritures du Premier Testament nous enseignent que l’idolâtrie est impudicité et prostitution, profanation de l’alliance nuptiale que Dieu a contractée avec son peuple.

Saint Paul, pour sa part, a averti les premiers chrétiens de Corinthe: « Une idole est-elle quelque chose? Non, mais je dis que les sacrifices des païens sont faits aux démons et non à Dieu. Maintenant, je ne veux pas que vous entriez en communion avec des démons. Vous ne pouvez pas boire la coupe du Seigneur et la coupe des démons… Ou voulons-nous provoquer la jalousie du Seigneur? Sommes-nous plus forts que lui? » (1 Co 10, 19-22).

L’Église catholique, au lieu de veiller et de dénoncer les menaces qui la minent et assombrissent l’horizon de l’entière famille humaine, se prête à servir de caisse de résonance à une idéologie utopique et anti-chrétienne, dans une effrayante soumission aux pouvoirs forts qui dominent la scène mondiale, et s’emploient à promouvoir de vastes processus visant à établir un gouvernement mondial.

Face à un tel scénario, dans lequel la survie même de l’Église catholique est sérieusement menacée, face à tant d’actions et de déclarations répréhensibles du Souverain Pontife, cent intellectuels ont rédigé une Déclaration dans laquelle ils demandent « avec respect au Pape François de se repentir publiquement et sans équivoque et de réparer ces offenses ». A leur voix, je me suis senti obligé de joindre la mienne. De même, tous les évêques et cardinaux de l’Église catholique devraient se sentir obligés « d’adresser une correction fraternelle au Pape François pour ces scandales ».

« Ô Dieu qui, dans la grâce de l’adoption, nous a appelés à devenir enfants de lumière, ne nous enveloppe plus dans les ténèbres de l’erreur; accorde-nous de rester toujours dans Ta vérité, afin d’éclairer la nuit du monde » (de la liturgie ambrosienne d’aujourd’hui).

Source : http://www.benoit-et-moi.fr/2020/2019/11/22/un-nouveau-message-pressant-de-mgr-vigano-a-ses-freres-eveques-et-cardinaux/

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Mgr Delassus, Semaine Religieuse de Cambrai, 1884, p. 735
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MessageSujet: Lettre de l'abbé Vigano du 19/10/2018   Archevêque VIGANO sédévacantiste ! Icon_minitimeLun 15 Juin 2020 - 15:16

Lettre de l'abbé Vigano du 19/10/2018 :

NLH #Tribunes et entretiens
Personne n’a pu contester le fond des propos de Mgr Vigano…

Francois Dupas - Fév 13, 2019 804 Views
Mgr Vigano

Jean-Marie Guénois, rédacteur en chef du Figaro, responsable des affaires religieuses, est interrogé dans La Nef à propos des scandales d’abus sexuels dans l’Eglise. Extrait :

Comment analysez-vous le fait que le pape n’ait pas répondu ou fait répondre aux graves accusations de Mgr Vigano comme le souhaitaient nombre d’évêques américains ?

L’épiscopat américain, comme l’épiscopat africain, figurent parmi les épiscopats les moins en phase avec l’actuel pontificat. Cela dit, l’Église reste l’Église. La foi catholique n’est pas ici en jeu. Il s’agit d’opinions sur des orientations pastorales qui peuvent avoir de lourdes conséquences.

L’affaire Vigano est d’un tout autre ordre. Si Mgr Vigano a ruiné sa crédibilité en demandant la démission du pape, ce n’est pas pour autant un hurluberlu. Vigano est celui qui, sous Benoît XVI, avait déjà osé dénoncer les compromissions financières au sein du Vatican. Il était en charge du gouvernorat de la cité du Vatican, il savait tout. Sa dénonciation adressée à Benoît XVI s’était retrouvée dans la presse en raison des fuites de documents de l’affaire Vatileaks. Ce n’est pas Vigano qui les avait provoquées. C’est donc un homme à la réputation de rigidité et de droiture. Par devoir de « conscience », il vient de sacrifier sa carrière et sa réputation pour dénoncer la prégnance de l’homosexualité dans certains milieux ecclésiaux et les réseaux de pouvoirs de ce genre dans l’Église. Il a été attaqué comme personne, mais personne n’a pu contester le fond de ses propos.

Le pape, par ailleurs, ne pouvait répondre à quelqu’un qui demandait publiquement sa démission. Enfin sur la question « homosexuelle » tout le monde sait que ce n’est pas un sujet hors de propos. Au printemps 2017, Mgr Luigi Capozzi, secrétaire du cardinal Coccopalmerio, président du Conseil pour les textes législatifs, fut arrêté par la gendarmerie Vatican dans son appartement au deuxième étage du palais de la Doctrine de la foi lors d’une partie fine homosexuelle avec de la drogue… Autre fait retentissant, la démission de Mgr Krzysztof Charamsa, en octobre 2015, veille du synode sur la famille, pour proclamer son homosexualité. Il était secrétaire adjoint de la Commission théologique internationale, basée au Vatican. L’affaire de Mgr Ricca, l’un des hommes de confiance du pape François à qui il a confié de superviser indirectement les finances du Saint-Siège est également indéniable. C’est en répondant à une question à son propos, car un scandale homosexuel le concernant était connu, dans l’avion du retour des premières JMJ de François au Brésil, que le pape a prononcé la fameuse phrase « qui suis-je pour juger ? » Il faudrait ajouter en 2018, l’affaire Barros au Chili, l’affaire du cardinal McCarrick aux États-Unis, l’affaire de Mgr Pineda au Honduras qui fut auxiliaire du cardinal Maradiaga, conseiller de François. Et celle qui vient de rebondir avec l’argentin Mgr Zanchetta qui touche très directement le pape qui l’a promu à Rome. Toutes sont des questions d’homosexualité. Il ne s’agit pas de « juger » quiconque comme dit le pape mais les accusations de Vigano ne sont pas des lubies.

À l’occasion de l’affaire Vigano, certains ont évoqué un « complot » du catholicisme conservateur américain pour déstabiliser le pape François : qu’en pensez-vous ?

Il n’est pas faux que des groupes conservateurs américains catholiques s’emploient dans une vision très « Far West » à déstabiliser le pape. Il n’est pas faux que Mgr Vigano y a des amis et des appuis. Il n’est pas faux qu’il a fait relire sa lettre par Marco Tossati – un des grands vaticanistes de la Stampa à l’époque de Jean-Paul II – aujourd’hui publiquement anti-François. Ce qui a nourri – après une première salve d’accusations diffamantes sur la personne de Vigano – la seconde ligne de défense pour contre-attaquer les révélations de sa lettre : on l’a alors accusé d’être aux mains de lobbies ennemis du pape François. Mais c’est oublier que Vigano n’est pas un prêtre du fond des Pouilles. Il a occupé la plus haute charge de gestion interne du Vatican, il a occupé le plus haut poste diplomatique, celui de Washington. Son objection de conscience vient donc de loin : il l’avait exprimée, sous Benoît XVI, contre les malversations financières dans la gestion des finances du Vatican profitant à des entreprises amies avec des « commissions », en liquide ; il l’a exprimé, sous François, contre le cardinal McCarrick, ancien archevêque de Washington qui a reconnu avoir couché avec ses… séminaristes, symbole donc des réseaux homosexuels dans l’Église. On dit Vigano rigide et ambitieux. On devrait aussi reconnaître son courage et sa conscience. Même si ce prélat a manqué de prudence en demandant au pape sa démission. […]
Via lesalonbeige

Brèves #NLH
Mgr Vigano répond aux accusations du cardinal Ouellet dans un troisième témoignage

Francois Dupas - Oct 23, 2018 1031 Views
McCarrickMgr Vigano

Ce témoignage est traduit par Jeanne Smits
Ce vendredi 19 octobre, Mgr Carlo Maria Viganò a rendu public son troisième témoignage, qui prend la forme d’une réponse au cardinal Ouellet. Il maintient ses accusations relatives à l’affaire McCarrick et accuse clairement le « fléau » qui selon lui est à la racine des scandales qui secouent l’Eglise. Je vous en propose ici la traduction complète, par mes soins, d’après le texte anglais publié par LifeSiteNews. – J.S.

Troisième témoignage de Carlo Maria Viganò :
une réponse aux accusations du cardinal Ouellet

En la fête des martyrs nord-américains

Le fait de porter témoignage de la corruption au sein de la hiérarchie de l’Eglise catholique a été pour moi une décision douloureuse, et elle le demeure. Mais je suis un homme âgé, un homme qui sait devoir bientôt rendre compte devant le Juge de ses actions et omissions, un homme qui craint Celui qui peut jeter corps et âme en enfer. Un juge qui, même dans son infinie miséricorde, accordera à chacun salut ou damnation selon ses mérites. Anticipant la question terrible de ce Juge – “Comment as-tu, toi qui avais connaissance de la vérité, pu garder le silence au milieu du mensonge et de la dépravation ?” – quelle réponse pouvais-je donner ?

J’ai témoigné avec la pleine conscience de l’inquiétude et du désarroi que mon témoignage allait provoquer chez beaucoup de personnes éminentes : des hommes d’Eglise, des frères évêques, des collègues avec qui j’avais travaillé et prié. Je savais que beaucoup d’entre eux se sentiraient blessés et trahis. Je m’attendais à ce que certains m’assaillent à leur tour, moi et mes motivations. Plus douloureux que tout, je savais qu’un grand nombre de fidèles innocents seraient troublés et déconcertés par le spectacle d’un évêque accusant des collègues et des supérieurs de méfaits, de péchés sexuels et d’une grave négligence à l’égard de leur devoir. Mais je crois que la persistance de mon silence eût mis beaucoup d’âmes en péril, et damnerait certainement la mienne. Ayant rapporté à de nombreuses reprises à mes supérieurs et même au pape le comportement aberrant de Theodore McCarrick, j’aurais pu dénoncer publiquement plus tôt les vérités dont j’avais connaissance. Si j’ai quelque responsabilité par rapport à ce retard, je m’en repens. Ce retard a été dû à la gravité de la décision que j’allais prendre, et au long travail de ma conscience.

On m’a accusé de susciter la confusion et la division au sein de l’Eglise par ce témoignage. A ceux qui pensent que cette confusion et cette division étaient insignifiantes avant août 2018, une telle assertion peut paraître plausible. Les observateurs plus impartiaux, en revanche, auront eu conscience qu’on a confusion et division à l’excès, et de longue date, comme il était inévitable dès lors que le successeur de Pierre néglige d’exercer sa mission principale, qui est d’affermir ses frères dans la foi et dans la saine doctrine morale. S’il exacerbe alors la crise par le biais de déclarations contradictoires ou déconcertantes à propos de ces doctrines, la confusion s’aggrave.

C’est pourquoi j’ai parlé. Car c’est la conspiration du silence qui a causé et qui continue de causer de grands dommages au sein de l’Eglise – des dommages frappant tant d’âmes innocentes, de vocations sacerdotales, et les fidèles en général. En ce qui concerne ma décision, que j’ai prise en conscience devant Dieu, j’accepte volontiers toute correction fraternelle, tout conseil, toute recommandation et invitation à progresser dans ma vie de foi et d’amour pour le Christ, l’Eglise et le pape.

Laissez-moi redire les éléments-clefs de mon témoignage.

En novembre 2000, le nonce aux Etats-Unis, Mgr Montalvo, informait le Saint-Siège du comportement homosexuel du cardinal McCarrick avec des séminaristes et des prêtres.
En décembre 2006 le nouveau nonce aux Etats-Unis, Mgr Pietro Sambi, informait le Saint-Siège du comportement homosexuel du cardinal McCarrick avec encore un autre prêtre.
En décembre 2006, j’ai moi-même écrit un mémorandum au secrétaire d’Etat, le cardinal Bertone, et je l’ai personnellement remis au substitut pour les affaires générales, Mgr Leonardo Sandri, appelant le pape à mettre en place des mesures disciplinaires extraordinaires à l’encontre de McCarrick afin d’éviter de futurs crimes et scandales. Ce mémorandum n’a pas reçu de réponse.
En avril 2008, une lettre ouverte au pape Benoît XVI signée de Richard Sipe a été relayée par le préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la foi, le cardinal Levada, au secrétaire d’Etat, le cardinal Bertone, faisant état d’accusations supplémentaires affirmant que McCarrick couchait avec des séminaristes et des prêtres. Je la reçus un mois plus tard, et en mai 2008 j’ai moi-même remis un deuxième mémorandum à celui qui était alors substitut pour les affaires générales, Mgr Fernando Filoni, rendant compte des accusations visant McCarrick et demandant que des sanctions soient prises à son encontre. Ce deuxième mémorandum ne devait pas non plus recevoir de réponse.
En 2009 ou 2010, j’ai appris du cardinal Re, préfet de la Congrégation des évêques, que le pape Benoît XVI avait ordonné à McCarrick de cesser tout ministère public et d’entamer une vie de prière et de pénitence. Le nonce Sambi a communiqué les ordres du pape à McCarrick avec une voix d’une force telle qu’on l’entendait dans tout le couloir de la nonciature.
En novembre 2011, le cardinal Ouellet, nouveau préfet des évêques, m’a répété, à moi le nouveau nonce aux Etats-Unis, les restrictions imposées par le pape à McCarrick, et je les ai moi-même communiquées à McCarrick, face-à-face.
Le 21 juin 2013, vers la fin d’une assemblée officielle de nonces au Vatican, le pape François m’a dit des mots énigmatiques, critiquant l’épiscopat américain.
Le 23 juin 2013, j’ai rencontré le pape François face-à-face dans son appartement pour lui demander des explications, et le pape m’a demandé : « Il cardinale McCarrick, com’è ? » (Le cardinal McCarrick, comment est-il ?), chose que je ne peux interpréter que comme une curiosité feinte visant à découvrir si j’étais ou non un allié de McCarrick. Je lui ai dit que McCarrick avait sexuellement corrompu des générations de prêtres et de séminaristes, et qu’il avait reçu ordre de Benoît XVI de se retirer et de mener une vie de prière et de pénitence.
Au lieu de cela, McCarrick a continué de jouir de l’attention particulière du Pape François ; il se vit confier par lui de nouvelles responsabilités et missions.
McCarrick faisait partie d’un réseau d’évêques qui fait la promotion de l’homosexualité ; mettant à profit la faveur dont ils jouissaient auprès du pape François, ils manipulaient les nominations épiscopales de manière à se protéger face à la justice et à renforcer le réseau homosexuel dans la hiérarchie de l’Eglise et dans l’ensemble de celle-ci. Le pape François a soit été complice de cette corruption, ou bien, sachant ce qu’il sait, gravement négligent en omettant de s’y opposer et de l’extirper.

J’ai invoqué Dieu en tant que témoin de la véracité de mes dires, et on n’a pu prouver la fausseté d’aucun d’entre eux. Le cardinal Ouellet m’a écrit pour me réprimander en raison de ma témérité parce que j’ai rompu le silence et lancé des accusations aussi graves à l’encontre de mes frères et de mes supérieurs, mais en vérité, sa remontrance m’affermit dans ma décision et, plus encore, sert à justifier mes accusations, prises séparément comme dans leur ensemble.

Le cardinal Ouellet reconnaît qu’il a parlé avec moi de la situation de McCarrick avant mon départ pour Washington où je prenais mon poste de nonce.
Le cardinal Ouellet reconnaît qu’il m’a communiqué par écrit les conditions et restrictions imposées à McCarrick par Benoît XVI.
Le cardinal Ouellet reconnaît que ces restrictions interdisaient à McCarrick de voyager ou d’apparaître en public.
Le cardinal Ouellet reconnaît que la congrégation des évêques a par écrit, d’abord par le truchement du nonce Sambi et une nouvelle fois par le mien, exigé de McCarrick qu’il s’adonne à une vie de prière et de pénitence.

Que conteste le cardinal Ouellet ?

Le cardinal Ouellet conteste la possibilité que le pape François ait pu intégrer une information importante concernant McCarrick en un jour où il avait rencontré des dizaines de nonces, n’accordant à chacun que quelques moments de conversation. Mais tel n’était pas mon témoignage. Mon témoignage est que lors d’une deuxième réunion, privée, j’ai informé le pape, répondant à sa propre question sur Théodore McCarrick, alors cardinal-archevêque émérite de Washington, personnalité éminente de l’Eglise aux Etats-Unis, et affirmant au pape que McCarrick avait sexuellement corrompu ses propres séminaristes et prêtres. Aucun pape ne saurait oublier cela.
Le cardinal Ouellet conteste l’existence dans ses archives de lettres signées par le pape Benoît XVI ou par le pape François concernant des sanctions imposées à McCarrick. Mais tel n’était pas mon témoignage. Mon témoignage est qu’il possède dans ses archives des documents-clefs – quelle que soit leur provenance – qui incriminent McCarrick et qui apportent une trace écrite des mesures prises à son encontre, et d’autres preuves de l’occultation de sa situation. Et je le reconfirme.
Le cardinal Ouellet conteste l’existence parmi les dossiers de son prédécesseur, le cardinal Re, de « mémos d’audience » imposant à McCarrick les dites restrictions. Mais tel n’était pas mon témoignage. Mon témoignage est qu’il existe d’autres documents : par exemple, une note du cardinal Re, non ex-Audientia SS.mi, signée soit par le secrétaire d’Etat ou par son substitut.
Le cardinal Ouellet rétorque qu’il est faux de présenter les mesures prises à l’encontre de McCarrick comme des « sanctions » décrétées par Benoît XVI et annulées par le pape François. C’est vrai. Il ne s’agissait pas techniquement de « sanctions », mais de dispositions, « des conditions et des restrictions ». Ergoter sur le fait de savoir s’il s’agissait de sanctions ou de dispositions ou d’autre chose est du pur légalisme. D’un point de vue pastoral il s’agit exactement de la même chose.

En résumé, le cardinal Ouellet reconnaît les affirmations importantes que j’ai exprimées que j’exprime encore, et conteste des affirmations que je n’exprime pas et que je n’ai jamais exprimées.

Sur un point, je dois absolument réfuter ce que le cardinal Ouellet a écrit. Le cardinal déclare que le Saint-Siège n’avait connaissance que de « rumeurs », qui était insuffisantes pour justifier des mesures disciplinaires à l’encontre de McCarrick. J’affirme au contraire que le Saint-Siège était conscient d’une série de faits concrets, et qu’il possède des preuves documentaires, et que les personnes responsables ont néanmoins choisi de ne pas intervenir ou qu’elles ont été empêchées de le faire. La compensation financière accordée par l’archidiocèse de Newark et le diocèse de Metuchen aux victimes des abus sexuels de McCarrick, les lettres du P. Ramsey, des nonces Montalvo en 2000 et Sambi en 2006, du Dr Sipe en 2008, mes deux notes aux supérieurs du secrétariat d’Etat, décrivant en détail des allégations concrètes à l’encontre de McCarrick, ne sont-ce donc que des rumeurs ? Ce sont des correspondances officielles, et non des ragots de sacristie. Les crimes évoqués étaient très graves, y compris celui de tenter de donner l’absolution sacramentelle à ses complices d’actes pervers, avec célébration sacrilège de la messe par la suite. Ces documents précisent l’identité des auteurs et de leur protecteur, et la séquence chronologique des faits. Ils sont conservés dans les archives adéquates ; il n’est nul besoin d’enquête extraordinaire pour les recouvrer.

Parmi les remontrances publiques qui m’ont visé j’ai remarqué deux omissions, deux silences dramatiques. Le premier silence concerne le sort des victimes. Le second est relatif à la raison sous-jacente pour laquelle il y a tant de victimes, à savoir, l’influence corruptrice de l’homosexualité au sein du sacerdoce et de la hiérarchie. Pour ce qui est du premier, il est consternant que parmi tous les scandales et toute l’indignation, on accorde si peu d’attention à ceux qui ont été abîmés par les prédations sexuelles de personnes ayant reçu la charge d’être ministres de l’Evangile. Il ne s’agit pas ici d’une affaire de règlement de comptes ou de bouderies à propos des vicissitudes des carrières ecclésiastiques. Il ne s’agit pas de politique. Il ne s’agit pas de savoir comment les historiens de l’Eglise pourront évaluer tel pontificat ou tel autre. Il s’agit des âmes. De nombreuses âmes ont été et sont encore aujourd’hui en péril de perdre leur salut éternel.

Pour ce qui est du second silence, cette crise très grave ne peut pas être abordée ni résolue de manière correcte si nous n’appelons pas les choses par leur nom. Il s’agit d’une crise due au fléau de l’homosexualité, en ses agents, en ses motifs, en sa résistance à la réforme. Il n’y a pas d’exagération à dire que l’homosexualité est devenue une plaie au sein du clergé, et il ne sera éradiqué qu’au moyen d’armes spirituelles. C’est une énorme hypocrisie que de condamner les abus, de prétendre verser des larmes sur les victimes, et de refuser cependant de dénoncer la cause qui est à la racine de tant d’abus sexuels : l’homosexualité. C’est une hypocrisie que de refuser de reconnaître que ce fléau est dû à une grave crise dans la vie spirituelle du clergé, et d’ommettre de prendre les mesures nécessaires pour y remédier.

Il existe incontestablement des clercs coureurs de jupons, et incontestablement, ils font du tort eux aussi à leurs propres âmes, aux âmes de celles qu’ils corrompent, et à l’Eglise en général. Mais ces violations du célibat sacerdotal sont en général confinées aux individus directement concernés. Les clercs coureurs de jupons ne recrutent en général pas d’autres coureurs, ils ne travaillent pas à leur promotion, ni n’occultent leurs méfaits – tandis que que les preuves de la collusion homosexuelle, avec ses racines profondes si difficiles à extirper, sont accablantes.

Il est bien établi que les prédateurs homosexuels exploitent le privilège clérical à leur propre avantage. Mais affirmer que la crise elle-même est constituée par le cléricalisme est pur sophisme. Cela revient à prétendre qu’un moyen, un instrument, est en réalité le principal motif.

La dénonciation de la corruption homosexuelle et de la lâcheté morale qui lui permet de prospérer ne recueille pas de nos jours les congratulations, pas même dans les plus hautes sphères de l’Eglise. Je ne suis pas étonné de ce que, ayant attiré l’attention sur ces fléaux, je sois accusé de déloyauté à l’égard du Saint-Père, et de fomenter une rébellion ouverte et scandaleuse. Mais la rébellion supposerait d’exhorter d’autres à renverser la papauté. Je n’exhorte à rien de tel. Je prie chaque jour pour le pape François – plus que je ne l’ai jamais fait pour les autres papes. Je demande, je supplie même de la manière la plus ardente, le Saint-Père d’être à la hauteur des engagements qu’il a lui-même pris lorsqu’il a assumé son office de successeur de Pierre. Il a pris sur lui la mission de confirmer ses frères et de conduire toutes les âmes à la suite du Christ, dans le combat spirituel, sur le chemin de la Croix. Qu’il reconnaisse ses erreurs, qu’il se repente, qu’il montre sa disposition à remplir le mandat confié à Pierre et que, une fois converti, il affermisse ses frères (Luc 22:32).

En conclusion, je veux répéter mon appel à mes frères évêques et aux prêtres qui savent que mes déclarations sont vraies et qui peuvent en témoigner, ou qui ont accès aux documents qui peuvent lever tout doute sur cette affaire. Vous êtes, vous aussi, face à un choix. Vous pouvez choisir de vous retirer de la bataille, de soutenir la conspiration du silence et de détourner vos yeux devant la corruption qui s’étend. Vous pouvez faire des excuses, des compromissions et des justifications qui retarderont l’heure de vérité. Vous pouvez vous consoler à l’aide du mensonge et de l’illusion selon lesquelles il sera plus facile de dire la vérité demain, puis le lendemain, et ainsi de suite.

A l’inverse, vous pouvez choisir de parler. Vous pouvez faire confiance à Celui qui nous a dit : « La vérité vous rendra libres. » Je ne dis pas qu’il sera facile de choisir entre se taire et parler. Je vous exhorte à considérer quel choix – sur votre lit de mort, puis devant le juste Juge – vous ne regretterez pas d’avoir fait.

Carlo Maria Viganò

Archevêque tit. d’Ulpiana

Nonce apostolique



Le19 octobre 2018
Fête des martyrs nord-américains

Source : https://www.infocatho.fr/tag/mgr-vigano/

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Plus je réfléchis, plus je suis consterné de la masse d'idées fausses dans lesquelles nous nous noyons ; plus je comprends cette décadence absolue de tant de peuples que nous retrace l'histoire. C'EST L'ERREUR PLUS QUE LE VICE QUI LES A PERDUS. Le vice et même le crime ont des limites, l'erreur n'en a pas. IL FAUT DONC DIRE LA VÉRITÉ SANS FINESSE, NI STRATÉGIE HABILE."
Mgr Delassus, Semaine Religieuse de Cambrai, 1884, p. 735
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Archevêque VIGANO sédévacantiste ! Empty
MessageSujet: Re: Archevêque VIGANO sédévacantiste !   Archevêque VIGANO sédévacantiste ! Icon_minitimeMer 17 Juin 2020 - 10:09

Michael J. Matt (MJM) : Excellence, avec quel regard le Chrétien doit-il évaluer la pandémie de covid-19 ?

+ Carlo Maria Viganò : La pandémie du coronavirus, comme toutes les maladies et la mort elle-même, sont une conséquence du péché originel. Le péché d'Adam, notre premier parent, nous a privés, lui et nous, non seulement de la grâce divine, mais aussi de tous les autres bienfaits que Dieu a donnés à la création. C'est alors que la maladie et la mort sont entrées dans le monde comme châtiment pour avoir désobéi à Dieu. La Rédemption qui nous a été promise dans le Protévangile (Genèse 3), prophétisée dans l'Ancien Testament et accomplie avec l'Incarnation, la Passion, la Mort et la Résurrection de Notre Seigneur, a racheté Adam et ses descendants de la damnation éternelle ; mais les conséquences du péché originel sont restées gravées comme une marque de l’ancienne chute et ne seront restaurées qu'à la Résurrection de la chair, qui surviendra au Jour du Jugement - comme nous le proclamons dans le Credo. Il faut s'en souvenir, surtout à une époque où les principes fondamentaux du Catéchisme sont méconnus, voire niés.

Les catholiques savent que la maladie, et par conséquent les épidémies, la souffrance et la perte d'un être cher, doivent être acceptées dans un esprit de foi et d'humilité, et même en expiation de nos propres péchés. Grâce à la Communion des Saints - par laquelle les mérites de tous les baptisés sont transmis aux autres membres de l'Église – nous pouvons également offrir ces épreuves pour le pardon les péchés d’autrui, pour la conversion de ceux qui ne croient pas encore et pour hâter la purification des Âmes Saintes au Purgatoire. Une épreuve aussi redoutable que le covid-19 peut être une occasion précieuse pour grandir dans la foi et dans une charité ardente.

Comme nous l'avons vu, si nous ne considérons que l'aspect clinique de la maladie – contre lequel nous devons certainement faire tout ce qui est en notre pouvoir –, cela supprime toute dimension transcendante à notre vie, la privant de ce regard surnaturel, sans lequel inévitablement nous nous enfermons dans un égoïsme aveugle et sans espoir.

MJM : Plusieurs évêques et prêtres ont affirmé que Dieu « ne punit pas » et que considérer le coronavirus comme un fléau est une « idée païenne ». Êtes-vous d'accord avec cela ?

La toute première punition, comme je le disais, a été infligée à notre premier parent. Cependant, selon les paroles de l'Exsultet chanté lors de la Vigile pascale : O felix culpa, qui talem ac tantum meruit habere Redemptorem ! Ô heureuse faute, qui nous valut un tel Rédempteur !

Un père qui ne punit pas ses enfants ne les aime pas vraiment, mais les néglige ; un médecin qui observe avec insouciance l'aggravation de son patient jusqu'à ce que la gangrène s'installe, ne cherche pas son rétablissement. Dieu est un Père très aimant qui nous enseigne ce que nous devons faire pour entrer dans le bonheur éternel du Ciel. Lorsque, par le péché, nous désobéissons à ses commandements, il ne nous laisse pas mourir, mais il vient nous chercher et nous envoie de nombreux avertissements, parfois même très sévères, afin que nous nous convertissions, que nous nous repentions, que nous fassions pénitence et retrouvions ainsi notre amitié avec Lui. « Vous êtes mes amis, si vous faites ce que je vous commande. » Je pense que ses paroles de Notre Seigneur ne laissent aucune place à l'ambiguïté.

Je voudrais également ajouter que la vérité sur un Dieu juste qui récompense les bons et punit les méchants fait partie de notre héritage commun, issu de la loi naturelle que Notre Seigneur a inscrite en tout homme, de toutes les époques. C'est un appel, une nostalgie ineffaçable du paradis terrestre, qui permet aux païens eux-mêmes de comprendre que la Foi catholique est l’aboutissement nécessaire de tout ce qu'un cœur sincère et bien disposé leur suggère. Je suis surpris qu'aujourd'hui, au lieu de souligner cette vérité inscrite si profondément dans le cœur de chacun, ceux qui nourrissent une si grande sympathie pour les païens n'acceptent pas ce que l'Église a toujours considéré comme la meilleure façon de les gagner au Christ.

MJM : Votre Excellence pense-t-elle qu'il y a certains péchés qui ont provoqué la colère de Dieu plutôt que d'autres ?

Les crimes qui souillent chacun de nous aux yeux de Dieu sont de nouveaux coups de marteau sur les clous qui ont percés les Mains vénérables de Notre Seigneur, un coup de fouet arrachant la chair de son Corps sacré, un crachat sur son Visage bien-aimé. Si seulement nous pouvions considérer cela au plus intime de notre esprit, nous ne pécherions plus jamais. Et les pécheurs pleureraient avec une profonde tristesse pour le restant de leurs jours. Et pourtant, c'est bien cela qui s'est réellement passé : au cours de Sa Passion, notre divin Sauveur a pris sur Lui non seulement le péché originel, mais aussi tous nos péchés, de tous les temps et de tous les hommes. La chose la plus admirable est que Notre Seigneur a voulu endurer la mort sur la Croix, alors qu'une seule goutte de son Sang très précieux aurait suffi à nous racheter tous. « Cujus una stilla salvum facere totum mundum quit ab omni scelere », comme nous l'enseigne saint Thomas.

Outre les péchés commis individuellement, il y a aussi les péchés des sociétés et des nations. L'avortement, qui continue de tuer des enfants innocents même pendant la pandémie ; le divorce, l'euthanasie, l'horreur des soi-disant « mariages » homosexuels, la célébration de la sodomie et d'autres perversions terribles, la pornographie, la corruption des enfants, la spéculation de l'élite financière, la profanation du dimanche...

MJM : Pouvons-nous demander pourquoi Votre Excellence fait une distinction entre les péchés des individus et les péchés des nations ?

Saint Thomas d'Aquin enseigne qu'il est du devoir de l'individu de reconnaître, d'adorer et d'obéir au seul vrai Dieu. De même, la société – composée d’individus – ne peut pas ne pas reconnaître Dieu et veiller à ce que ses lois permettent à ses membres d'atteindre le bien surnaturel auquel ils sont ordonnés. Il y a des nations qui non seulement ignorent Dieu, mais le nient ouvertement ; qui imposent à leurs citoyens des lois contraires à la morale naturelle et à la foi catholique, telles que la reconnaissance du droit à l'avortement, à l'euthanasie et à la sodomie; qui travaillent à la corruption des enfants et violent leur innocence ; qui accordent le droit de blasphémer la Divine Majesté : ces nations ne peuvent échapper au châtiment de Dieu. Les péchés publics réclament une confession publique et une expiation publique, pour obtenir un pardon public. N'oublions pas que la communauté ecclésiale, qui est aussi une société, n'est pas exempte de la punition céleste lorsque ses responsables se rendent coupables d'offenses collectives.

MJM : Voulez-vous dire par là qu’il y a aussi des fautes de l’Eglise ?

L'Église est en elle-même et toujours indéfectiblement sainte, parce qu'elle est le Corps mystique de Notre Seigneur, et il serait non seulement téméraire mais blasphématoire de penser que l’institution divine que la Providence a placée sur cette terre comme dispensatrice de la Grâce et seule Arche du Salut puisse être le moins du monde imparfaite. Les louanges que nous attribuons à la Très Sainte Vierge – qui est justement Mater Ecclesiae – peuvent être chantées à la gloire de l'Église : elle est Médiatrice de toutes les grâces par les Sacrements; elle est la Mère du Christ dont elle engendre les membres ; elle est l'Arche de l'Alliance, qui abrite le Pain du Ciel et la table des Commandements; l’Église est le refuge des pécheurs, à qui elle accorde le pardon dans le Sacrement de Pénitence ; elle est la santé des malades, à qui elle a toujours prodigué ses soins; elle est reine de la paix, qu’elle diffuse en prêchant l'Évangile. Mais elle est aussi « terrible comme armée rangée en bataille », car Notre-Seigneur a conféré à ses ministres sacrés le pouvoir de chasser les démons et l’autorité des Saintes Clefs, grâce auxquelles elle ouvre et elle ferme les portes du Ciel. N'oublions pas que l'Église n'est pas seulement l'Église militante ici sur terre, mais aussi l'Église triomphante et l'Église pénitente, dont les membres sont tous des saints.

Je dois également affirmer que bien que l'Église du Christ soit sainte, elle peut être cependant ici bas pécheresse en ses membres, y compris les membres de sa Hiérarchie. En ces temps troublés, nous avons malheureusement de nombreux exemples de clercs indignes, comme l'ont montré les scandales d'abus commis par eux, même par des évêques et des cardinaux.

L'infidélité des Pasteurs sacrés est un scandale pour leurs confrères et pour de nombreux fidèles, non seulement en termes de perversions sexuelles et de soif de pouvoir, mais aussi – je dirais même surtout – lorsqu'ils touchent à l'intégrité de la Foi, à la pureté de la doctrine de l'Église et à la sainteté des mœurs. Des actes d'une gravité inouïe ont été posés, comme nous l'avons vu avec l'adoration de l'idole de la pachamama au cœur du Vatican. En effet, je crois que Notre-Seigneur est particulièrement outré par la multitude de péchés et de scandales commis par ceux qui devraient être un exemple et un modèle, en tant que pasteurs, pour le troupeau qui leur est confié.

De plus, n’oublions pas que le mauvais exemple offert par une grande partie de la hiérarchie n'est pas seulement un scandale pour les catholiques, mais aussi pour de nombreuses personnes qui, bien qu’elles n’appartiennent pas à l’Église, la considère comme un phare et un point de référence. Et ce n'est pas tout : ce fléau ne peut dispenser l'Église, dans sa hiérarchie, de faire un sévère examen de conscience, pour s'être rendue au monde. L’Église ne peut échapper au devoir de condamner fermement toutes les erreurs qu'elle a laissé se répandre en son sein après le Concile Vatican II et qui ont attiré de justes châtiments sur elle-même et sur le monde : nous devons réparer ces erreurs et retourner à Dieu.

Je regrette de constater qu'aujourd'hui encore, alors que nous sommes tous témoins de la colère divine qui frappe le monde, nous continuons à offenser la Majesté de Dieu en parlant de « la vengeance de la Terre Mère qui réclame le respect », comme l'a affirmé le pape il y a quelques jours dans sa énième interview. Il est en revanche urgent de demander pardon pour le sacrilège perpétré dans la basilique Saint-Pierre, en la reconsacrant selon les normes canoniques avant d’y célébrer à nouveau le Saint Sacrifice de la Messe.
Une procession pénitentielle solennelle devrait également être organisée - même des seuls prélats - présidée par le pape, qui implore la miséricorde de Dieu sur eux-mêmes et sur le peuple. Ce serait un geste d’authentique humilité, que de très nombreux fidèles attendent, en réparation des péchés commis.

Comment pouvons-nous taire notre désarroi lorsque nous entendons des paroles comme celles prononcées à Sainte Marthe le 26 mars ? Le pape a dit à cette occasion : « Que le Seigneur ne nous trouve pas, au terme de notre vie, et dise à chacun de nous : Tu t’es perverti. Tu t’es éloigné du chemin que je t’avais indiqué. Tu t’es prosterné devant une idole. » Nous sommes complètement bouleversés et indignés en écoutant de telles paroles, en considérant que le pape a lui-même consommé un véritable sacrilège à la face du monde, jusque sur l’Autel de la Confession de Saint Pierre, une véritable profanation, un acte d’apostasie, avec l’idole immonde et démoniaque de pachamama.

MJM : En la fête de l'Annonciation de Notre-Dame, les évêques du Portugal et d'Espagne ont consacré leurs pays au Sacré-Cœur de Jésus et au Cœur Immaculé de Marie. Les évêques d'Irlande, d'Angleterre et du Pays de Galles ont fait de même. Dans de nombreux diocèses et villes ailleurs, les évêques et les autorités locales ont placé leurs communautés sous la protection de la Très Sainte Vierge Marie. Comment Votre Excellence considère-t-elle ces événements ?

Ce sont là des gestes qui suscitent de l’espérance, bien qu’insuffisants pour réparer nos fautes, et jusqu’ici ignorés par les sommets de l’Eglise, tandis que le peuple chrétien crie haut et fort pour un geste solennel et choral à ses Pasteurs. Notre Dame, à Fatima, a demandé que le Pape et tous les évêques consacrent la Russie à son Cœur Immaculé, annonçant des malheurs et des guerres jusqu'à ce que cela se produise. Ses appels sont restés sans réponse. Que les Pasteurs se repentent et obéissent à la Vierge Très Sainte ! Il est honteux et scandaleux que l’Église en Italie ne se soit pas jointe à cette grande initiative !

MJM : Comment jugez-vous la suspension des célébrations étendue presque partout dans le monde ?

C'est une grande souffrance, je dirais même la plus grande qui a été imposée à nos fidèles, tout spécialement aux mourants, les privant du recours aux sacrements.
Dans cette situation, il a semblé que les Évêques, à quelques rares exceptions près, n'aient eu aucun scrupule à fermer les églises et à empêcher la participation des fidèles au Saint Sacrifice de la Messe. Ils se sont comportés comme de froids bureaucrates, comme des exécuteurs de la volonté du Prince : cette attitude est désormais perçue par la plupart des fidèles comme un signe inquiétant de leur manque de Foi. Et comment les blâmer ?

Je me demande – et je tremble de l’affirmer – si la fermeture des églises et la suspension des célébrations n’est pas une punition que Dieu a ajoutée à la pandémie. « Ut scirent quia quae peccat quis, per haec et torquetur. Afin qu’ils comprennent que l’on est châtié par où l’on pèche» (Sagesse 11, 17). Offensé par la négligence et le manque de respect de tant de ses Ministres, outragé par les profanations du Saint-Sacrement qui se produisent quotidiennement avec l’habitude sacrilège d’administrer la Communion dans la main, las de supporter des chansons vulgaires et des sermons hérétiques, Notre-Seigneur se complaît de nos jours encore d’entendre s’élever vers Lui – depuis le silence de nombreux Autels – la louange sobre et austère de tant de prêtres qui célèbrent la Messe de toujours. Cette Messe qui remonte aux temps des Apôtres, et qui a toujours été, au cours de l’histoire, le cœur palpitant de l'Église. Prenons très au sérieux cet avertissement très solennel : Deus non irridetur. On ne se moque pas de Dieu!

Je comprends et partage, bien entendu, le respect dû aux principes fondamentaux de protection et de sécurité que l’Autorité civile établit pour la santé publique. Cependant, tout comme elle a le droit d'adopter des mesures affectant le corps, l’autorité ecclésiastique a le droit et le devoir de s’occuper de la santé des âmes : elle ne peut priver les fidèles de la très sainte Eucharistie, encore moins du sacrement de Pénitence et du Saint Viatique. Pourtant, alors que les magasins et les restaurants étaient encore ouverts, de nombreuses conférences épiscopales avaient déjà ordonné la suspension des fonctions sacrées, sans que les Autorités civiles ne le demandent.
Cette attitude révèle la situation douloureuse dans laquelle se trouve la Hiérarchie, prête à sacrifier le bien des âmes pour plaire au pouvoir de l'État ou à la dictature de la « pensée unique ».

MJM : Votre Excellence a mentionné les restaurants. Que dites-vous des repas pour les pauvres qui ont été offerts ces derniers mois dans les lieux de culte eux-mêmes ?

Pour un vrai catholique, l’assistance à ceux qui sont dans le besoin a son propre moteur dans la vertu de charité, c’est-à-dire en Dieu lui-même - Deus Caritas est. Il aime le Seigneur par-dessus tout, et le prochain par amour pour Lui. Cela lui donne de voir le Christ - conformément aux béatitudes évangéliques - dans les pauvres, les malades, les prisonniers et les orphelins. L’Église a toujours été, depuis ses débuts, un exemple lumineux en ce domaine, au point que les païens eux-mêmes en ont été édifiés. L'histoire témoigne des nombreuses et impressionnantes œuvres d'assistance mises en place grâce à la générosité des fidèles, même en période d’ouverte hostilité de l’État, qui bien souvent s’est emparé des biens des fondations, mu par la haine que la franc-maçonnerie nourrissait envers un témoignage aussi limpide des catholiques. Le soin des pauvres et des marginaux n’est pas une nouveauté du « nouveau cours bergoglien », il n’est pas non plus l’apanage d’organisations idéologiquement alignées. Mais il est significatif que l’accent posé idéologiquement sur l’assistance aux pauvres apparaisse sans aucune référence au surnaturel, limité aux seules œuvres de miséricorde corporelle, en évitant méticuleusement les œuvres de miséricorde spirituelle. Et ce n'est pas tout : le pontificat actuel a définitivement sanctionné la renonciation au caractère missionnaire de l'Église, à l’apostolat, qualifié avec le terme péjoratif de prosélytisme. Tout se limite à fournir de la nourriture, de l'hospitalité et des soins de santé, mais personne ne prodigue de nourriture, d'hospitalité ou de soins aux âmes de ceux qui en ont si désespérément besoin, réduisant ainsi l’Église à une ONG à des fins philanthropiques. Mais la Charité n'est pas une variation de la philanthropie d’inspiration maçonnique, à peine voilée d’un vague spiritualisme, mais son exact contraire. La solidarité que nous voyons à l'œuvre de nos jours nie qu'il n'y ait qu'une seule vraie Église, dont le message de salut doit être prêché à ceux qui ne lui appartiennent pas encore. Ce n'est pas tout : en raison des graves déviations qui se sont répandues dans l'Église avec le Concile, en matière de liberté religieuse et d'œcuménisme, de nombreux organismes caritatifs confirment aujourd'hui dans leur paganisme ou leur athéisme les personnes qui leur sont confiées, allant jusqu’à leur offrir des lieux de culte où ils peuvent prier. Nous avons vu également des cas déplorables de Messes au cours desquelles, à la demande explicite du célébrant, le coran a été proclamé à la place de l’Évangile, ou, comme cela s'est produit récemment, l'idolâtrie a été pratiquée dans des églises catholiques.

Je crois que la décision de transformer les églises en réfectoires ou en dortoirs pour y abriter les personnes dans le besoin est un phénomène révélateur de cette hypocrisie sous-jacente qui, comme dans le cas de l'œcuménisme, utilise un prétexte apparemment louable - assister les nécessiteux ou accueillir les réfugiés - comme un instrument pour réaliser progressivement le rêve maçonnique d’une grande religion universelle sans dogmes, sans rites, sans Dieu. Utiliser les églises comme des tavernes, en présence de prélats complaisants, en train de servir des pizzas ou des côtelettes avec un tablier par dessus leur robe ecclésiastique, revient à les profaner; surtout lorsque ceux qui s’exposent aux photographes en souriant se gardent bien d’ouvrir les portes de leur palais épiscopal à ceux dont ils veulent profiter à des fins politiques. Pour revenir sur ce que je disais tout à l’heure, il me semble que ces sacrilèges soient eux aussi à l’origine de la pandémie actuelle et de la fermeture des églises.

Il me semble également que trop souvent la pauvreté de tant de malheureux est mise en scène. Nous ne l'avons que trop souvent vu avec les débarquements de clandestins, transportés par des marchands d’esclaves, dans le seul but de mettre en place une industrie de l'accueil, derrière laquelle se cachent non seulement des intérêts économiques sordides, mais aussi une complicité non-avouée avec ceux qui cherchent à détruire l'Europe chrétienne, à commencer par l'Italie.

MJM : Dans certains cas, comme dans la ville de Cerveteri près de Rome, les forces de l'ordre ont arrêté un prêtre qui célébrait la Messe. Comment les autorités de l'Eglise ont-elles réagi à ce genre de faits ?

Le cas de Cerveteri a pu relever d’un excès de zèle de la part de deux gardes municipaux, très probablement stressés par le climat alarmant qui est apparu depuis le début de l'épidémie. Mais il doit être clair, surtout dans un pays comme l'Italie, dans lequel est en vigueur un Concordat entre l'Église Catholique et l’État, que les autorités ecclésiastiques jouissent d’un droit exclusif sur les lieux de culte. Le Saint-Siège et l'Ordinaire du lieu auraient dû protester fermement contre une telle violation du Traité du Latran, qui a été confirmé à nouveau en 1984 et qui est toujours en vigueur. Une fois de plus, l'autorité des évêques, qui leur a été octroyée directement par Dieu, se dissout comme neige au soleil, démontrant une pusillanimité qui pourrait à l’avenir autoriser des abus plus graves encore. Permettez-moi de profiter de cette occasion pour solliciter une condamnation très ferme de cette ingérence intolérable de l’Autorité civile dans des affaires qui relèvent directement de la responsabilité de l’Autorité ecclésiastique.


MJM : Le pape François a invité tous les chrétiens, catholiques et non-catholiques, à se réunir le 25 mars pour demander à Dieu de mettre fin à cette pandémie, et il a laissé entendre que les membres d'autres religions pourraient se joindre à sa prière.

Le relativisme religieux qui s’est faufilé dans l’Eglise avec le Concile Vatican II a effacé chez de nombreuses personnes, la persuasion que la foi catholique est le seul moyen de salut, et que le Dieu Unique en trois Personnes que nous adorons, est le seul vrai Dieu.

Dans sa déclaration d'Abou Dhabi, le pape Bergoglio a déclaré que toutes les religions sont voulues par Dieu : ceci n’est pas seulement une hérésie, mais une forme d’apostasie très grave et un blasphème. En effet : affirmer que Dieu accepte d’être adoré indépendamment de la façon dont Il s’est Lui-même révélé, signifie que l'Incarnation, la Passion, la Mort et la Résurrection de notre Sauveur sont complètement dénuées de sens. Cela signifie nier, rendre inutile, vaine la raison d’être de l'Église, la raison pour laquelle des millions de saints martyrs ont livré leur vie, la raison pour laquelle les Sacrements ont été institués et pour laquelle le sacerdoce et la papauté elle-même existent.

Malheureusement, juste au moment où nous devrions expier les offenses infligées à la divine Majesté, voici quelqu'un qui nous demande de Le prier avec ceux qui refusent d’honorer Sa Très Sainte Mère, le jour de Sa Fête. Est-ce là la meilleure façon pour mettre fin au fléau qui nous frappe ?


MJM : Il est vrai aussi que la Pénitencerie Apostolique a accordé des indulgences spéciales à ceux qui sont frappés par cette terrible affliction et à ceux qui les assistent matériellement et spirituellement.

Tout d'abord, il est nécessaire de souligner avec force que les indulgences ne peuvent jamais remplacer les sacrements. Nous devons résister fermement aux décisions infâmes de quelques pasteurs, qui ont récemment interdit à leurs prêtres d'entendre des confessions ou d’administrer le baptême. Ces mesures – ainsi que l'interdiction des Messes publiques et la suspension de la Sainte Communion – sont contraires à la Loi divine et sont la preuve que derrière tout cela se cache Satan. Seul l’Ennemi peut inspirer de telles mesures entraînant la perte spirituelle de nombreuses âmes. Ce serait comme ordonner aux médecins de ne pas traiter des patients en danger de mort.

L'exemple de l’épiscopat polonais, ordonnant de multiplier les célébrations eucharistiques afin de permettre la participation des fidèles sans risques de contagion, devrait être suivi par toute l’Église, si la Hiérarchie se souciait réellement du salut éternel du peuple chrétien. Il est significatif qu'en Pologne, l’impact de la pandémie soit plus faible que dans d'autres pays.

La doctrine des Indulgences survit aux attaques des novateurs, et c'est une bonne chose. Cependant, si le Souverain Pontife a le pouvoir de puiser dans les richesses infinies de la Grâce, il est également vrai que les indulgences ne peuvent être banalisées ou considérées comme une sorte de prime ou de solde de fin de saison. Les fidèles ont ressenti la même chose à l’occasion du Jubilé de la Miséricorde : l’Indulgence plénière a été accordée dans des conditions telles que ceux qui devaient en bénéficier se sont à peine rendu compte de la gravité de la démarche. Il se pose également le problème de la Confession sacramentelle et de la Communion eucharistique nécessaires pour bénéficier des indulgences, que la Pénitencerie Apostolique a reporté à une date non précisée : « dès que cela sera possible ».

MJM : Croyez-vous que les dispenses relatives à l’absolution générale au lieu de l'absolution individuelle peuvent s'appliquer dans l'épidémie actuelle ?

Un danger de mort imminent justifie certaines solutions que l'Église, dans son zèle pour le salut éternel des âmes, a toujours généreusement permises. C'est le cas de l'absolution générale pour les soldats sur le point d'aller au combat, ou pour les personnes à bord d'un navire qui coule. Si l’urgence dans une unité de soins intensifs ne permet l’accès au prêtre que dans des conditions extrêmement strictes, et qu'il ne peut entendre les confessions individuelles des mourants, je pense qu'une telle solution peut être la meilleure. Toutefois, si un précédent est créé, selon lequel l'absolution générale est étendue à tous les cas, même lorsque les pénitents ne sont pas en danger de mort immédiate, nous devons être extrêmement prudents pour veiller à ce que l'Église autorise dans les cas extrêmes ne devienne pas la norme.

Permettez-moi de rappeler également que la Messe diffusée par Internet ou à la télévision ne remplit pas le précepte de participer à la Messe dominicale. Cela peut être un moyen louable de sanctifier le jour du Seigneur lorsque l’on est dans l’impossibilité de se rendre à l'église ; mais nous devons toujours nous rappeler que la pratique sacramentelle ne peut pas être remplacée par la virtualisation du sacré. De même que dans l’ordre naturel nous ne pouvons pas nourrir notre corps en regardant l’image d’un aliment.

MJM : Quel message Votre Excellence souhaite-t-elle transmettre à ceux qui ont, aujourd’hui, la responsabilité de défendre et de guider le troupeau du Christ ?

Il est indispensable et urgent que le pape, tous les évêques, les prêtres et les religieux s’engagent dans une authentique conversion. C'est ce que réclament les laïcs, qui souffrent en proie à la confusion, faute de guides fidèles et sûres.

Nous ne pouvons pas permettre que le troupeau que le divin Pasteur nous a confié pour le gouverner, le protéger, le conduire au salut éternel, soit dispersé par des mercenaires infidèles. Nous devons nous convertir, pour n’appartenir qu’à Dieu seul, sans aucun compromis avec le monde.

Les évêques doivent reprendre conscience de leur propre Autorité apostolique, qui est personnelle, qui ne peut être déléguée à des sujets intermédiaires comme les Conférences épiscopales ou les synodes, qui ont faussé l'exercice du ministère apostolique, causant ainsi de sérieux dommages à la constitution divine de l'Église, telle que le Christ l’a voulue.

Assez de voies synodales ! Assez d’une collégialité mal comprise ! Assez de cet absurde sentiment d'infériorité et de flatterie à l’égard du monde ! Assez de cet usage hypocrite du dialogue au lieu de l’annonce intrépide de l'Évangile ! Assez de l’enseignements de fausses doctrines et la peur de prêcher la pureté et la sainteté de la vie ! Assez de silences craintifs devant l'arrogance du mal ! Assez de l’occultation d’ignobles scandales. Assez de mensonges, de tromperies, de vengeance !

La vie chrétienne est une milice, un combat, et non une marche insouciante vers l'abîme. À chacun de nous, en raison des Ordres sacrés dont nous sommes investis, le Christ demandera de rendre compte des âmes que nous avons sauvées, et de celles que nous avons perdues, pour ne pas les avoir prévenues et aidées. Revenons à l’intégrité de la Foi, à la sainteté des mœurs, au seul culte qui plaise à Dieu !

Conversion et pénitence, donc, comme nous le demande la Très Sainte Vierge, Mère de l'Église ! Demandons tous à la Vierge Marie, Tabernacle du Très-Haut, de donner aux prêtres et aux évêques l'élan héroïque dont ils ont besoin pour sauver l'Église et pour réaliser la victoire de son Cœur Immaculé.

+ Carlo Maria Viganò
Premier dimanche de la Passion 2020

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Plus je réfléchis, plus je suis consterné de la masse d'idées fausses dans lesquelles nous nous noyons ; plus je comprends cette décadence absolue de tant de peuples que nous retrace l'histoire. C'EST L'ERREUR PLUS QUE LE VICE QUI LES A PERDUS. Le vice et même le crime ont des limites, l'erreur n'en a pas. IL FAUT DONC DIRE LA VÉRITÉ SANS FINESSE, NI STRATÉGIE HABILE."
Mgr Delassus, Semaine Religieuse de Cambrai, 1884, p. 735
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MessageSujet: Re: Archevêque VIGANO sédévacantiste !   Archevêque VIGANO sédévacantiste ! Icon_minitimeJeu 18 Juin 2020 - 12:02

Communiqué de presse du jeudi 09 avril 2020

Mgr Viganò invite les Évêques et les Prêtres 
à réciter l’Exorcisme le Samedi Saint

Le 13 octobre 1884, Léon XIII eut une vision terrible de l’assaut des puissances infernales contre la Sainte Église, et ordonna de réciter la prière à saint Michel Archange à la fin de la Messe. Il composa un exorcisme qu’il a inclus dans le Rituel Romain, faisant mention expresse de ce qu’il avait vu : « L’Église, Épouse de l’Agneau Immaculé, est saturée d’amertume et enivrée de poison par de redoutables ennemis, qui ont posé leurs mains sacrilèges sur tout ce qu’il y a de plus désirable. Là où se trouve le Siège de Pierre et la Chaire de la Vérité, érigée pour illuminer les peuples, ils y ont établi le trône de l’abomination et leur impiété, afin qu’après avoir frappé le berger, le troupeau soit également dispersé. »

Dans ces jours de profonde détresse, où la pandémie prive les Catholiques de la Messe et des Sacrements, le démon se déchaîne en multipliant ses attaques pour induire les âmes au péché. Les jours bénis de la Semaine Sainte, jusqu’ici consacrés à la Confession en préparation de la Communion de Pâques, nous voient tous contraints à un confinement forcé, mais cela ne nous empêche pas de prier le Seigneur.

Étant une journée de silence, dans l’attente de l’annonce de la Résurrection, ce Samedi Saint peut être une occasion précieuse pour tous les Ministres sacrés. Il n’est pas nécessaire de sortir, il n’est pas nécessaire de briser les interdictions de l’autorité civile.

Je demande de prier, sous la forme que Léon XIII a établie pour toute l’Église, en récitant ensemble l’Exorcisme contre Satan et les anges rebelles (Exorcismus in Satanam et angelos apostaticos, Rituale Romanum, Tit. XII, Caput III), à 15 heures (heure de Rome – CEST) le Samedi 11 avril 2020, nous unissant ainsi dans une bataille spirituelle contre l’Ennemi commun de l’humanité.

Le Samedi Saint est le jour où l’on célèbre la descente aux enfers de Notre Seigneur Jésus-Christ, pour libérer les âmes des Pères des chaînes de Satan. Dans le grand silence après la Passion et la Mort du Seigneur, la Sainte Vierge a veillé et elle a cru, attendant avec confiance la Résurrection de son Fils bien-aimé. Au moment où le monde semble avoir vaincu, se prépare le triomphe de la gloire de Pâques.

Je demande à tous mes Confrères dans l’Épiscopat et à tous les prêtres de s’unir dans cette prière d’Exorcisme, conscients que ce puissant sacramentel — surtout s’il est récité en communion avec tous les autres Pasteurs — aidera l’Église et le monde dans la lutte contre Satan. Je recommande également d’utiliser l’étole, signe du pouvoir sacerdotal, et l’eau bénite.

Que la Très Sainte Vierge, terrible comme une armée déployée au combat, et Saint Michel Archange, Patron de la Sainte Église et Prince des milices célestes, nous protègent tous.

+ Carlo Maria Viganò,

Archevêque titulaire d’Ulpiana

Jeudi Saint 2020

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Mgr Delassus, Semaine Religieuse de Cambrai, 1884, p. 735
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MessageSujet: Re: Archevêque VIGANO sédévacantiste !   Archevêque VIGANO sédévacantiste ! Icon_minitimeMer 24 Juin 2020 - 14:22

Réponse d'Athanase SCHNEIDER sur Vatican 2 :

Mgr Athanasius Schneider publie ce jour un texte intitulé « Quelques réflexions sur le concile Vatican II et la crise actuelle de l'Eglise », afin de clarifier sa position sur le Concile. Il y insiste respectueusement sur le fait qu’il n’est pas favorable au rejet radical de Vatican II, une position récemment exprimée ouvertement par certains membres du clergé. Les présentes réflexions de Mgr Schneider, tirées pour partie du chapitre correspondant de son livre d’entretiens avec Diane Montagna, Christus Vincit, Christ’s Triumph Over the Darkness of the Age, développent certains points de sa discussion à propos de Vatican II, à la lumière des débats récents.

D’abord publié en anglais par Angelico Press en octobre 2019, Christus Vincit doit paraître cette semaine en allemand et en portugais. La version française, Christus vincit, Le triomphe du Christ sur les ténèbres de notre temps paraîtra à la rentrée et sera disponible via ce blog.

[Pour recevoir l’annonce de la parution de ce livre qui propose une vaste réflexion sur la situation présente de l’Eglise et ses rapports avec le monde, mais aussi des propos plus personnels de Mgr Schneider sur son enfance, sa vocation, l’islam, la perte du sens du surnatural, Fatima, les anges et bien d’autres sujets, je vous invite à m’envoyer une courriel à jeanne.smits.blog@gmail.com et je vous avertirai le moment venu.]

Son Excellence Mgr Schneider a donné le texte officiel de ces réflexions en exclusivité à The Remnant pour l’anglais, à Corrispondenza Romana pour l’italien et l’espagnol, et au Blog de Jeanne Smits pour le français. Tous droits réservés, reproduction interdite par égard pour l'éditeur français de Christus vincit, lien partageable : https://leblogdejeannesmits.blogspot.com/2020/06/exclusif-une-reflexion-approfondie-de.html. – J.S.

*

Quelques réflexions sur le Concile Vatican II et la crise actuelle de l'Église
par Mgr Athanasius Schneider

Au cours des dernières décennies, ce ne sont pas seulement les modernistes déclarés, mais aussi les théologiens et les fidèles qui aiment l’Église, qui ont fait preuve d'une attitude qui ressemble à une sorte de défense aveugle de tout ce qui a été dit par le Concile Vatican II. Une telle attitude semblait parfois exiger des acrobaties mentales, voire une « quadrature du cercle ». Même maintenant, la mentalité générale des bons et fidèles catholiques correspond, à mon avis, à une infaillibilisation totale de facto de tout ce que le concile Vatican II a affirmé, ou de ce que le pontife actuel dit et fait. Ce genre d’ultramontanisme extrême, de centrisme papal malsain, était déjà présent depuis plusieurs générations chez les catholiques, depuis deux siècles. Mais la critique a toujours été présente et permise dans la grande tradition de l’Église, puisque c’est la vérité et la fidélité à la révélation divine et à la tradition constante que nous devons rechercher, ce qui implique par soi-même le recours à la raison et à la rationalité, et suppose d’éviter les acrobaties mentales erronées. Certaines explications de certaines expressions manifestement ambiguës et trompeuses que contiennent les textes du Concile semblent artificielles et peu convaincantes, surtout lorsque l’on y réfléchit d’une manière intellectuellement plus honnête, à la lumière de la doctrine ininterrompue et constante de l’Eglise.

Instinctivement, tout argument raisonnable qui aurait pu même de la façon la plus minime remettre en cause n’importe quelle parole ou expression des textes du Concile a été réprimé . Mais une telle attitude n’est pas saine et elle contredit la grande tradition de l’Église, comme nous le constatons chez les Pères, les Docteurs et les grands théologiens de l’Église au long de ses deux mille ans d’histoire.

Une opinion différente de celle enseignée par le concile de Florence sur la question du sacrement de l'ordre, c'est-à-dire la traditio instrumentorum, a été admise dans les siècles qui ont suivi ce concile, et a conduit le pape Pie XII à se prononcer dans la Constitution apostolique Sacramentum Ordinis de 1947, par laquelle il a corrigé l'enseignement non infaillible du Concile de Florence, en déclarant que la seule matière strictement nécessaire à la validité du sacrement de l'Ordre est l'imposition des mains par l'évêque. Par cet acte, Pie XII n'a pas mis en œuvre une herméneutique de continuité, mais bien une correction, car la doctrine du concile de Florence en la matière ne reflétait pas la doctrine et la pratique liturgiques constantes de l'Église universelle. Déjà en 1914, le cardinal W.M. van Rossum écrivait à propos de l'affirmation du concile de Florence sur la question du sacrement de l'Ordre, que cette doctrine du concile était réformable et devait même être abandonnée (cf. De essentia sacramenti ordinis, Freiburg 1914, p. 186). Il n'y avait donc pas de place pour une herméneutique de continuité dans ce cas concret.

Lorsque le magistère pontifical ou un concile œcuménique a corrigé des doctrines non infaillibles de conciles œcuméniques antérieurs (cela ne s'est produit que rarement), on n'a pas sapé les fondements de la foi catholique par un tel acte, ni opposé le magistère de demain à celui d'aujourd'hui, comme l'histoire l'a prouvé. Par une Bulle de 1425, Martin V a approuvé les décrets du concile de Constance et même le décret « Frequens » - de la 39e session du concile (en 1417). Ce décret affirmait l'erreur du conciliarisme, c'est-à-dire l'erreur selon laquelle un concile est supérieur à un Pape. Cependant, en 1446, son successeur, le pape Eugène IV, a déclaré qu'il acceptait les décrets du concile œcuménique de Constance, à l'exception de ceux (des sessions 3 - 5 et 39) qui « portent atteinte aux droits et à la primauté du Siège Apostolique » (absque tamen praeiudicio iuris, dignitatis et praeeminentiae Sedis Apostolicae). Le dogme de Vatican I sur la primauté du pape a ensuite rejeté définitivement l'erreur conciliaire du concile œcuménique de Constance. Comme mentionné plus haut, le pape Pie XII a corrigé l'erreur du Concile œcuménique de Florence concernant la question du sacrement de l'Ordre. Les fondements de la foi n'ont pas été sapés par ces rares actes de correction des affirmations antérieures du magistère non infaillible, précisément parce que ces affirmations concrètes (par exemple des conciles de Constance et de Florence) n'étaient pas infaillibles.

Plusieurs expressions des textes du Concile Vatican II ne sont pas aussi facilement conciliables avec la tradition doctrinale constante de l'Église. Citons par exemple certaines expressions du Concile sur le thème de la liberté religieuse (comprise comme un droit naturel, et donc positivement voulue par Dieu, de pratiquer et de répandre une fausse religion, qui peut aussi inclure l'idolâtrie ou pire encore) ; sa distinction entre l'Église du Christ et l'Église catholique (le problème du « subsistit in » donne l'impression qu'il existe deux réalités : d'un côté, l'Église du Christ, et de l'autre, l'Église catholique) ; et sa position à l'égard des religions non chrétiennes et du monde contemporain. Bien que la Congrégation pour la Doctrine de la foi, dans ses réponses à certaines questions concernant certains aspects de la doctrine sur l'Église (29 juin 2007), ait proposé une explication de l'expression « subsistit in », elle a malheureusement évité de dire clairement que l'Église du Christ est véritablement l'Église catholique. C'est-à-dire qu'elle a évité de déclarer explicitement l'identité entre l'Église du Christ et l'Église catholique. En effet, il reste un élément de flou.

Il existe aussi une attitude qui rejette a priori toutes les objections possibles visant les déclarations douteuses susmentionnées dans les textes du concile. Au lieu de cela, la seule solution présentée est la méthode dite d'« herméneutique de la continuité ». Malheureusement, les doutes relatifs aux problèmes théologiques inhérents à ces déclarations du Concile ne sont pas pris au sérieux. Nous devons toujours garder à l’esprit le fait que la fin principale du Concile était de nature pastorale, et que le Concile n’avait pas l’intention de proposer ses propres enseignements définitifs.

Les déclarations des papes d’avant le Concile, même celles des XIXe et XXe siècles, reflètent fidèlement celles de leurs prédécesseurs et la tradition constante de l’Église d’une manière ininterrompue. Les papes des XIXe et XXe siècles, c’est-à-dire après la Révolution française, ne représentent pas une période « exotique » en comparaison avec la tradition bi-millénaire de l’Eglise. On ne saurait prétendre qu’il existe une quelconque rupture dans les enseignements de ces papes (Grégoire XVI, etc.) par rapport au Magistère antérieur. Par exemple, concernant le thème de la royauté sociale du Christ et du caractère objectivement faux des religions non chrétiennes, on ne peut pas trouver de rupture perceptible entre l’enseignement des papes Grégoire XVI à Pie XII d’une part, et celui du pape Grégoire le Grand (VIe siècle) et de ses prédécesseurs et successeurs d’autre part. On peut vraiment voir une ligne continue sans aucune rupture depuis l’époque des Pères de l’Eglise jusqu’à Pie XII, en particulier sur des sujets tels la royauté sociale du Christ, la liberté religieuse et l’œcuménisme au sens où il existe un droit naturel, positivement voulu par Dieu, de pratiquer la seule vraie religion qui est la foi catholique.

Avant le Concile Vatican II, il n'était pas nécessaire de faire un effort colossal pour présenter des études volumineuses montrant la parfaite continuité de la doctrine entre un Concile et un autre, entre un pape et ses prédécesseurs, car la continuité était évidente. Par exemple, le fait même qu'une « nota explicativa previa » au document Lumen Gentium ait été nécessaire montre que le texte de Lumen Gentium, au n. 22, est ambigu en ce qui concerne le sujet des relations entre la primauté du pape et la collégialité épiscopale. Les documents clarifiant le magistère à l'époque post-conciliaire, tels les encycliques Mysterium Fidei, Humanae Vitae, et le Credo du Peuple de Dieu du Pape Paul VI, ont été d'une grande valeur et d'une grande aide, mais ils n'ont pas clarifié les déclarations ambiguës du concile Vatican II mentionnées ci-dessus.

Peut-être la crise actuelle – avec Amoris Laetitia et le Document d’Abou Dhabi – nous oblige-t-elle à approfondir cette considération quant à la nécessité de clarifier ou de corriger certaines déclarations du Concile évoquées ci-dessus. Dans la Summa Theologiae, saint Thomas d’Aquin a toujours présenté des objections (« videtur quod ») et des contre-arguments (« sed contra »). Saint Thomas était intellectuellement très honnête ; il faut en effet savoir accepter les objections et les prendre au sérieux. Nous devrions utiliser sa méthode sur certains des points controversés des textes du Concile qui sont en discussion depuis près de soixante ans. La plupart des textes du Concile présentent une continuité organique par rapport au magistère antérieur. Mais en dernière analyse, le magistère papal doit clarifier de manière convaincante les éléments controversés de certaines expressions des textes du Concile. A ce jour, cela n’a pas toujours été fait d’une manière honnête et intellectuellement convaincante. Si cela s’avérait nécessaire, un pape ou un futur Concile œcuménique devrait alors ajouter des explications (comme des « notae explicativae posteriores »), voire des amendements et des corrections de ces expressions controversées, puisqu’elles n’ont pas été présentées par le Concile comme un enseignement infaillible et définitif. Ainsi que Paul VI l’a déclaré, le Concile a « évité de donner des définitions dogmatiques solennelles, engageant l’infaillibilité du magistère ecclésiastique » (Audience générale, 12 janvier 1966).

L’histoire nous le dira, avec le recul. Nous ne sommes qu’à cinquante ans du Concile. Peut-être y verrons-nous plus clair quand cinquante nouvelles années se seront écoulées. Cependant, du point de vue des faits, de ce que l’on a pu constater, d’un point de vue global, Vatican II n’a pas apporté la floraison d’un réel progrès spirituel dans la vie de l’Église. Et même s'il y avait déjà des problèmes au sein du clergé avant le Concile, au nom de l'honnêteté et de la justice, nous devons reconnaître que les problèmes moraux, spirituels et doctrinaux du clergé avant le Concile n'étaient pas aussi répandus, d'une aussi grande ampleur et d'une aussi grande intensité, qu'ils l'ont été à l'époque post-conciliaire et jusqu'à aujourd'hui. Compte tenu du fait qu'il y avait déjà des problèmes avant le Concile, le premier objectif du Concile Vatican II aurait dû être précisément d'émettre des normes et des doctrines les plus claires possibles, voire exigeantes, et exemptes de toute ambiguïté, comme l'ont fait tous les Conciles de Réforme par le passé. L’objectif et les intentions du Concile étaient avant tout pastoraux, et pourtant, malgré cet objectif pastoral, il s’en est suivi des conséquences désastreuses que nous voyons encore aujourd’hui. Bien sûr, le Concile comprend beaucoup de beaux textes, précieux même. Mais les conséquences négatives et les abus commis au nom du Concile ont été si importants qu’ils ont éclipsé les éléments positifs qui s’y trouvent.

Il y avait des éléments positifs dans Vatican II : c’est la première fois qu’un Concile œcuménique a lancé un appel solennel aux laïcs, afin qu’ils prennent au sérieux les vœux de leur baptême pour tendre à la sainteté. Le chapitre de Lumen Gentium sur les laïcs est beau et profond. Les fidèles y sont appelés à vivre leur baptême et leur confirmation en tant que témoins courageux de la foi au milieu d’une société sécularisée. Cet appel était prophétique. Cependant, depuis le Concile, cet appel aux laïcs a été détourné par l’establishment progressiste de l’Église, et aussi par de nombreux fonctionnaires et bureaucrates qui travaillaient dans les bureaux et les chancelleries de l’Église. Souvent, les nouveaux bureaucrates laïcs (dans certains pays européens) n’étaient pas eux-mêmes des témoins ; ils ont au contraire contribué à la destruction de la foi dans les conseils paroissiaux et diocésains et dans d’autres comités officiels. Hélas, ces bureaucrates laïcs ont souventes fois été induits en erreur par le clergé, les évêques et les pasteurs.

La période qui a suivi le Concile a laissé l’impression que l’un des principaux fruits du Concile était la bureaucratisation. Cette bureaucratisation mondaine, au cours des décennies qui ont suivi le Concile, a paralysé dans une large mesure la ferveur spirituelle et surnaturelle. Au lieu du printemps annoncé, est survenu un temps de stérilité spirituelle généralisée, un hiver spirituel. Ces mots par lesquels Paul VI a fait un diagnostic honnête de l’état de santé spirituelle de l’Eglise sont toujours bien connus, et même inoubliables : « On croyait qu’après le Concile viendrait une journée de soleil pour l’histoire de l’Église. C’est au contraire une journée de nuages, de tempête, d’obscurité, de recherche, d’incertitude. Nous prêchons l’œcuménisme et nous nous distançons de plus en plus des autres. Nous cherchons à creuses des abîmes au lieu de les combler » (Sermon du 29 juin 1972).

Dans ce contexte, c’est surtout Mgr Lefebvre (bien qu’il ne soit pas le seul à l’avoir fait) qui a commencé, à plus grande échelle et avec une franchise semblable à celle de certains des grands Pères de l’Église, à protester contre la destruction de la foi catholique et de la sainte messe qui se produisait dans l’Église et qui était soutenue, ou du moins tolérée, jusque par de hautes autorités du Saint-Siège. Dans une lettre adressée au pape Jean-Paul II au début de son pontificat, Mgr Lefebvre a décrit avec réalisme et justesse, dans un bref synopsis, la véritable ampleur de la crise de l’Église. Je reste toujours impressionné par la clairvoyance et le caractère prophétique des affirmations suivantes : « Le flot des nouveautés dans l’Eglise accepté et encouragé par l’épiscopat, flot ravageant tout sur son passage : la foi, la morale, les institutions de l’Eglise, ne pouvait pas admettre la présence d’un obstacle, d’une résistance. Nous avions donc le choix ou de nous laisser emporter par le courant dévastateur et d’accroître le désastre, ou de résister contre vents et marées pour sauvegarder notre foi catholique et le sacerdoce catholique. Nous ne pouvions pas hésiter. (…) Les ruines de l’Eglise s’accumulent : l’athéisme, l’immoralité, l’abandon des églises, la disparition des vocations religieuses et sacerdotales sont tels que les Evêques commencent à s’émouvoir. » Nous assistons aujourd’hui à l’apogée du désastre spirituel au sein de la vie de l’Église, que Mgr Lefebvre a souligné avec tant de vigueur il y a quarante ans déjà.

En abordant les questions relatives au Concile Vatican II et à ses documents, il faut éviter les interprétations forcées ou la méthode de la « quadrature du cercle », tout en conservant l’attitude respectueuse qui s’impose et le sens de l’Eglise (sentire cum ecclesia). L’application du principe de « l’herméneutique de la continuité » ne saurait être utilisée aveuglément en vue d’éliminer sans poser de questions des problèmes qui existent bel et bien, ou pour créer une image d’harmonie, alors que demeurent des ombres d’imprécision dans l’herméneutique de la continuité. En effet, une telle approche transmettrait artificiellement et de manière peu convaincante le message selon lequel chaque mot du concile Vatican II est inspiré par Dieu, infaillible et en parfaite continuité doctrinale avec le magistère antérieur. Une telle méthode violerait la raison, les données du réel et l’honnêteté, et ne ferait pas honneur à l’Église, car tôt ou tard (même s’il y faut un siècle) la vérité sera énoncée telle qu’elle est réellement. Il existe des livres dont les sources sont documentées et reproductibles, qui donnent un aperçu historiquement plus réaliste et plus vrai des faits et des conséquences relatifs à l’événement du concile Vatican II lui-même, mais aussi de la manière dont ses documents ont été édités, et du processus d’interprétation et d’application de ses réformes au cours des cinq dernières décennies. Je recommande, par exemple, les livres suivants qui peuvent être lus avec profit : Romano Amerio, Iota Unum, Etude des variations de l’Église catholique au XXe siècle (1996) ; Roberto de Mattei, Vatican II : Une histoire à écrire (2012) ; Alfonso Gálvez, El Invierno eclesial (2011).

Ces éléments – l’appel universel à la sainteté, le rôle des laïcs dans la défense et le témoignage de la foi, la famille en tant qu’église domestique, et l’enseignement sur Notre Dame – sont ceux que je considère comme les contributions vraiment positives et durables du concile Vatican II.

Le magistère a été à ce point surchargé au cours des cent cinquante dernières années d’une papolâtrie malsaine, qu’il en a résulté une atmosphère où un rôle central est attribué aux hommes de l’Eglise au lieu de l’être au Christ et à son corps mystique, qui est à son tour un anthropocentrisme caché. Selon la vision des Pères de l’Eglise, l’Eglise est seulement la lune (mysterium lunae), et le Christ est le soleil. Le Concile, a malheureusement été une démonstration d’un très rare « magistériocentrisme », puisque par le simple fait du volume de ses documents interminables il a dépassé, et de loin, tous les autres conciles. Il a pourtant lui-même fourni une belle description de ce qu’est le magistère, qui n’avait jamais été donnée auparavant dans l’histoire de l’Église. On le trouve dans Dei Verbum, au n° 10, où il est écrit : « Ce Magistère n’est pas au-dessus de la Parole de Dieu, mais il est à son service. »

Par « magistériocentrisme », j’entends que les éléments humains et administratifs – spécialement la production excessive et continue de documents et de forums de discussion (sous le slogan de la « synodalité ») – ont été placés au centre de la vie de l’Église. Même si les Pasteurs de l’Eglise doivent toujours exercer avec zèle l’exercice du munus docendi, l’inflation des documents, et souvent de documents interminables, s’est révélée asphyxiante. Des documents moins nombreux, plus courts et plus concis produiraient un meilleur effet.

Un exemple frappant de « magistériocentrisme », où les représentants du magistère se comportent non comme les serviteurs, mais comme les maîtres de la tradition, est la réforme liturgique de Paul VI. D’une certaine manière, Paul VI s’est placé au-dessus de la Tradition – non pas la Tradition dogmatique (lex credendi), mais la grande Tradition liturgique (lex orandi). Paul VI a osé entamer une véritable révolution de la lex orandi. Et dans une certaine mesure, il a agi en contradiction avec l’affirmation du concile Vatican II dans Dei Verbum (n° 10) qui affirme que le magistère est seulement au service de la Tradition. Nous devons mettre le Christ au centre. Il est le soleil : le surnaturel, la constance de la doctrine et de la liturgie, et toutes les vérités de l’Évangile que le Christ nous a enseignées.

Par le concile Vatican II, et déjà avec Jean XXIII, l’Église a commencé à se présenter au monde, à flirter avec le monde et à manifester un complexe d’infériorité envers le monde. Mais les clercs, en particulier les évêques et le Saint-Siège, ont pour mission de montrer le Christ au monde – et non pas eux-mêmes. Vatican II a donné l’impression que l’Église catholique commençait à mendier la sympathie du monde. Cela s’est poursuivi lors des pontificats postconciliaires. L’Église mendie la sympathie et la reconnaissance du monde ; cela est indigne d’elle, et ne lui gagnera pas le respect de ceux qui cherchent vraiment Dieu. Nous devons mendier la sympathie du Christ, de Dieu et du ciel.

Certains critiques du Concile affirment que, malgré ses bons aspects, il est un peu comme un gâteau dans lequel il y a un peu de poison, et qu’il faut donc le jeter tout entier. Je ne pense pas que nous puissions suivre cette méthode, ni celle qui consiste à « jeter le bébé avec l’eau du bain ». Par rapport à un concile œcuménique légitime, même s’il y avait des points négatifs, il nous faut maintenir une attitude de respect. Nous devons évaluer et avoir de l’estime pour tout ce qui est réellement et vraiment bon dans les textes du Concile, sans fermer irrationnellement et malhonnêtement les yeux de la raison sur ce qui est objectivement et manifestement ambigu, voire erroné dans certains textes. Il faut toujours se rappeler que les textes du concile Vatican II ne sont pas la Parole inspirée de Dieu, ni des jugements dogmatiques définitifs ou des déclarations infaillibles du magistère, car le Concile lui-même n’avait pas cette intention.

Un autre exemple est celui d’Amoris Laetitia. Ce texte contient certes de nombreux points qu’il nous faut critiquer objectivement et doctrinalement. Mais certains de ses chapitres sont très utiles, vraiment bons pour la vie de famille, par exemple les parties sur les personnes âgées dans la famille : en soi, ils sont très bons. On ne doit pas rejeter l’ensemble du document, mais en recevoir ce qui est bon. Il en va de même pour les textes du Concile.

Même si avant le Concile, ils ont tous dû prêter le serment antimoderniste de saint Pie X, certains théologiens, prêtres, évêques et même des cardinaux l’ont fait avec des réserves mentales, comme les faits historiques ultérieurs l’ont démontré.

Avec le pontificat de Benoît XV a commencé une lente et prudente infiltration d’ecclésiastiques à l’esprit mondain et quelque peu moderniste dans les hautes sphères de l’Église. Cette infiltration s’est surtout développée parmi les théologiens, de sorte que le pape Pie XII a dû intervenir plus tard en condamnant des théologiens très connus de la soi-disant « nouvelle théologie » (Chenu, Congar, De Lubac, etc.) et en publiant l’encyclique Humani Generis en 1950. Néanmoins, à partir du pontificat de Benoît XV, le mouvement moderniste était latent et en constante progression. Ainsi, à la veille du concile Vatican II, une part considérable de l’épiscopat et des professeurs des facultés de théologie et des séminaires étaient imprégnés d’une mentalité moderniste, qui se définit essentiellement par le relativisme doctrinal et moral, et la mondanité, l’amour du monde. À la veille du Concile, ces cardinaux, évêques et théologiens aimaient la « forme » – les schémas de pensée – du monde (cf. Rm XII, 2) et ils voulaient plaire au monde (cf. Ga I, 10). Ils faisaient preuve d’un complexe d’infériorité évident vis-à-vis du monde.

Le pape Jean XXIII a lui aussi fait preuve d’une sorte de complexe d’infériorité à l’égard du monde. Il n’était pas un moderniste dans son esprit, mais il avait une façon politique de voir le monde et il a étrangement mendié au monde de lui témoigner sa sympathie. Il avait sûrement de bonnes intentions. Il a convoqué le concile Vatican II, qui a ensuite ouvert la porte au mouvement moderniste, protestant et mondain au sein de l’Église. Elle est très significative, cette observation aiguë de Charles de Gaulle, président de la République française de 1959 à 1969, à propos de Jean XXIII et du processus de réformes entamé avec le concile Vatican II : « Jean XXIII a ouvert toutes grandes les vannes et n’a pas pu les refermer. C’était comme si un barrage s’était effondré. Jean XXIII a été dépassé par ce qu’il avait déclenché » (voir Alain Peyrefitte, C’était de Gaulle, Paris 1997, 2, 19).

Le discours sur l’« ouverture des fenêtres » avant et pendant le Concile était une illusion trompeuse et une cause de confusion. Ces paroles ont donné l’impression que l’esprit d’un monde incrédule et matérialiste – tel qu’on pouvait clairement le voir à cette époque – pouvait transmettre certaines valeurs positives pour la vie chrétienne. Les autorités de l’Église de cette époque auraient mieux fait d’affirmer expressément le sens véritable des mots « ouverture des fenêtres » : il consiste à ouvrir la vie de l’Église à la fraîcheur de la beauté de la vérité divine, aux trésors de la sainteté éternellement jeune, aux lumières surnaturelles du Saint-Esprit et des saints, à une liturgie célébrée et vécue ans un sens toujours plus surnaturel, sacré et révérent. Au fil du temps, pendant la période postconciliaire, la porte partiellement ouverte a fait place à un déluge désastreux qui a provoqué d’énormes dégâts dans la doctrine, la morale et la liturgie. Aujourd’hui, les eaux du déluge qui ont pénétré dans l’Eglise atteignent des niveaux dangereux. Nous vivons actuellement le pic de la catastrophe de l’inondation.

Aujourd’hui, le voile a été levé et le modernisme a révélé son vrai visage, qui consiste à trahir le Christ et à devenir ami du monde en adoptant sa manière de penser. Une fois la crise de l’Église passée, le magistère de l’Eglise aura la tâche de rejeter tous les phénomènes négatifs qui ont été présents dans la vie de l’Église au cours des récentes décennies. Et l’Église le fera, parce qu’elle est divine. Elle ne peut pas ne pas le faire. Elle le fera avec précision et elle corrigera toutes les erreurs qui se sont accumulées, à commencer par plusieurs expressions ambiguës dans les textes du Concile.

Le modernisme est comme un virus caché, partiellement blotti dans plusieurs affirmations du Concile, mais qui s’est aujourd’hui manifesté. Après la crise, après la grave infection virale spirituelle, la clarté et la précision de la doctrine, le caractère sacré de la liturgie et la sainteté de la vie sacerdotale brilleront davantage.

L’Église le fera sans ambiguïté, comme elle l’a fait en temps de graves crises doctrinales et morales au cours des deux derniers millénaires. Enseigner clairement les vérités du dépôt divin de la foi, défendre les fidèles contre le poison de l’erreur et les conduire sûrement à la vie éternelle appartient à l’essence même de la tâche divinement assignée au pape et aux évêques.

La Constitution du concile Vatican II, Sacrosanctum Concilium, nous rappelle la vraie nature de la véritable Eglise, qui est « de telle sorte qu’en elle ce qui est humain est ordonné et soumis au divin ; ce qui est visible à l’invisible ; ce qui relève de l’action à la contemplation ; et ce qui est présent à la cité future que nous recherchons » (n° 2).

Le 24 juin, 2020-06-24
Fête liturgique de saint Jean-Baptiste.

Source : https://leblogdejeannesmits.blogspot.com/2020/06/exclusif-une-reflexion-approfondie-de.html#.XvMvhg6iSLA.facebook

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Plus je réfléchis, plus je suis consterné de la masse d'idées fausses dans lesquelles nous nous noyons ; plus je comprends cette décadence absolue de tant de peuples que nous retrace l'histoire. C'EST L'ERREUR PLUS QUE LE VICE QUI LES A PERDUS. Le vice et même le crime ont des limites, l'erreur n'en a pas. IL FAUT DONC DIRE LA VÉRITÉ SANS FINESSE, NI STRATÉGIE HABILE."
Mgr Delassus, Semaine Religieuse de Cambrai, 1884, p. 735
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Archevêque VIGANO sédévacantiste ! Empty
MessageSujet: Re: Archevêque VIGANO sédévacantiste !   Archevêque VIGANO sédévacantiste ! Icon_minitimeJeu 25 Juin 2020 - 14:31

M. l'abbé VIGANO commente la disparition du Titre "Vicaire du Christ" dans l'annuaire Pontifical 2020. Texte du 13/04/2020.

Monseigneur Viganò, comme nous le savons, dans l’édition 2020 de l’Annuaire pontifical, il y a un changement qui frappe et inquiète. Dans les premières pages, où le pape régnant est présenté, le nom du pontife, Jorge Mario Bergoglio, apparaît, suivi d’une brève biographie et ensuite, sous la définition de « titres historiques », on trouve la liste des termes qui connotent l’identité spirituelle, religieuse et juridique du pontife romain: Vicaire de Jésus-Christ, Successeur du Prince des Apôtres, Souverain Pontife de l’Église universelle, Primat d’Italie, Archevêque et Métropolite de la Province romaine, Souverain de l’État de la Cité du Vatican et Serviteur des Serviteurs de Dieu. Si l’on compare cette présentation avec celle de l’Annuaire pontifical 2019, on remarque immédiatement un changement qui n’est pas seulement de nature graphique. Jusqu’à l’année dernière, en effet, en premier lieu, en gros caractères, il y avait le titre de Vicaire de Jésus-Christ, puis, en plus petits caractères, il y avait les autres titres, puis à nouveau le nom du pape régnant, suivi de la biographie succincte.
Beaucoup d’entre nous ont vu dans la décision de François la confirmation d’une tendance constante dans ce pontificat: mettre à la première place l’homme Bergoglio, avec ses propres idées, et non le pape comme Servus servorum Dei. Tout cela semble évident, pourtant de nombreux catholiques face à ces innovations soulignent la prétendue « humilité » du pape, qui se priverait ainsi de prérogatives divines qui ne lui appartiennent pas.
Ne pensez-vous pas que cette « humilité » de François, louée par beaucoup, mérite une étude plus approfondie ? Nombre de ses gestes et décisions (parmi les plus connus et les plus évidents, celui de vivre à Santa Marta et de ne jamais porter la mozzttz rouge avec le rochet) ont été salués comme des preuves d’humilité. Mais que sont-ils vraiment ?

Vous avez parlé à juste titre de « mettre l’homme de Bergoglio à la première place, avec ses propres idées » : je pense que c’est l’un des éléments qui mériteraient une analyse approfondie de la part de nombre de mes frères. La dissociation entre la persona Papae et la personne physique de Bergoglio est la caractéristique de ce Pontificat ; dans le passé aussi, il y a eu une tentative de ce genre, dans le cas de Jean-Paul II, mais elle a été largement le fait des médias, qui ont essayé de montrer un « Pape à visage humain », sportif…
La spectacularisation de la papauté à laquelle nous assistons aujourd’hui, par contre, est d’une autre nature: elle part de Bergoglio lui-même, qui refuse ostensiblement de se comporter comme le pape, de porter ses vêtements, d’en avoir le langage prudent et sage, d’adopter ses titres. Dans une société de plus en plus sensible au pouvoir de l’image, la façon de se montrer est très importante, car elle véhicule un message précis.
En ce qui concerne l’humilité présumée que de nombreux catholiques voient dans ces gestes, je pense qu’il convient tout d’abord de faire un peu de clarté.
L’humilité est la vertu qui nous permet de nous connaître et de nous estimer selon la juste valeur, et qui est contraire à toute forme d’ostentation et de vanité. Le fondement de l’humilité est la vérité, qui nous amène à nous connaître tels que nous sommes vraiment; et la justice, qui nous incite à nous traiter en fonction de cette connaissance. L’humilité extérieure doit évidemment être la manifestation d’une habitude intérieure, sinon ce n’est que de l’hypocrisie. Et elle ne doit pas être ostentatoire, sinon elle donne du scandale aux simples. Permettez-moi de vous donner quelques exemples. Quand le patriarche de Venise Giuseppe Sarto – le futur Saint Pie X – voyageait en train, il montait en première classe comme il convenait à un prince de l’Eglise, mais il voyageait en troisième. Personne ne le savait, il n’y avait pas de photographes pour l’immortaliser. Pie XII, dont tout le monde se souvient pour sa figure hiératique, avait une chambre très pauvre, et dormait souvent par terre, par pénitence; mais il n’aurait jamais songé à se rendre en visite au Quirinal dans une petite voiture, et il ne se serait pas jeté aux pieds d’un quelconque représentant d’une puissance terrestre, car il était bien conscient du caractère sacré de sa fonction et du fait que le Pontife romain est, par mandat divin, supérieur à toute autorité humaine. Nous l’avons vu, le 14 juillet 1943, se précipiter dans le quartier ouvrier de San Lorenzo immédiatement après le bombardement allié de Rome, pour réconforter le peuple, mais toujours avec la gravité et le sang-froid du Vicaire du Christ. Dirions-nous que saint Pie X et Pie XII n’étaient pas humbles? Vooilà: c’est l’humilité d’un pape, qui n’a pas besoin d’être exhibé, ni d’être immortalisé par les journalistes, ni loué par les courtisans. Parce que sa référence est Dieu et qu’il ne cherche pas un écho médiatique.
Ceux qui font l’éloge de François pensent évidemment que l’humilité s’oppose non pas à l’orgueil, mais au décorum et à la dignité de la fonction occupée. Ce qui serait humble, c’est le geste de François dérobant sa main à ceux qui voudraient embrasser son anneau, ou utilisant une voiture utilitaire au lieu de la limousine de fonction, ou la photo prise par hasard tandis que le pape va acheter ses chaussures à Borgo Pio. De leur jugement se dégage une complaisance mal dissimulée, comme si l’on voulait reprocher aux autres d’être orguielleux, du simple fait de suivre le protocole ou d’être conscients de la dignité de leur rôle dans l’Église. Derrière tout cela, comme on peut le voir, il n’y a pas d’humilité, mais la poursuite d’un but narcissique et politique: il ne s’agit pas de donner un exemple édifiant, mais de plaire au monde.
Il me semble que le moment est venu de nous interroger sérieusement sur l’impasse canonique dans laquelle nous nous sommes laissés conduire par cette dissociation entre le munus et ceux qui le couvrent: on ne peut pas exiger l’obéissance au Pape si, en même temps, celui qui est assis sur le trône se comporte comme s’il ne l’était pas; parce que, ce faisant, on opère une authentique mystification, on joue avec l’obéissance et avec le sens hiérarchique des fidèles, mais en même temps on se considère comme des liberi battitori déliés de tous les devoirs et de toutes les limites que la Papauté impose.
Le pape ne peut pas ignorer la reconnaissance de son propre munus : il doit exprimer l’humilité précisément en sachant se comporter sans excentricité ni extravagance. Et cette façon d’afficher l’humilité est contagieuse : un évêque qui entre dans la cathédrale à vélo ou qui se dit père et non Excellence n’est pas humble, mais ridicule et égocentrique, parce qu’avec la stupéfaction, il attire l’attention sur lui.
(..)
Saint Benoît nous enseigne que fuir la singularité est l’un des principaux actes extérieurs par lesquels l’humilité: ne rien faire d’extraordinaire, se limiter à ce qui est exigé par son état, par les exemples de ses prédécesseurs et par les coutumes légitimes. Je crois que ce qui est considéré comme de l’humilité à Santa Marta n’est qu’une maladroite ostentation de singularité. Au contraire, proposer l’extravagance comme modèle entraîne aussi un mépris implicite de la fonction sacrée, et donc au manque d’humilité s’ajoute le péché contre la vertu de justice et de religion.
Ce n’est pas un hasard si ceux qui sont si enthousiastes à propos de la Ford Focus de Bergoglio utilisent ses excentricités comme un moyen de démythifier la papauté, c’est-à-dire de l’humilier, de l’abaisser à ce qui, par essence, ne peut et ne doit pas être. Ceux qui qui se délectent de l’abolition du titre de Vicaire du Christ ne semoquent bien de l’humilité du Pape ; tout ce qui compte, c’est la poursuite d’un dessein politique ciblé visant à démolir l’Église et ses institutions les plus vénérables, en s’alignant sur la pensée dominante.

Dans l’homélie de la messe célébrée à Santa Marta le vendredi 3 avril, François a réaffirmé que Marie n’est qu’une femme, mère et disciple, « l’une de nous », sans aucun titre de royauté. Il l’avait déjà fait le 12 décembre de l’année dernière, lorsqu’il avait ajouté que Marie est « métisse » et qu’il n’est pas nécessaire de lui reconnaître un rôle dans l’œuvre de la Rédemption. La question se pose maintenant: pourquoi tant d’obstination de la part de François sur ce point? Il est clair qu’il est contre la promulgation de tout dogme qui reconnaîtrait Marie comme Corédemptrice. Mais au-delà de cette conviction, il existe une tendance – certains ont parlé à juste titre de « minimalisme marial » – qui blesse la conscience de nombreux catholiques, nourrie par des siècles de Tradition. D’autant plus qu’une autre figure féminine, la soi-disant pachamama, s’est vu confier un culte qui suscite la consternation au Vatican. Une hypothèse est que François adopte des positions aussi « minimalistes » pour favoriser les retrouvailles avec les protestants; mais, malgré cela, cela semble être une stratégie insensée de la part du pape: nier le rôle corédempteur de la mère de Jésus, et nier sa royauté, pour arriver à quoi? Une amélioration des relations avec les confessions religieuses qui sont en état comateux? Cela semble vraiment hors de toute logique.

Dans votre question, il y a deux éléments qui méritent l’attention. La première est l’attitude envers la Sainte Vierge; la seconde est donnée par les convictions doctrinales qu’elle véhicule.
Les fidèles – et le clergé lui-même – sont scandalisés par la façon dont Bergoglio parle de la Vierge, par la facilité avec laquelle il se permet de rabaisser et d’humilier Sa très sainte personne, sans jamais utiliser les titres qui lui sont dus et en prenant soin de ne pas répéter l’enseignement constant de l’Église. En entrant dans le détail de ses exhortations, nous avons la perception de l’intolérance de François à honorer la Reine du Ciel, et c’est un signe révélateur qui devrait sérieusement nous inquiéter. Si cette irrévérence découle du désir de plaire aux hérétiques, il s’agit d’une circonstance aggravante, et non d’une excuse; en effet, je dirais que si l’œcuménisme implique de déshonorer la Vierge et de taire les vérités catholiques pour plaire à ceux qui sont dans l’erreur, nous avons une preuve supplémentaire que l’œcuménisme ne plaît pas à Dieu.
Il y a un autre aspect que je voudrais souligner: la négation de dogmes et de vérités théologiques, même ceux qui ne sont pas définis solennellement, implique une conséquence extrêmement destructrice, car la Vérité – qui est Dieu lui-même – ne peut avoir de parties sacrifiables. Si l’on touche à un dogme apparemment marginal par rapport aux dogmes trinitaires ou christologiques, on touche à tout l’édifice doctrinal. Et permettez-moi de vous rappeler qu’en plus des horreurs du métissage marial, nous avons également entendu des idées fausses sur la divinité même du Christ, subrepticement insinuées par les interviews données à un journal notoirement anti-catholique.
Quant à la maudite pachamama, il est évident qu’une substitution progressive de la Mère de Dieu par la Mère Terre est en cours, par respect pour la religion mondialiste et écologique. Qu’ils fassent très attention lorsqu’ils se moquent de la Vierge: les offenses que Notre Seigneur pardonne lorsqu’elles lui sont adressées, il ne leur pardonne pas si elles ont pour objet Sa Très Sainte Mère.

La célébration du 27 mars, quand François a parlé devant une place Saint-Pierre déserte, a été saluée par beaucoup comme un grand moment de prière, avec lequel le Pape a pu interpréter les sentiments du peuple catholique. D’autres – et vous êtes parmi eux – ont vu au contraire une autre preuve du rôle prépondérant de Bergoglio: une représentation à usage médiatique et aussi une profanation, étant donné que le Saint-Sacrement a été exposé dans une basilique, celle de Saint-Pierre, qui n’a jamais été reconsacrée après le sacrilège qui s’est produit à cause du culte rendu à la pachamama. Je ne vous cache pas qu’un jugement comme le vôtre m’a paru très sévère. Personnellement, je serais enclin à saisir le bien qu’il y a dans chaque situation. Tout ne m’a pas convaincu lors de cette célébration. J’ai regretté que François devant le Saint-Sacrement ne se soit pas agenouillé, ne serait-ce qu’un instant, et je me suis immédiatement demandé comment ils avaient pu penser à exposer aux intempéries l’antique Crucifix de San Marcello, qui est ensuite resté endommagé. Cependant, j’ai suivi la prière à la télévision et j’ai adoré le Saint Sacrement avec le Pape. Ai-je mal agi? Suis-je tombé dans un piège?

Voir la pachamama et ses symboles entrer dans la basilique vaticane, portés sur les épaules d’évêques et de prélats, est un geste tellement inédit et honteux qu’en d’autres temps il aurait probablement suscité la fureur du peuple et la colère du clergé. Un tel sacrilège, d’un point de vue canonique, doit être réparé par un rite de nouvelle dédicace de Saint Pierre qui n’a pas encore été accompli. Jusqu’à ce moment, toutes les fonctions liturgiques qui y sont célébrées ajoutent sacrilège sur sacrilège. D’autre part, reconsacrer la Basilique signifierait reconnaître la gravité de l’acte idolâtre et désavouer ceux qui l’ont autorisé. Je me souviens qu’après que les idoles aient été jetées dans le Tibre, Bergoglio s’est excusé auprès de ceux qui s’étaient sentis offensés par cette action, alors qu’il ne tenait pas compte de la grave offense causée à la Majesté de Dieu, aux ministres sacrés et au sentiment des fidèles.
Quant à s’asseoir devant le Saint-Sacrement, c’est une habitude constante de François dans toutes les célébrations auxquelles il assiste, à commencer par le Corpus Christi, qu’il déserte lui-même avec ostentation et intolérance. Il n’est pas surprenant que cette insistance sur l’humilité du pape récurrent dans le récit des courtisans se dissolve précisément à la seule occasion où le pape et Bergoglio pouvaient vraiment s’humilier, c’est-à-dire en s’agenouillant devant le Saint-Sacrement.
La première façon d’exprimer l’humilité, en effet, est envers Dieu, et la façon la plus simple et la plus compréhensible est celle que nous enseignent les Saintes Écritures et l’exemple de l’Église: s’agenouiller. D’autre part, si ce geste n’avait aucun sens, on ne comprend pas pourquoi François n’a aucun problème à le faire en présence de chefs d’État ou de détenus.
Enfin, pour répondre à votre question, je crois que vous et tous les catholiques vous êtes agenouillés pour vénérer Emmanuel, le Dieu qui est avec nous, et non pour seconder la lugubre misère qui accompagnait ce rituel. Les paroles d’Adoro Te, composées par saint Thomas, résument les sentiments de chacun d’entre nous: Tibi se cor meum totum subjic, quia, te contemplans, totum deficit. Tout mon cœur se soumet à Toi, car en Te contemplant, tout le reste échoue.

En cette Pâque marquée par la pandémie, nous vivons les rituels depuis nos maisons, en utilisant les médias. La créativité est venue à la rescousse et les fidèles, malgré tout, sont capables de suivre les messes, de prier, de maintenir le contact. Je ne veux pas revenir sur la suspension des messes avec le concours public. Je voudrais plutôt vous demander: à votre avis, que nous dit le Seigneur avec cette situation totalement nouvelle ?

Le Seigneur nous envoie un message très clair : Sine me nihil potestis facere (Jn 15, 5). Si nous ne nous convainquons pas que nos péchés – comme je l’ai expliqué récemment – sont des coups de marteau avec lesquels nous crucifions une fois de plus Notre Seigneur, crachons sur Son adorable visage, nous ne pouvons pas nous repentir, demander pardon et réparer ces péchés. Nous devons le comprendre, les nations doivent le comprendre, la Hiérarchie doit le comprendre.
Et nous devons également comprendre que la privation des sacrements et de la messe dans le monde entier est une punition supplémentaire pour notre infidélité, pour les sacrilèges qui sont pratiqués quotidiennement dans nos églises par l’indifférence de tant de ministres de Dieu, pour la profanation résultant de la communion sur la main, pour le manque de soin dans les célébrations. La voix sereine et pure de la liturgie a été remplacée par la clameur vulgaire et profane: comment pouvons-nous espérer que notre prière sera agréable au Ciel ?

Nombreux sont les fidèles qui, à la lumière également de certaines révélations publiques et privées, pensent que la pandémie actuelle n’est que le début d’une série d’épreuves qui évoquent les fléaux de l’Égypte. Beaucoup d’autres, en revanche, pensent qu’il est absurde de penser ainsi, car Dieu ne peut pas punir. Vous nous avez récemment invités à nous pencher sur la question du péché originel, qui ne peut être oubliée. Comment vivre cette épreuve dans la conscience de la nécessité de la conversion mais, en même temps, sans se laisser écraser par l’angoisse ?

En tant que chrétiens, nous savons que les croix et les épreuves que le Seigneur nous envoie ne sont jamais plus grandes que nos propres forces, surtout si nous le laissons nous aider, avec sa grâce, à les porter. Par conséquent, nous devons tout d’abord reconnaître l’épreuve comme une punition sévère d’un Père qui est offensé à juste titre, mais qui veut nous inciter à la conversion; ensuite, nous devons adorer la volonté de Dieu et sa divine Miséricorde, qui nous donne une précieuse occasion de Lui donner la preuve de notre repentir et qui nous permet non seulement d’expier nos propres fautes, mais aussi celles de ceux qui ne savent pas ce qu’ils font.
Ce sont des jours difficiles, non seulement à cause de la pandémie, mais aussi à cause de ce sentiment d’incertitude et de la crainte d’une catastrophe imminente. Ne nous laissons pas séduire par ceux qui tentent de nous priver de la paix intérieure: nous sommes le temple de l’Esprit Saint, et si nous sommes dans la grâce de Dieu dans notre âme habite la Très Sainte Trinité. Essayons de rendre cette demeure moins indigne, par une prière plus sincère et confiante. Nous avons un Avocat invincible: la Très Sainte Vierge; nous lui demandons, à Elle, Consolatrice des affligés, d’intercéder pour nous auprès du Trône du Très-Haut, à Elle qui a participé à notre Rédemption en vertu de Son union très spéciale avec Son Divin Fils, et qui est notre Médiatrice auprès de Lui.

Lundi de la Semaine Sainte 2020

Source : http://www.benoit-et-moi.fr/2020/2020/04/07/interview-de-mgr-vigano/

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Plus je réfléchis, plus je suis consterné de la masse d'idées fausses dans lesquelles nous nous noyons ; plus je comprends cette décadence absolue de tant de peuples que nous retrace l'histoire. C'EST L'ERREUR PLUS QUE LE VICE QUI LES A PERDUS. Le vice et même le crime ont des limites, l'erreur n'en a pas. IL FAUT DONC DIRE LA VÉRITÉ SANS FINESSE, NI STRATÉGIE HABILE."
Mgr Delassus, Semaine Religieuse de Cambrai, 1884, p. 735
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MessageSujet: Re: Archevêque VIGANO sédévacantiste !   Archevêque VIGANO sédévacantiste ! Icon_minitimeDim 28 Juin 2020 - 21:42

Philip Lawler : D’abord, quelle est opinion de votre Excellence sur Vatican II ? Que les choses se soient détériorées rapidement depuis lors est certainement vrai. Mais si l’ensemble du Concile pose problème, comment cela a-t-il pu se produire ? Comment concilier cela avec ce que nous croyons de l’inerrance du Magistère ? Comment les Pères du Concile ont-ils tous pu être ainsi trompés ? Même si seules certaines parties du Concile posent problème (par exemple Nostra Ætate, Dignitatis Humanæ), nous sommes toujours confrontés aux mêmes questions. Beaucoup d’entre nous disent depuis des années que « l’esprit de Vatican II » est erroné. Votre Excellence affirme-t-elle à présent que ce faux « esprit » libéral reflète fidèlement le Concile en tnbt que tel ?



Que le Concile représente un problème, je pense qu’il n’est pas nécessaire de le démontrer : le simple fait que nous nous posions cette question sur Vatican II et non sur le Concile de Trente ou Vatican I, me semble confirmer un fait évident reconnu par tous. En réalité, même ceux qui défendent le Concile l’arme à la main en viennent à le faire en faisant abstraction de tous les autres Conciles œcuméniques, dont aucun n’a été défini comme un concile pastoral. Et notez bien ceci : on l’appelle bien le Concile par antonomase, presque comme si c’était le seul et unique concile de toute l’histoire de l’Église, ou du moins le considère-t-on comme un hapax, à la fois pour ce qui est de la formulation de sa doctrine et de l’autorité de son magistère. Une assemblée qui, à la différence de celles qui l’ont précédé, se définit elle-même précisément comme pastorale en déclarant qu’elle n’entend pas proposer de nouvelle doctrine, mais qui a de fait créé une discrimination entre l’avant et l’après, entre concile dogmatique et concile pastoral, entre canons sans équivoque et verbiage, entre anathème et clins d’œil au monde.

En ce sens, je crois que le problème de l’infaillibilité du Magistère – (l’inerrance que vous avez mentionnée est propre à l’Écriture Sainte) – ne se pose même pas, car le Législateur, c’est-à-dire le Pontife Romain autour duquel le Concile est convoqué, a solennellement et clairement indiqué qu’il ne voulait pas utiliser l’autorité doctrinale qu’il aurait pu exercer s’il l’avait voulu. Je voudrais souligner que rien n’est plus pastoral que ce qui est proposé comme dogmatique, car l’exercice du munus docendi dans sa forme la plus élevée correspond à l’ordre que Notre Seigneur a donné à Pierre de paître ses brebis et ses agneaux. Pourtant, cette opposition entre dogmatique et pastorale a été approuvée par celui qui, dans son discours d’ouverture du Concile, a voulu donner un sens strict (au sens de sévère) au dogme et un sens plus doux et plus conciliant à la pastorale. On retrouve la même approche dans les discours de Bergoglio, lorsqu’il voit dans l’esprit pastoral une version soft, douce, de l’enseignement catholique en matière de foi et de morale, rigide et inflexible, au nom du discernement. Il est douloureux de reconnaître que le recours à un lexique équivoque, ou à des termes certes catholiques, mais compris dans un sens impropre, s’est imposé a envahi dansl’Église depuis Vatican II, qui est le premier et le plus emblématique exemple de du circitérisme,c’est-à-dire de le caractère équivoque, l’imprécision souhaitée de la langue. Cela s’est produit parce l’Aggiornamento, terme lui-même équivoque, et que le Concile a recherché idéologiquement comme un absolu, avait posé le dialogue avec le monde comme une priorité.

Il y a une autre équivoque qui doit être levée. Si, d’une part, Jean XXIII et Paul VI ont déclaré qu’ils ne voulaient pas engager le Concile dans la définition de nouvelles doctrines, souhaitant qu’il se borne à être uniquement pastoral, d’autre part, il est vrai que vu de l’extérieur – médiatiquement, dirait-on aujourd’hui – l’importance donnée à ses actes fut énorme. Cela a servi à véhiculer l’idée d’une supposée autorité doctrinale, d’une infaillibilité magistérielle implicite qui avaient pourtant été clairement exclues dès le départ. Si cela se produisit, c’était pour permettre à ses instances plus ou moins hétérodoxes d’être perçues comme faisant autorité et donc acceptées par le clergé et les fidèles. Mais cela suffirait à discréditer les auteurs d’une telle supercherie, qui aujourd’hui encore protestent bruyamment si on touche à Nostra Ætate, alors qu’ils se taisent devant ceux qui nient la divinité de Notre-Seigneur ou la virginité perpétuelle de la Très Sainte Vierge. Souvenons-nous de ce qu’un catholique n’adore pas un concile, ni Vatican II ni le Concile de Trente, mais la Sainte Trinité, le seul vrai Dieu; il ne vénère pas non plus une déclaration conciliaire ou une exhortation post-synodale, mais la Vérité que véhiculent ces actes du Magistère.

Vous me demandez : « Comment les Pères du Concile ont-ils tous pu être trompés ? » Je vous réponds en m’appuyant sur mon expérience de ces années-là et sur les paroles des confrères avec lesquels je me suis confronté. Personne n’aurait pu imaginer qu’au sein du corps ecclésial il y eût des forces hostiles si puissantes et organisées qu’elles pussent réussir à rejeter les schémas préparatoires parfaitement orthodoxes préparés par les cardinaux et les prélats d’une sûre fidélité vis-à-vis de l’Eglise, en les remplaçant par un conglomérat d’erreurs habilement déguisées, dissimulés au sein de discours prolixes et volontairement équivoques. Personne ne pouvait croire que, sous les voûtes de la Basilique vaticane, on avait pu convoquer les états généraux qui décréteraient l’abdication de l’Église catholique et l’instauration de la Révolution (comme je l’ai rappelé dans un de mes écrits antérieurs, le cardinal Suenens a défini Vatican II comme « le 1789 de l’Eglise »). Les Pères conciliaires ont fait l’objet d’une tromperie spectaculaire, d’une fraude savamment perpétrée avec les moyens les plus subtils : ils se sont retrouvés en minorité dans les groupes linguistiques, exclus des réunions convoquées au dernier moment, poussés à donner leur « placet » quand on leur faisait croire que le Saint-Père le voulait ainsi. Et ce que les novateurs n’ont pas pu réaliser dans l’Aula Conciliaire, ils l’ont fait dans les Commissions et les Conseils, grâce à l’activisme des théologiens et des experts accrédités et acclamés par une puissante machine médiatique. Il y a une masse énorme d’études et de documents qui témoignent de cette intention mensongere systématique malveillante, d’une part, et de l’optimisme naïf ou de la négligence des bons du bien d’autre part. L’activité du Cœtus Internationalis Patrum n’a réussi à faire que peu de chose, voire rien, lorsque les violations du règlement par les progressistes ont été ratifiées à la Table Sacrée.

Ceux qui ont affirmé que « l’esprit du Concile » représentait une interprétation hétérodoxe de Vatican II se sont livrés à une opération inutile et nuisible, même si, ce faisant, ils étaient mus par la bonne foi. Il est compréhensible, pour un cardinal ou un évêque, de vouloir défendre l’honneur de l’Église et d’essayer de ne pas la discréditer devant les fidèles et devant le monde : on pensait donc que ce que les progressistes attribuaient au Concile était en était en réalité un travestissement abusif, un forçage arbitraire. Mais si à l’époque il pouvait être difficile de penser que la liberté religieuse condamnée par Pie IX dans Mortalium animos pouvait être affirmée par Dignitatis humanæ, ou que le Pontife romain pouvait voir son autorité usurpée par un fantomatique Collège épiscopal, nous comprenons aujourd’hui que ce qui était alors habilement dissimulé dans Vatican II, est aujourd’hui affirmé ore rotundo dans les documents papaux pontificaux précisément au nom de l’application cohérente du Concile.

D’autre part, communément, lorsque nous évoquons l’esprit d’un événement, nous voulons dire exactement ce que cet événement constitue dans son âme et dans son essence. Nous pouvons donc affirmer que l’esprit du Concile est le Concile lui-même, que les erreurs du post-Concile sont contenues in nuce dans les Actes conciliaires, tout comme il est dit à juste titre que le Novus OrdoMissæ est la messe du Concile, même si en présence des Pères on célébrait la messe que les progressistes appellent significativement préconciliaire. Et encore : si Vatican II ne représentait vraiment pas un point de rupture, pourquoi parlons-nous d’une Église préconciliaire et d’une église postconciliaire, comme s’il s’agissait de deux entités différentes, définies dans leur essence par le Concile ? Et si le Concile était vraiment dans la droite ligne du Magistère infaillible ininterrompu de l’Église, pourquoi est-il le seul à poser des problèmes d’interprétation aussi graves, démontrant son hétérogénéité ontologique par rapport aux autres conciles ?



Ph. Lawler : Deuxièmement, quelle est la solution ? Mgr Schneider propose qu’un futur Pontife rejette les erreurs ; votre Excellence trouve cela insuffisant. Mais alors comment corriger les erreurs, de manière à maintenir l’autorité du magistère d’enseignement ?

La solution, à mon avis, réside avant tout dans un acte d’humilité que chacun d’entre nous, à commencer par la Hiérarchie et le Pape, doit mener : reconnaître l’infiltration de l’ennemi au sein de l’Église, l’occupation systématique des postes clefs de la Curie romaine , des séminaires et des universités, la conspiration d’un groupe de rebelles – parmi lesquels, en première ligne, la dévoyée Compagnie de Jésus – qui a réussi à donner l’apparence de légitimité et de légalité à un acte subversif et révolutionnaire. Nous devons également reconnaître l’insuffisance de la réponse des bons, la naïveté de beaucoup, la peur des autres, l’intérêt de ceux qui, grâce à ce complot, ont pu obtenir quelque avantage.

Devant la triple négation du Christ dans la cour du grand prêtre, Pierre « flevit amare », il pleura amèrement. La tradition nous dit que le Prince des Apôtres avait deux sillons sur les joues à cause des larmes qu’il a abondamment versées pour le restant de ses jours, se repentant de sa trahison. Il appartiendra à l’un de ses Successeurs, le Vicaire du Christ, dans la plénitude de sa puissance apostolique, de reprendre le fil de la Tradition là où il a été coupé. Ce ne sera pas une défaite, mais un acte de vérité, d’humilité et de courage. L’autorité et l’infaillibilité du Successeur du Prince des Apôtres ressortiront intactes et reconfirmées. En fait, elles n’ont pas été délibérément remises en cause lors de Vatican II, alors qu’elles le seraient le jour où un Pontife corrigerait les erreurs que le Concile a engendrées en jouant sur l’équivoque d’une autorité officiellement niée, mais que toute la Hiérarchie, à commencer par les papes du Concile, ont subrepticement laissée croire aux fidèles.

Je voudrais vous rappeler que pour certains de ces éléments, ce qui précède peut sembler excessif, car cela remettrait en question l’autorité de l’Église et des Pontifes romains. Pourtant, aucun scrupule n’a empêché la violation de la Bulle Quo primum tempore de saint Pie V abolissant du jour au lendemain toute la liturgie romaine, le vénérable trésor millénaire de la doctrine et de la spiritualité de la Messe traditionnelle, l’immense patrimoine du chant grégorien et de la musique sacrée, la beauté des rites et des ornements sacrés, défigurant l’harmonie architecturale, même dans les basiliques les plus insignes, supprimant les balustrades, les autels monumentaux et les tabernacles : tout a été sacrifié sur l’autel du coram populo du renouveau conciliaire, avec la circonstance aggravante de ne l’avoir fait que parce que cette liturgie était admirablement catholique et incompatible avec l’esprit de Vatican II.

L’Église est une institution divine, et tout en elle doit partir de Dieu et revenir à Lui. Ce n’est pas le prestige d’une classe dirigeante qui est en jeu, ni l’image d’une entreprise ou d’un parti : il s’agit ici de la gloire de la majesté de Dieu, de ne pas réduire à néant la Passion de Notre-Seigneur sur la croix, ses souffrances et celles de Sa Très Sainte Mère, le sang des Martyrs, le témoignage des saints, le salut éternel des âmes. Si par orgueil ou par une misérable maudite obstination nous ne savons pas reconnaître l’erreur et la tromperie dans lesquelles nous sommes tombés, nous devrons en rendre compte à Dieu, qui est aussi miséricordieux envers son peuple quand il se repent, qu’implacable dans sa justice quand il poursuit Lucifer pour son non serviam.



Cher Docteur Lawler, à vous et à vos lecteurs, j’envoie cordialement la bénédiction de Notre Seigneur, par l’intercession de Sa Très Sainte Mère, qui est aussi la nôtre.

+ Carlo Maria Viganò

Source : https://www.marcotosatti.com/2020/06/28/vigano-au-vatican-ii-un-patchwork-derreurs-astucieusement-dissimulees/

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MessageSujet: Re: Archevêque VIGANO sédévacantiste !   Archevêque VIGANO sédévacantiste ! Icon_minitimeDim 16 Aoû 2020 - 20:51


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MessageSujet: Re: Archevêque VIGANO sédévacantiste !   Archevêque VIGANO sédévacantiste ! Icon_minitimeMar 18 Aoû 2020 - 13:40

pour la première fois Vigano s'en prend à Montini !

L'abbé Vigano maintient la pression et épingle pour la première fois Montini :

– "Et quand Paul VI déposa le triple diadème royal avec un geste ostentatoire, comme s'il renonçait à la monarchie sacrée par procuration, il enleva également la couronne de Notre-Seigneur, confinant sa royauté à une sphère purement eschatologique. La preuve en est les changements significatifs apportés à la liturgie de la fête du Christ-Roi et son transfert à la fin de l'année liturgique."
– "Dans ce cas également, le doux joug du Christ est remplacé par la tyrannie haineuse des Innovateurs, qui avec un autoritarisme pas différent de celui de leurs homologues séculiers imposent une nouvelle doctrine, une nouvelle morale et une nouvelle liturgie dans laquelle la seule mention de la Royauté de Notre-Seigneur est considérée comme un héritage maladroit d’une autre religion, d’une autre Église."
– Cette nouvelle église, nous dit l'abbé Vigano, peut être caractérisée par : "clergé qui scandalise les fidèles par leur conduite morale répréhensible, répandant l'hérésie depuis les chaires, favorisant l'idolâtrie en célébrant la pachamama et le culte de la Terre Mère au nom d'un écologisme d'une matrice clairement maçonnique"

https://www.lifesitenews.com/blogs/ap-vigano-christ-the-king-has-been-dethroned-not-only-from-society-but-also-from-the-church

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MessageSujet: Re: Archevêque VIGANO sédévacantiste !   Archevêque VIGANO sédévacantiste ! Icon_minitimeJeu 20 Aoû 2020 - 10:18

Lettre aux mères
« Sauvons nos enfants de la dictature sanitaire! Sauvons l’Italie de la tyrannie mondialiste!

Mgr Carlo Maria Viganò

La manifestation que vous promouvez entend recueillir le désaccord des citoyens et en particulier des parents face aux règles que le gouvernement, abusant de son pouvoir, s’apprête à édicter en vue de la nouvelle année scolaire ; des règles qui auront de graves répercussions sur la santé et l’équilibre psychophysique des élèves, comme l’ont justement souligné des experts faisant autorité.

Il convient avant tout de dénoncer la tentative systématique de démolition de la famille, cellule de la société, avec la prolifération d’attaques féroces non seulement contre l’union conjugale que le Christ a élevée à un Sacrement, mais aussi contre son essence même, à savoir le fait que le mariage est par nature constitué d’un homme et d’une femme, dans un lien indissoluble de fidélité et d’assistance mutuelle. La présence d’un père et d’une mère est fondamentale pour la croissance des enfants, qui ont besoin d’une figure masculine et féminine comme référence pour leur développement intégral et harmonieux ; les enfants, dans la phase très délicate de leur enfance et de leur adolescence, ne peuvent pas non plus être utilisés pour des revendications idéologiques partisanes, avec de graves dommages pour leur équilibre psychophysique, par ceux qui rejettent la notion même de nature avec leur propre comportement rebelle. Vous pouvez facilement comprendre l’impact de la destruction de la famille sur le consortium civil : nous avons tous sous les yeux les résultats de décennies de politiques malheureuses qui conduisent inévitablement à la dissolution de la société.

Ces politiques, inspirées par des principes qui répugnent autant à la Loi de la nature inscrite par le Créateur dans l’homme qu’à la Loi positive que Dieu lui a donnée dans les Commandements, vont jusqu’à permettre que les enfants soient mis à la merci du caprice des individus, et que le caractère sacré de la vie et de la conception soit même objet de commerce, humiliant la maternité et la dignité des femmes. Les enfants ne peuvent être commandés à des « femelles reproductrices » (fattrice) contre rémunération, car ils sont le fruit d’un amour que la Providence a établi comme devant toujours et en toutes circonstances rester dans l’ordre naturel.

Les parents sont responsables, comme droit primaire et inaliénable, de l’éducation de leur progéniture : l’État ne peut s’arroger ce droit, encore moins corrompre leurs enfants et les endoctriner aux principes pervers si répandus aujourd’hui. N’oubliez pas, chères Mamans, que ceci est la marque des régimes totalitaires, et non d’une nation civile et chrétienne. Il est de votre devoir d’élever la voix pour que ces tentatives de vous priver de l’éducation de vos enfants soient dénoncées et rejetées avec force, car vous ne pourrez pas faire grand-chose pour eux lorsque votre foi, vos idées et votre culture seront jugées incompatibles avec celles d’un État impie et matérialiste. Et il ne s’agit pas seulement d’imposer un vaccin à vos enfants et à vos jeunes, mais de les corrompre dans l’âme avec des doctrines perverses, avec l’idéologie du genre, avec l’acceptation du vice et la pratique d’un comportement de péché. Aucune loi ne peut jamais légitimement faire de l’affirmation de la vérité un crime, car l’autorité ultime vient de Dieu, qui est la Vérité suprême elle-même. A l’oppression des tyrans a répondu le témoignage héroïque des Martyrs et des Saints : soyez aujourd’hui encore, avec courage, les témoins du Christ contre un monde qui voudrait nous soumettre aux forces déchaînées de l’enfer !

Un autre aspect crucial de ce combat pour la famille est la défense de la vie, de la conception à la mort naturelle. Le crime de l’avortement, qui a fait des millions de victimes innocentes et qui crie vengeance au ciel, est considéré aujourd’hui comme une prestation de soins de santé normale, et c’est justement ces jours-ci que le gouvernement [italien] a autorisé l’utilisation plus étendue de la pilule abortive, encourageant ainsi un crime abominable et passant sous silence les terribles conséquences sur la santé psychophysique de la mère. Si vous pensez que durant le confinement, tous les traitements pour les malades ont été suspendus, mais que les avortements ont continué à être pratiqués, vous comprenez bien quelles sont les priorités de ceux qui nous gouvernent : la culture de mort ! Quel progrès peut-on invoquer lorsque la société tue ses propres enfants, lorsque la maternité est horriblement violée au nom d’un choix qui ne peut être libre, puisqu’il implique une vie innocente et viole un Commandement de Dieu ? Quelle prospérité notre Patrie peut-elle espérer, quelles bénédictions de Dieu, si des sacrifices humains sont faits dans ses cliniques comme aux temps de la barbarie la plus sanglante ?

L’idée que les enfants sont la propriété de l’État répugne à toute personne humaine. Dans l’ordre social chrétien, l’autorité civile exerce son pouvoir pour garantir aux citoyens le bien-être naturel qui est ordonné au bien spirituel. Le bien commun poursuivi par l’État dans les choses temporelles a donc un objet bien défini qui ne peut et ne doit pas être en conflit avec la loi de Dieu, législateur suprême. Chaque fois que l’État doit enfreindre cette loi éternelle et immuable, son autorité disparaît et les citoyens doivent refuser de lui obéir. Cela vaut certainement pour l’odieuse loi sur l’avortement, mais cela doit aussi s’appliquer à d’autres cas, où l’abus d’autorité consiste à imposer des vaccins dont la dangerosité est inconnue ou qui, par leur composition même, devraient entraîner des problèmes éthiques. Je pense, par exemple, aux cas où un vaccin contient du matériel fœtal provenant d’enfants avortés.

Mais il y a aussi d’autres aspects inquiétants, aujourd’hui proposés, qui concernent non seulement les contenus de l’éducation, mais aussi la manière de participer aux leçons : la distanciation sociale, l’utilisation de masques et d’autres formes de prévention présumée de l’infection dans les classes et les environnements scolaires impliquent de graves dommages à l’équilibre psychophysique des enfants et des jeunes, compromettant la capacité d’apprendre, les relations interpersonnelles entre les élèves et les enseignants, et les réduisant à des automates à qui l’on ordonne non seulement quoi penser, mais aussi comment bouger et respirer. Il semble qu’on ait perdu la notion même de bon sens qui devrait encadrer des choix lourds de conséquences dans la vie sociale et paraissent être un prélude à un monde inhumain dans lequel les parents se voient retirer leurs enfants lorsqu’ils sont considérés comme positifs pour un virus de grippe, avec des protocoles de traitement sanitaire obligatoires appliqués dans les dictatures les plus féroces.

On est également très perplexe en apprenant qu’à la présidence de la Commission européenne pour la santé de et le développement, l’OMS a choisi Mario Monti, qui s’est distingué pour les mesures draconiennes prises à l’encontre de l’Italie, parmi lesquelles il ne faut pas oublier la réduction drastique du financement public des hôpitaux. Ces perplexités sont confirmées par le fait qu’il appartient à des organismes supranationaux tels que la Commission trilatérale et le Club Bilderberg, dont les objectifs contrastent fortement avec les valeurs inaliénables protégées par la Constitution elle-même, valeurs qui obligent le gouvernement. Ce mélange d’intérêts privés dans les affaires publiques, inspiré par les diktats de la pensée maçonnique et mondialiste, doit faire l’objet d’une vigoureuse dénonciation par les représentants des citoyens, et par ceux qui voient leurs pouvoirs légitimes usurpés par une élite qui n’a jamais fait mystère de ses intentions.

Nous ne devons pas perdre de vue un élément fondamental : la poursuite d’objectifs pervers idéologiquement orientés s’accompagne invariablement, comme une voie parallèle, d’un intérêt économique. Il est facile de convenir qu’il n’y a pas de profit dans le don volontaire du cordon ombilical, tout comme il n’y a pas de profit dans le don de plasma hyperimmune pour le traitement du Covid ; par contre, il est extrêmement lucratif pour les cliniques pratiquant l’avortement de fournir du tissu fœtal et pour les entreprises pharmaceutiques de produire des anticorps monoclonaux ou du plasma artificiel. Il n’est donc pas surprenant que, dans une logique de simple profit, les solutions les plus raisonnables et les plus durables d’un point de vue éthique fassent l’objet d’une campagne délibérée de discrédit : nous avons entendu des experts autoproclamés promouvoir des traitements proposés par des sociétés dans lesquelles ils détiennent eux-mêmes – en conflit d’intérêts évident – des parts ou dans lesquelles ils sont des consultants bien rémunérés.

Cela dit, il est nécessaire de comprendre si la solution des vaccins représente toujours la réponse sanitaire appropriée à un virus : dans le cas du Covid, par exemple, de nombreux membres de la communauté scientifique conviennent qu’il est plus utile de développer une immunité naturelle, plutôt que d’inoculer le virus dépotentialisé. Mais même dans ce cas, comme nous le savons, l’ »immunité de troupeau » est obtenue gratuitement, alors que les campagnes de vaccination impliquent d’énormes investissements et garantissent des gains tout aussi substantiels à ceux qui les brevettent et les produisent. Et il faudrait également examiner – mais les experts pourront certainement s’exprimer de manière plus compétente à ce sujet – s’il est possible de produire un vaccin pour un virus qui ne semble pas encore avoir été isolé selon les protocoles de la médecine basée sur la science ; et quelles pourraient être les conséquences de l’utilisation de vaccins génétiquement modifiés de nouvelle génération.

La Santé Mondiale, avec le rôle pilote de l’OMS, est devenue une véritable multinationale dont le but est le profit de ses actionnaires (compagnies pharmaceutiques et fondations dites philanthropiques) et un moyen de poursuivre la transformation des citoyens en malades chroniques. Et c’est clair : les entreprises pharmaceutiques veulent gagner de l’argent en vendant des médicaments et des vaccins ; si éliminer les maladies et produire médicaments efficaces entraînent une réduction du nombre de patients et donc des profits, il sera d’autant plus logique d’attendre des médicaments qu’ils soient inefficaces et des vaccins qu’ils soient un moyen de propager la maladie plutôt que de l’éradiquer. C’est effectivement ce qui se passe. Comment peut-on penser que la recherche de remèdes et de thérapies est encouragée si ceux qui la financent gagnent des somme d’argent disproportionnée précisément à cause de la persistance des maladies ?

Il peut sembler difficile de se persuader que ceux qui sont censés garantir la santé veulent plutôt assurer la poursuite des maladies: un tel cynisme répugne – et à juste titre – à ceux qui sont étrangers à la mentalité qui s’est instaurée dans le domaine des soins de santé. C’est pourtant ce qui se passe sous nos yeux, et cela concerne non seulement l’urgence Covid et les vaccins – en particulier les vaccins antigrippaux, qui ont été largement utilisés en 2019 dans les régions mêmes où Covid a fait le plus grand nombre de victimes – mais aussi tous les soins et traitements, l’accouchement et l’assistance aux malades. Un tel cynisme, qui répugne au code d’éthique, en vient à voir en chacun de nous une source de revenus, alors qu’il devrait voir en chaque patient le visage du Christ souffrant.

Nous lançons donc un appel aux nombreux, innombrables médecins catholiques de bonne volonté, afin qu’ils ne trahissent pas le serment d’Hippocrate et le cœur même de leur profession, qui est faite de miséricorde et de compassion, d’amour pour ceux qui souffrent, d’aide désintéressée aux plus faibles, en se souvenant des paroles de Notre Seigneur : « Chaque fois que vous avez fait ces choses à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous les avez faites ». (Mt 25, 40).

L’Église catholique, surtout au cours des dernières décennies, a pu intervenir avec autorité dans ce débat, grâce aussi à l’Académie pontificale pour la vie fondée par Jean-Paul II. Ses membres, jusqu’à il y a quelques années, donnaient des indications de nature médico-scientifique qui n’entrent pas en conflit avec les principes moraux inviolables pour tout catholique.

Mais tout comme dans la société civile nous avons assisté à une perte progressive de responsabilité des individus et des dirigeants dans les différents domaines de la vie publique, y compris les soins de santé, de même dans l’ »église de la miséricorde » née en 2013 l’engagement des Dicastères pontificaux et de l’Académie pour la vie a été adapté à une vision liquide, je dirais perverse car elle nie la vérité, qui épouse les instances de l’environnementalisme, avec de lourdes connotations de malthusianisme. La lutte contre l’avortement, qui s’oppose à la dénatalité poursuivie par le Nouvel Ordre Mondial, n’est plus une priorité pour de nombreux Pasteurs. Lors des manifestations pro-vie – comme celles qui ont eu lieu à Rome ces dernières années – le silence et l’absence du Saint-Siège et de la Hiérarchie ont été honteux !

Bien sûr, les principes moraux sur lesquels reposent les normes à adopter dans le domaine médical restent toujours valables, et il ne pourrait en être autrement. L’Église est la gardienne de l’enseignement du Christ et n’a pas le pouvoir de le modifier ou de l’adapter à sa guise. Cependant, il reste déconcertant de constater le silence de Rome, qui semble se préoccuper davantage des méthodes de collecte sélective – au point d’écrire une encyclique – que de la vie des enfants à naître, de la santé des plus faibles ou des soins aux malades en phase terminale. Ce n’est qu’un aspect d’un problème beaucoup plus vaste, d’une crise beaucoup plus grave, qui, comme je l’ai dit à maintes reprises, revient au moment où la partie déviante de l’Église, avec à sa tête ce qui était autrefois la Compagnie de Jésus, a pris le pouvoir et s’est rendue esclave de la mentalité du monde.

Compte tenu de la nouvelle orientation de l’Académie pontificale pour la vie (dont la présidence a été confiée à un personnage bien connu de tous pour avoir donné le meilleur de lui-même lorsqu’il était évêque de Terni), on ne peut s’attendre à aucune condamnation contre ceux qui utilisent des tissus foetaux provenant d’enfants avortés volontairement. En effet, ses membres attendent la vaccination de masse et la fraternité universelle du Nouvel Ordre Mondial, contredisant de précédentes déclarations de la même Académie Pontificale. Sur cette vague d’anomalie s’est insérée ces jours-ci la Conférence épiscopale d’Angleterre et du Pays de Galles: d’un côté, elle a reconnu que « l’Eglise est opposée à la production de vaccins utilisant des tissus provenant de fœtus avortés, et le malaise que ressentent de nombreux catholiques face au choix de ne pas vacciner leur enfant ou de paraître complices d’avortement », mais elle a ensuite déclaré, en grave contradiction avec les principes irréformables dictés par la morale catholique, que « l’Eglise enseigne que l’importance fondamentale de la santé d’un enfant et d’autres personnes vulnérables pourrait permettre aux parents d’utiliser un vaccin qui a été développé dans le passé à l’aide de ces lignées cellulaires diploïdes ». Cette déclaration est dépourvue de toute autorité doctrinale et est plutôt conforme à l’idéologie dominante promue par l’OMS, son principal parrain Bill Gates et les sociétés pharmaceutiques.

Du point de vue moral, pour tout catholique qui souhaite rester fidèle à son Baptême, il est absolument inadmissible d’accepter une vaccination qui utilise des matériaux provenant de fœtus humains dans le processus de production : cela a également été rappelé avec autorité par l’évêque américain Joseph E. Strickland dans sa Lettre Pastorale du 27 avril dernier et dans son tweet du 1er août dernier

Nous devons donc prier le Seigneur de donner une voix aux Pasteurs, afin de créer un front uni qui s’oppose à la puissance écrasante de l’élite mondialiste qui voudrait nous assujettir tous. Et il faut rappeler que si les entreprises pharmaceutiques s’engagent sur la seule voie de l’intérêt économique, la voie idéologique est suivie par des gens qui, avec le vaccin, voudraient également implanter des dispositifs permettant d’identifier les personnes ; et que ces nanotechnologies – je fais référence au projet ID2020, aux quantum dots et autres du même type – sont brevetées par les mêmes personnes qui ont breveté à la fois les virus et leur vaccin. En outre, un projet de crypto-connaissance a été breveté pour permettre non seulement l’identification sanitaire, mais aussi l’identification personnelle et bancaire, dans un délire de toute-puissance qui, jusqu’à hier, pouvait être écarté comme un délire complotiste, mais qui, aujourd’hui, a déjà commencé dans certains pays, dont, par exemple, la Suède et l’Allemagne. Nous voyons les paroles de Saint Jean se matérialiser sous nos yeux : « Il fit en sorte que tous, petits et grands, riches et pauvres, libres et esclaves, reçoivent une marque sur la main droite et sur le front ; et que personne ne puisse acheter ou vendre sans une telle marque » (Ap 13, 16-17).

Vu la gravité de la situation, nous devons également nous prononcer sur ces aspects : nous ne pouvons pas rester silencieux si l’autorité publique devait rendre obligatoires des vaccins qui posent de graves problèmes éthiques ou moraux ou qui, plus prosaïquement, ne garantissent pas l’obtention des effets escomptés et se contentent de promettre des bénéfices qui, d’un point de vue scientifique, sont absolument discutables. Que les Pasteurs de l’Eglise élèvent enfin la voix pour défendre, dans cette attaque systématique contre Dieu et l’homme, le troupeau qui leur a été confié !

N’oubliez pas, chères Mamans, qu’il s’agit d‘un combat spirituel – voire d’une guerre – dans lequel des pouvoirs que personne n’a jamais élus et qui n’ont d’autre autorité que celle de la force et de l’imposition violente de leur propre volonté, tentent de démolir tout ce qui évoque, même de loin, la Paternité divine de Dieu sur ses enfants, la Royauté du Christ sur les sociétés et la Maternité virginale de Marie Très Sainte. C’est pourquoi ils détestent mentionner les mots père et mère ; c’est pourquoi ils veulent une société irréligieuse et rebelle qui se rebelle contre la Loi de Dieu ; c’est pourquoi ils promeuvent le vice et détestent la vertu. C’est pourquoi ils veulent corrompre les enfants et les jeunes, s’assurant des armées d’esclaves obéissants pour un avenir proche dans lequel le nom de Dieu est annulé et le sacrifice rédempteur de son Fils sur la Croix est blasphémé ; une Croix qu’ils veulent bannir, parce qu’elle rappelle à l’homme que le but de sa vie est la gloire de Dieu, l’obéissance à ses Commandements et l’exercice de la charité fraternelle : non pas le plaisir, non pas l’exaltation de soi, non pas la domination arrogante des faibles.

L’innocence des enfants et leur recours confiant à la Très Sainte Marie, la Mère du Ciel, peuvent vraiment sauver le monde : c’est pourquoi l’Ennemi vise à les corrompre, à les éloigner du Seigneur et à insinuer en eux la semence du mal et du péché.

Chères Mamans, ne manquez jamais à votre devoir de protéger vos enfants non seulement dans l’ordre matériel, mais aussi dans l’ordre spirituel, qui est bien plus important. Cultivez en eux la vie de la Grâce, avec une prière constante, surtout par la récitation du Saint Rosaire ; avec la pénitence et le jeûne ; avec la pratique des œuvres de miséricorde corporelles et spirituelles ; avec la fréquence assidue et dévouée des Sacrements et de la Sainte Messe. Nourrissez-les avec le Pain des Anges, véritable nourriture pour la vie éternelle et défendue contre les assauts du Malin. Demain, ils seront d’honnêtes citoyens, des parents responsables et des protagonistes de la restauration de la société chrétienne que le monde voudrait effacer. Et prier aussi, car la prière est une arme redoutable, un véritable vaccin infaillible contre la dictature perverse qui va nous être imposée.

L’occasion m’est donnée de vous assurer de ma prière et de vous donner ma bénédiction à tous : à vous, chères Mamans et à vos enfants, et à tous ceux qui se battent pour sauver nos enfants et chacun d’entre nous de cette féroce tyrannie mondialiste qui s’abat sur notre Italie bien-aimée.

Carlo Maria Vigano

https://magazinelavoixdedieu.wordpress.com/2020/08/19/mgr-carlo-maria-vigano-sauvons-nos-enfants-de-la-dictature-sanitaire/

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Mgr Delassus, Semaine Religieuse de Cambrai, 1884, p. 735

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MessageSujet: Re: Archevêque VIGANO sédévacantiste !   Archevêque VIGANO sédévacantiste ! Icon_minitimeJeu 8 Oct 2020 - 17:42

Le 07/10/2020

“Fratelli Tutti” : Mgr Carlo Maria Viganò dénonce la fausse conception de la fraternité dans ”l'indifférentisme religieux”


274.  À la faveur de notre expérience de foi et de la sagesse accumulée au cours des siècles, en apprenant aussi de nos nombreuses faiblesses et chutes, nous savons, nous croyants des religions différentes, que rendre Dieu présent est un bien pour nos sociétés.

La proposition « nous savons, nous croyants des religions différentes, que rendre Dieu présent est un bien pour nos sociétés » est délibérément équivoque : « rendre Dieu présent » ne signifie rien au sens strict (Dieu est présent en lui-même). Au sens large, si l’on entend « rendre Dieu présent par la présence d’une ou de plusieurs religions » par opposition à l’« éloignement des valeurs religieuses » visé au numéro 275, comme le texte semble le suggérer, la proposition est erronée et hérétique, car elle met sur le même plan la Révélation divine du Dieu vivant et vrai avec les « prostitutions », ainsi que l’Écriture Sainte désigne les fausses religions. Soutenir que la présence de fausses religions « est un bien pour nos sociétés » est tout aussi hérétique, car non seulement cela offense la Majesté de Dieu, mais cela légitime aussi l’action des dissidents, en leur attribuant un mérite, au lieu de leur imputer la responsabilité de la damnation des âmes et des guerres de religion menées contre l’Église du Christ par les hérétiques, les musulmans et les idolâtres. Ce passage est également choquant ne il implique subrepticement que ce « bien pour nos sociétés » a été acquis de manière générique, « en apprenant aussi de nos nombreuses faiblesses et chutes », alors qu’en réalité les « faiblesses et chutes » sont attribuables aux sectes et seulement indirectement et per accidens aux hommes d’Eglise.

Enfin, je voudrais souligner que l’indifférentisme religieux implicitement promu par le texte Fratelli Tutti, qui définit comme « un bien pour nos sociétés » la présence de toute religion – plutôt que « la liberté et le triomphe de notre sainte mère l´Eglise » – nie en réalité les droits souverains de Jésus-Christ, Roi et Seigneur des individus, des sociétés et des nations.
Pie XI, dans son immortelle encyclique Quas Primas, proclame : « Dès lors, faut-il s’étonner qu’il soit appelé par saint Jean le Prince des rois de la terre ou que, apparaissant à l’Apôtre dans des visions prophétiques, il porte écrit sur son vêtement et sur sa cuisse : Roi des rois et Seigneur des seigneurs. Le Père a, en effet, constitué le Christ héritier de toutes choses ; il faut qu'il règne jusqu'à la fin des temps, quand il mettra tous ses ennemis sous les pieds de Dieu et du Père. » Et puisque les ennemis de Dieu ne peuvent pas être nos amis, la fraternité des peuples contre Dieu est non seulement ontologiquement impossible, mais théologiquement blasphématoire.


277. L’Église valorise l’action de Dieu dans les autres religions et “ne rejette rien de ce qui est vrai et saint dans ces religions. Elle considère avec un respect sincère ces manières d’agir et de vivre, ces règles et ces doctrines qui […] reflètent souvent un rayon de la vérité qui illumine tous les hommes” » (Décl. Nostra aetate, 2).

La référence au document conciliaire Nostra aetate est la confirmation du lien idéologique de la pensée hérétique bergoglienne avec les prémisses établies au préalable par Vatican II. Dans les fausses religions, il n’y a rien de vrai et de saint ex se, puisque tous les éléments de vérité qu’elles peuvent conserver sont de toute façon usurpés, et utilisés en vue de dissimuler l’erreur et de la rendre plus nuisible. Aucun respect ne peut être accordé aux fausses religions, dont les préceptes et les doctrines doivent être exclus et rejetés dans leur intégralité. Si donc parmi ces éléments de vérité et de sainteté Bergoglio veut inclure par exemple le concept du Dieu unique qui devrait rapprocher les catholiques de ceux qui professent une religion monothéiste, il faut préciser qu’il existe une différence substantielle et irrémédiable entre le vrai Dieu Un et Trine et le dieu miséricordieux de l’islam.

277. D’autres s’abreuvent à d’autres sources. Pour nous, cette source de dignité humaine et de fraternité se trouve dans l’Évangile de Jésus-Christ.

La seule source à laquelle il est possible de s’abreuver est Notre Seigneur Jésus-Christ, par l’unique Église qu’Il a établie pour le salut des âmes. Ceux qui tentent d’étancher leur soif en s’abreuvant à d’autres sources n’étanchent pas leur soif, et presque certainement, s’empoisonnent eux-mêmes. Il est également discutable que le concept hétérodoxe de dignité humaine et de fraternité dont parle Fratelli Tutti puisse se retrouver dans l’Évangile, qui contredit en effet clairement cette vision horizontale, immanentiste et indifférentiste théorisée par Bergoglio. Enfin, la précision « pour nous » est trompeuse, car elle relativise l’objectivité du message évangélique à une manière personnelle de voir ou de vivre les choses, et prive par conséquent celui-ci de son autorité, qui découle de l’origine divine et surnaturelle de la Sainte Écriture.

279. […] Il y a un droit fondamental qui ne doit pas être oublié sur le chemin de la fraternité et de la paix. C’est la liberté religieuse pour les croyants de toutes les religions.

La liberté religieuse pour les croyants de toutes les religions n’est pas un droit de l’homme, mais un abus dépourvu de tout fondement théologique, et, même avant cela, elle n’est ni philosophique ni logique. Ce concept de liberté religieuse – qui substitue à la liberté de l’unique religion, la « liberté de la religion catholique de remplir sa mission » et la « liberté des fidèles d’adhérer à l’Église catholique sans entrave de la part de l’État », la licence d’adhérer à n’importe quelle croyance, indépendamment de sa crédibilité et de ses credenda (ce que nous devons croire) – est hérétique et inconciliable avec la doctrine immuable de l’Église. L’être humain n’a pas droit à l’erreur : l’absence de contrainte magistralement mise en lumière par Léon XIII dans l’encyclique Libertas praestantissimum ne supprime pas l’obligation morale de n’adhérer librement qu’au bien, puisque de la liberté de cet acte dépend sa moralité, c’est-à-dire la capacité de mériter une récompense ou une punition. L’État peut tolérer l’erreur dans certaines situations, mais il ne peut jamais légitimement mettre l’erreur au même niveau que la vérité, ni considérer toutes les religions comme équivalentes ou sans importance : l’indifférence religieuse est condamnée par le Magistère, tout comme le relativisme religieux. L’Église a pour mission de convertir les âmes à la vraie Foi, de les arracher aux ténèbres de l’erreur et du vice. Théoriser un prétendu droit à l’erreur et sa diffusion est aussi une offense à Dieu et une trahison de l’autorité vicaire des Pasteurs sacrés, qu’ils doivent exercer dans le but pour lequel elle a été établie, et non pour répandre l’erreur et discréditer l’Église du Christ. Il est incroyable que le Vicaire du Christ (j’oubliais : Bergoglio a renoncé à ce titre !) puisse reconnaître un quelconque droit aux fausses religions, puisque l’Église est l’Épouse de l’Agneau, et il serait blasphématoire de seulement imaginer que Notre Seigneur puisse avoir d’autres épouses.

281. [...] « Dieu ne regarde pas avec les yeux, Dieu regarde avec le cœur. Et l’amour de Dieu est le même pour chaque personne, quelle que soit sa religion. Et si elle est athée, c’est le même amour. Au dernier jour et quand il y aura la lumière suffisante sur la terre pour voir les choses telles qu’elles sont, il y aura des surprises ! » (Tiré du film Le pape François : Un homme de sa parole, de Wim Wenders, de 2018.)

L’utilisation d’expressions frappantes qui manquent de clarté est l’un des moyens utilisés par les novateurs pour insinuer des erreurs sans les formuler clairement. La proposition « Dieu ne regarde pas avec ses yeux, Dieu regarde avec son cœur » peut être, au mieux, une expression émouvante, mais dépourvue de toute valeur doctrinale. Au contraire, elle nous conduit à croire qu’en Dieu la connaissance et l’amour sont dissociés, que l’amour de Dieu est aveugle et que, par conséquent, l’orientation de nos propres actions n’a aucune valeur à ses yeux.

La proposition « l’amour de Dieu est le même pour chaque personne, quelle que soit sa religion » est gravement équivoque et trompeuse, plus insidieuse qu’une hérésie flagrante. Elle nous conduit à croire que la libre réponse de l’homme et son adhésion à l’amour de Dieu n’ont aucun rapport avec sa destinée éternelle.

Dans l’ordre naturel, Dieu crée chaque personne par un acte d’amour gratuit : l’amour de Dieu s’étend à toutes ses créatures. Mais toute personne humaine est créée en vue de l’adoption filiale et de la gloire éternelle. Dieu accorde à chaque personne les grâces surnaturelles nécessaires pour que chacun puisse Le connaître, L’aimer, et Le servir, et obéir à sa Loi inscrite dans son cœur, et ainsi parvenir à embrasser la Foi.

Dans l’ordre surnaturel, l’amour de Dieu pour une personne est proportionnel à son état de grâce, c’est-à-dire à la mesure dans laquelle cette âme correspond au Don de Dieu par la Foi et les œuvres, méritant la récompense éternelle. Dans les plans de la Providence, l’amour pour le pécheur – y compris l’hérétique, le païen et l’athée – peut consister à lui accorder de plus grandes grâces qui touchent son cœur et le conduisent au repentir et à l’adhésion à la vraie Foi.

« Au dernier jour et quand il y aura la lumière suffisante sur la terre pour voir les choses telles qu’elles sont, il y aura des surprises ! » : cette proposition suggère que ce que l’Église enseigne peut en quelque sorte être démenti au jour du Jugement dernier. Parmi ceux qui auront « des surprises », il y aura en réalité ceux qui croient pouvoir dénaturer la Foi et l’Ordre moral avec les divagations des modernistes et l’adhésion aux idéologies perverses du siècle, et on verra que ce que l’Eglise a toujours prêché, ce que l’anti-Eglise renie obstinément, correspond exactement à ce que Notre Seigneur a enseigné aux Apôtres.

+ Carlo Maria Viganò, archevêque

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Plus je réfléchis, plus je suis consterné de la masse d'idées fausses dans lesquelles nous nous noyons ; plus je comprends cette décadence absolue de tant de peuples que nous retrace l'histoire. C'EST L'ERREUR PLUS QUE LE VICE QUI LES A PERDUS. Le vice et même le crime ont des limites, l'erreur n'en a pas. IL FAUT DONC DIRE LA VÉRITÉ SANS FINESSE, NI STRATÉGIE HABILE."
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MessageSujet: Re: Archevêque VIGANO sédévacantiste !   Archevêque VIGANO sédévacantiste ! Icon_minitimeDim 1 Nov 2020 - 19:23

Traduction de quelques extraits de la conférence de l'abbé Vigano du 25 octobre 2020 :

Extraits : "Depuis soixante ans, nous assistons à l'éclipse de la véritable Église par une anti-église qui s'est progressivement approprié son nom, a occupé la Curie romaine et ses Dicastères, Diocèses et Paroisses, Séminaires et Universités, Couvents et Monastères. L'anti-église a usurpé son autorité, et ses ministres portent ses vêtements sacrés ; il utilise son prestige et son pouvoir pour s'approprier ses trésors, ses actifs et ses finances.

Tout comme cela se produit dans la nature, cette éclipse n'a pas lieu d'un seul coup ; il passe de la lumière aux ténèbres lorsqu'un corps céleste s'insère entre le soleil et nous. Il s'agit d'un processus relativement lent mais inexorable, dans lequel la lune de l'anti-église suit son orbite jusqu'à ce qu'elle chevauche le soleil, générant un cône d'ombre qui se projette sur la terre. Nous nous trouvons maintenant dans ce cône d'ombre doctrinal, moral, liturgique et disciplinaire. Ce n'est pas encore l'éclipse totale que nous verrons à la fin des temps, sous le règne de l'Antéchrist. Mais c'est une éclipse partielle, qui permet de voir la couronne lumineuse du soleil encerclant le disque noir de la lune.

Le processus qui a conduit à l’éclipse de l’Église d’aujourd’hui a commencé avec le modernisme, sans aucun doute. L'anti-église a suivi son orbite malgré les condamnations solennelles du Magistère, qui dans cette phase brillait de la splendeur de la Vérité. Mais avec le Concile Vatican II, les ténèbres de cette fausse entité ont envahi l'Église. Au départ, il n'en obscurcissait qu'une petite partie, mais l'obscurité s'est progressivement accrue. Quiconque montrait alors le soleil, en déduisant que la lune l'obscurcirait certainement, était accusé d'être un «prophète de malheur», avec ces formes de fanatisme et d'intempérance qui découlent de l'ignorance et des préjugés. Le cas de Mgr Marcel Lefebvre et de quelques autres prélats confirme, d'une part, la clairvoyance de ces bergers et, d'autre part, la réaction décousue de leurs adversaires ; qui, par crainte de perdre le pouvoir, ont utilisé toute leur autorité pour nier les preuves et ont caché leurs véritables intentions.

Pour continuer l'analogie : on peut dire que, dans le ciel de la Foi, une éclipse est un phénomène rare et extraordinaire. Mais nier que, pendant l'éclipse, les ténèbres se propagent - simplement parce que cela ne se produit pas dans des conditions ordinaires - n'est pas un signe de foi en l'indéfectibilité de l'Église, mais plutôt un déni obstiné des preuves, ou de la mauvaise foi. La Sainte Église, selon les promesses du Christ, ne sera jamais submergée par les portes de l'enfer, mais cela ne signifie pas qu'elle ne sera pas - ou n'est pas déjà - éclipsée par son faux infernal, cette lune qui, non par hasard, nous voir sous les pieds de la Femme de l'Apocalypse: "Un grand signe est apparu dans le ciel: une femme vêtue du soleil, avec la lune sous ses pieds, et sur sa tête une couronne de douze étoiles" (Ap 12, 1). […]

Lorsque cette anti-église sera pleinement établie dans l'éclipse totale de l'Église catholique, l'autorité de ses dirigeants dépendra du degré d'assujettissement au Nouvel Ordre Mondial, qui ne tolérera aucune divergence avec son propre credo et appliquera impitoyablement cela : dogmatisme, fanatisme et fondamentalisme que de nombreux prélats et intellectuels autoproclamés critiquent chez ceux qui restent fidèles au Magistère aujourd'hui. De cette façon, l'"Église profonde" peut continuer à porter la marque de fabrique "Église catholique", mais elle sera l'esclave de la pensée de l'Ordre Nouveau, rappelant les Juifs qui, après avoir nié la Royauté du Christ avant Pilate, étaient esclaves de la autorité de leur temps: "Nous n'avons d'autre roi que César" (Jn 19, 15). César d’aujourd’hui nous ordonne de fermer les églises, de porter un masque et de suspendre les célébrations sous le prétexte d’une pseudo-pandémie. Le régime communiste persécute les catholiques chinois, et le monde n'entend que le silence de Rome. Demain, un nouveau Titus saccagera le temple du Concile, transportant ses restes dans un musée, et la vengeance divine aux mains des païens aura de nouveau été accomplie.
[…]

Rejoignons-nous aux petits dans un Bloc du Rosaire Enfants, implorant la Femme vêtue du Soleil, que le Règne de Notre-Dame et Mère soit rétabli et l'éclipse qui nous afflige raccourcie."



"Le vocabulaire catholique traditionnel a été délibérément modifié, dans le but de changer le contenu exprimé. Il en fut de même pour la liturgie et la prédication, dans lesquelles la clarté de l’exposé catholique a été remplacée par de l’ambiguïté voire le déni implicite de la vérité dogmatique. Il y a une infinité d’exemples. Ce phénomène remonte à Vatican II qui cherche à développer des versions ‘catholiques’ des slogans du monde."

La conclusion de sa conférence :

"Pour conclure, la seule manière de gagner la bataille est de revenir à ce que l’Eglise a toujours fait et d’arrêter de faire ce que l’anti-Eglise attend de nous aujourd’hui – ce que la véritable Eglise a toujours condamné.

Laissez-nous remettre Notre-Seigneur Jésus-Christ, Roi et Grand Prêtre, au centre de la vie de l’Eglise, et avant cela au centre de la vie de nos communautés, de nos familles, de nous-mêmes.

Laissez-nous restaurer la couronne de Notre-Dame, la Très Sainte Vierge Marie, Reine et Mère de l’Eglise.

Laissez-nous revenir à la célébration traditionnelle de la Sainte Liturgie textuellement et prier avec les paroles des Saints, non pas avec les divagations des modernistes et des hérétiques.

Laissez-nous de nouveau savourer les écrits des Pères de l’Eglise et des Mystiques et jeter au feu les ouvrages imprégnés de modernisme et de sentimentalisme immanent.

Laissez-nous aider par la prière et l’aide matérielle les bons prêtres qui sont restés fidèles à la vraie Foi et se sont vu retirer tout soutien de la part de ceux qui se sont mis en accord avec le monde et ses mensonges.

Et par-dessus tout, je vous le demande au nom de Dieu, laissez-nous abandonner ce sentiment d’infériorité que nos adversaires nous ont accoutumés à accepter : dans la guerre du Seigneur, ils ne nous humilient pas (nous méritions assurément des humiliations pour nos péchés). Non, ils humilient la Majesté de Dieu et l’Epouse de l’Agneau immaculé.

La Vérité que nous embrassons ne vient pas de nous, mais de Dieu ! Laisser la Vérité être niée ou accepter que ce soit le cas après les hérésies et les erreurs de l’anti-Eglise, n’est pas un acte d’humilité mais de couardise et de pusillanimité.

Laissez-nous être inspiré par les exemples des Saints Martyrs Maccabées, après un nouvel Antiochus qui nous a demandés de sacrifier aux idoles et d’abandonner le vrai Dieu.

Laissez-nous répondre avec leurs mots priant le Seigneur : "Donc à présent, O Souverain des Cieux, envoyez un bon ange pour répandre la terreur et les tremblements au-devant de nous. Par votre bras armé faites que les blasphémateurs qui se sont opposés à votre saint peuple soient anéantis."

_________________
Plus je réfléchis, plus je suis consterné de la masse d'idées fausses dans lesquelles nous nous noyons ; plus je comprends cette décadence absolue de tant de peuples que nous retrace l'histoire. C'EST L'ERREUR PLUS QUE LE VICE QUI LES A PERDUS. Le vice et même le crime ont des limites, l'erreur n'en a pas. IL FAUT DONC DIRE LA VÉRITÉ SANS FINESSE, NI STRATÉGIE HABILE."
Mgr Delassus, Semaine Religieuse de Cambrai, 1884, p. 735
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MessageSujet: Re: Archevêque VIGANO sédévacantiste !   Archevêque VIGANO sédévacantiste ! Icon_minitimeDim 1 Nov 2020 - 21:37

Texte complet dela conférence de Vigano le 25 octobre 2020 :

Mgr Viganò : “Comment la révolution de Vatican II sert le nouvel ordre mondial”

par Mgr Carlo Maria Viganò,
Nonce Apostolique

Catholic Identity Conference
24 octobre 2020

« Suivez-moi, et laissez les morts enterrer leurs propres morts. »
Mt 8, 22
Plan

1. Nous vivons des temps extraordinaires
2. L’éclipse de la véritable Église
3. L’abandon de la dimension surnaturelle
4. Le sentiment d’infériorité et d’inadéquation
5. Communauté de sentiments entre la Révolution et le Concile
6. Le rôle instrumental des catholiques modérés dans la Révolution
7. « Société Ouverte » et« Religion Ouverte ».
8. Les fondements idéologiques de la « Fraternité »
9. La subversion de la relation individuelle et sociale avec Dieu
10. Cause et effet
11. Conclusion

Source
Traduit par nous.
1. Nous vivons des temps extraordinaires

Comme chacun d’entre nous l’a probablement compris, nous nous trouvons à un moment historique dans le temps ; les événements du passé, qui semblaient autrefois déconnectés, se révèlent aujourd’hui sans équivoque liés, tant dans les principes qui les inspirent que dans la fin qu’ils cherchent à accomplir. Un regard juste et objectif sur la situation actuelle ne peut s’empêcher de saisir la parfaite cohérence entre l’évolution du cadre politique mondial et le rôle que l’Église catholique a assumé dans l’établissement du Nouvel Ordre Mondial. Pour être plus précis, il convient de parler du rôle de cette majorité apparente dans l’Église, qui est en fait peu nombreuse mais extrêmement puissante, et que, par souci de concision, je résumerai comme l’Église profonde.

Il est évident qu’il n’y a pas deux Églises, ce qui serait impossible, blasphématoire et hérétique. La seule véritable Église du Christ aujourd’hui n’a pas non plus échoué dans sa mission, en se pervertissant en une secte. L’Église du Christ n’a rien à voir avec ceux qui, depuis soixante ans, ont exécuté un plan pour l’occuper. Le chevauchement entre la Hiérarchie catholique et les membres de l’Église profonde n’est pas un fait théologique, mais plutôt une réalité historique qui défie les catégories habituelles et, en tant que telle, doit être analysée.

Nous savons que le projet du Nouvel Ordre Mondial consiste en l’établissement de la tyrannie par la Franc-maçonnerie : un projet qui remonte à la Révolution française, au Siècle des Lumières, à la fin des Monarchies Catholiques, et à la déclaration de guerre à l’Église. Nous pouvons dire que le Nouvel Ordre Mondial est l’antithèse de la société chrétienne, il serait la réalisation de la diabolique Cité du Diable opposée à la Cité de Dieu (S. Augustin) dans la lutte éternelle entre la Lumière et les Ténèbres, le Bien et le Mal, Dieu et Satan.

Dans cette lutte, la Providence a placé l’Église du Christ, et en particulier le Souverain Pontife, comme kathèkon, obstacle, – c’est-à-dire celui qui s’oppose à la manifestation du mystère de l’iniquité (2 Thess 2, 6-7). Et l’Écriture Sainte nous avertit qu’à la manifestation de l’Antéchrist, cet obstacle – le kathèkon – aura cessé d’exister. Il me semble tout à fait évident que la fin des temps approche maintenant sous nos yeux, puisque le mystère de l’iniquité s’est étendu à travers le monde avec la disparition de la courageuse opposition du kathèkon.

En ce qui concerne l’incompatibilité entre la Cité de Dieu et la Cité de Satan, le conseiller jésuite de François, Antonio Spadaro, met de côté l’Écriture Sainte et la Tradition, faisant sien le Bergoglien ‘embrassons-nous’. Selon le directeur de La Civiltà Cattolica, l’encyclique Fratelli Tutti

« reste également un message à forte valeur politique, car – pourrait-on dire – il bouleverse la logique de l’apocalypse qui prévaut aujourd’hui. C’est la logique fondamentaliste qui lutte contre le monde parce qu’elle croit qu’il est le contraire de Dieu, c’est-à-dire une idole qu’il faut détruire au plus vite pour accélérer la fin des temps. L’abîme de l’apocalypse, en fait, devant lequel il n’y a plus de frères : seulement des apostats ou des martyrs courant « contre » le temps. … Nous ne sommes pas des militants ou des apostats, mais tous des frères. »[1]

Cette stratégie de discrédit de l’interlocuteur par l’injure « intégriste » vise évidemment à faciliter l’action de l’ennemi au sein de l’Église, en cherchant à désarmer l’opposition et à décourager la dissidence. On la retrouve également dans la sphère civile, où les démocrates et l’État profond s’arrogent le droit de décider à qui accorder une légitimité politique et qui condamner sans appel à l’ostracisme des médias. La méthode est toujours la même, car celui qui inspire est le même. Tout comme la falsification de l’histoire et des sources, est toujours la même : si le passé désavoue le récit révolutionnaire, les partisans de la Révolution censurent le passé et remplacent le fait historique par un mythe. Même saint François est victime de cette falsification qui voudrait qu’il soit le porte-drapeau de la pauvreté et du pacifisme, aussi étrangers à l’esprit de l’orthodoxie catholique qu’ils sont instrumentalisés par l’idéologie dominante. La preuve en est le dernier recours frauduleux au Poverello d’Assise dans Fratelli Tutti pour justifier le dialogue, l’œcuménisme et la fraternité universelle de la Contre-Église bergolienne.

Ne commettons pas l’erreur de présenter les événements actuels comme « normaux », en jugeant ce qui se passe avec les paramètres juridiques, canoniques et sociologiques qu’une telle normalité supposerait. En des temps extraordinaires – et la crise actuelle de l’Église est effectivement extraordinaire – les événements dépassent l’ordinaire connu par nos pères. Dans les temps extraordinaires, nous pouvons entendre un pape tromper les fidèles ; voir des princes de l’Église accusés de crimes qui, en d’autres temps, auraient suscité l’horreur et auraient été sévèrement punis ; témoigner dans nos églises de rites liturgiques qui semblent avoir été inventés par l’esprit pervers de Cranmer ; voir des prélats faire entrer l’idole impure de la pachamama dans la basilique Saint-Pierre ; et entendre le Vicaire du Christ s’excuser auprès des adorateurs de ce simulacre lorsqu’un catholique ose le jeter dans le Tibre. En ces temps extraordinaires, nous entendons un conspirateur – le cardinal Godfried Danneels – nous dire que, depuis la mort de Jean-Paul II, la mafia de Saint-Gall complotait pour élire l’un des leurs à la chaire de Pierre, qui s’est avéré plus tard être Jorge Mario Bergoglio. Face à cette révélation déconcertante, on peut s’étonner que ni les cardinaux ni les évêques n’aient exprimé leur indignation ou demandé que la vérité soit mise en lumière.

La coexistence du bien et du mal, des saints et des damnés, dans le corps ecclésial, a toujours accompagné les événements terrestres de l’Église, à commencer par la trahison de Judas Iscariote. Et il est en effet significatif que la Contre-Église tente de réhabiliter Judas – et avec lui les pires hérésiarques – en tant que modèles exemplaires, « anti-saints » et « anti-martyrs » ; ils se légitiment ainsi dans leurs propres hérésies, immoralités et vices. La coexistence – je disais – du bien et du mal, dont l’Évangile parle dans la parabole du bon grain et de l’ivraie, semble avoir évolué vers la prédominance du second sur le premier. La différence est que le vice et les déviations autrefois méprisés sont aujourd’hui non seulement davantage pratiqués et tolérés, mais même encouragés et loués, tandis que la vertu et la fidélité à l’enseignement du Christ sont méprisées, bafouées et même condamnées.
2. L’éclipse de la véritable Église

Depuis soixante ans, nous avons assisté à l’éclipse de la véritable Église par une Contre-Église qui s’est progressivement approprié son nom, a occupé la Curie romaine et ses dicastères, diocèses et paroisses, séminaires et universités, couvents et monastères. La Contre-Église a usurpé son autorité, et ses ministres portent ses vêtements sacrés ; elle utilise son prestige et son pouvoir pour s’approprier ses trésors, ses biens et ses finances.

Comme dans la nature, cette éclipse n’a pas lieu d’un seul coup, elle passe de la lumière à l’obscurité lorsqu’un corps céleste s’insère entre le soleil et nous. Il s’agit d’un processus relativement lent mais inexorable, dans lequel la lune de la Contre-Église suit son orbite jusqu’à ce qu’elle se superpose au soleil, générant un cône d’ombre qui se projette sur la terre. Nous nous trouvons maintenant dans ce cône d’ombre doctrinal, moral, liturgique et disciplinaire. Ce n’est pas encore l’éclipse totale que nous verrons à la fin des temps, sous le règne de l’Antéchrist. Mais c’est une éclipse partielle, qui nous laisse voir la couronne lumineuse du soleil encerclant le disque noir de la lune.

Le processus qui a conduit à l’éclipse actuelle de l’Église a sans aucun doute commencé avec le modernisme. La Contre-Église a suivi son orbite malgré les condamnations solennelles du Magistère qui, dans cette phase, brillait de la splendeur de la Vérité. Mais avec le Concile Vatican II, l’obscurité de cette entité fallacieuse s’est abattue sur l’Église. Au début, elle n’en obscurcissait qu’une petite partie, mais l’obscurité s’est progressivement accrue. Quiconque pointait alors vers le soleil, en déduisant que la lune l’obscurcissait certainement, était accusé d’être un « prophète de malheur », avec ces formes de fanatisme et d’intempérance qui découlent de l’ignorance et des préjugés. Le cas de Mgr Marcel Lefebvre et de quelques autres prélats confirme, d’une part, la clairvoyance de ces bergers et, d’autre part, la réaction désordonnée de leurs adversaires qui, par crainte de perdre le pouvoir, ont utilisé toute leur autorité pour nier les preuves et ont gardé cachées leurs propres véritables intentions.

Pour poursuivre l’analogie, on peut dire que, dans le ciel de la Foi, une éclipse est un phénomène rare et extraordinaire. Mais nier que, pendant l’éclipse, l’obscurité se répand – simplement parce que cela ne se produit pas dans des conditions ordinaires – n’est pas un signe de foi dans l’indéfectibilité de l’Église, mais plutôt une négation obstinée de l’évidence, ou de la mauvaise foi. La Sainte Église, selon les promesses du Christ, ne sera jamais dominée par les portes de l’enfer, mais cela ne signifie pas qu’elle ne sera pas – ou n’est pas déjà – éclipsée par sa contrefaçon infernale, cette lune que, non par hasard, nous voyons sous les pieds de la Femme de l’Apocalypse : « Un grand signe apparut dans le ciel : une femme enveloppée du soleil, la lune sous ses pieds, et sur sa tête une couronne de douze étoiles » (Ap 12, 1).

La lune se trouve sous les pieds de la Femme qui est au-dessus de toute mutabilité, au-dessus de toute corruption terrestre, au-dessus de la loi du destin et du royaume de l’esprit de ce monde. Et cela parce que cette Femme, qui est à la fois l’image de la Très Sainte Vierge Marie et de l’Église, est amicta sole, revêtue du Soleil de Justice qu’est le Christ, « exempte de tout pouvoir démoniaque, car elle participe au mystère de l’immuabilité du Christ » (Saint Ambroise). Elle reste intacte, sinon dans son royaume militant, du moins dans celui qui souffre au Purgatoire et dans celui qui triomphe au Paradis. Saint Jérôme, commentant les paroles de l’Écriture, nous rappelle que « les portes de l’enfer sont des péchés et des vices, en particulier les enseignements des hérétiques ». Nous savons donc que même la « synthèse de toutes les hérésies » représentée par le modernisme et sa version conciliaire actualisée, ne peut jamais obscurcir définitivement la splendeur de l’Épouse du Christ, mais seulement pour la brève période de l’éclipse que la Providence, dans son infinie sagesse, a permis, pour en tirer un plus grand bien.
3. L’abandon de la dimension surnaturelle

Dans cet exposé, je souhaite en particulier aborder la relation entre la révolution de Vatican II et l’établissement du Nouvel Ordre Mondial. L’élément central de cette analyse consiste à mettre en évidence l’abandon par la Hiérarchie ecclésiastique, même au sommet, de la dimension surnaturelle de l’Église et de son rôle eschatologique (pour la fin des temps). Avec le Concile, les innovateurs ont effacé l’origine divine de l’Église de leur horizon théologique, créant une entité d’origine humaine semblable à une organisation philanthropique. La première conséquence de cette subversion ontologique a été la nécessaire négation du fait que l’Épouse du Christ n’est pas, et ne peut pas être, sujette au changement par ceux qui exercent l’autorité par procuration au nom du Seigneur. Elle n’est pas la propriété du Pape, des évêques ou des théologiens et, en tant que telle, toute tentative d’« Aggiornamento », de mise à jour ou au goût du jour, la ravale au niveau d’une société qui, pour engranger des bénéfices, renouvelle sa propre offre commerciale, vend ses restes de stock et suit la mode du moment. L’Église, en revanche, est une réalité surnaturelle et divine : elle adapte sa façon de prêcher l’Évangile aux nations, mais elle ne peut jamais changer le contenu d’un seul iota (Mt 5, 18), ni nier son élan transcendant en s’abaissant à un simple service social. À l’opposé, la Contre-Église revendique fièrement le droit de procéder à un changement de paradigme (de modèle), non seulement en changeant la façon dont la doctrine est exposée, mais la doctrine elle-même. Ceci est confirmé par les mots de Massimo Fagggioli commentant la nouvelle Encyclique Fratelli Tutti :

« Le pontificat du pape François est comme un étendard élevé devant les intégristes catholiques et ceux qui mettent sur le même plan la continuité matérielle et la tradition : La doctrine catholique ne se contente pas de se développer. Parfois, elle change vraiment : par exemple sur la peine de mort, la guerre. »[2]

Il est inutile d’insister sur ce que le Magistère enseigne. La revendication effrontée des innovateurs d’avoir le droit de changer la Foi suit obstinément l’approche moderniste.

La première erreur du Concile consiste principalement dans l’absence d’une perspective transcendante – résultat d’une crise spirituelle déjà latente – et dans la tentative d’établir le paradis sur terre, avec un horizon humain stérile. Dans la ligne de cette approche, Fratelli tutti voit l’accomplissement d’une utopie terrestre et la rédemption sociale dans la fraternité humaine, la paix œcuménique entre les religions et l’accueil des migrants.
4. Le sentiment d’infériorité et d’inadéquation

Comme je l’ai écrit en d’autres occasions, les revendications révolutionnaires de la Nouvelle Théologie ont trouvé un terrain fertile chez les Pères du Concile en raison d’un grave complexe d’infériorité vis-à-vis du monde. Il fut un temps, dans l’après-guerre, où la révolution menée par la franc-maçonnerie dans les domaines civil, politique et culturel, a brisé l’élite catholique, la persuadant de son inadéquation face à un défi d’époque, désormais incontournable. Au lieu de s’interroger sur elle-même et sur sa foi, cette élite – évêques, théologiens, intellectuels – a imputé de manière irréfléchie la responsabilité de l’échec imminent de l’Église, à sa structure hiérarchique solide comme le roc, et à son enseignement doctrinal et moral monolithique. En regardant la défaite de la civilisation européenne, cette civilisation que l’Église avait contribué à former, l’élite pensait que le désaccord avec le monde était dû à l’intransigeance de la papauté et à la rigidité morale des prêtres qui ne voulaient ni s’accommoder de l’esprit du temps, ni « s’ouvrir ». Cette approche idéologique découle de la fausse hypothèse selon laquelle, entre l’Église et le monde contemporain, il peut y avoir une alliance, une consonance d’intention, une amitié. Rien n’est plus faux, car il ne peut y avoir de répit dans la lutte entre Dieu et Satan, entre la Lumière et les Ténèbres. « Je mettrai l’inimitié entre toi et la femme, et entre ta descendance et sa descendance ; elle t’écrasera la tête, et tu lui écraseras le talon » (Gn 3, 15). C’est une inimitié voulue par Dieu lui-même, qui place Marie très sainte – et l’Église – comme ennemis éternels de l’ancien serpent. Le monde a son propre prince (Jn 12, 31), qui est « l’ennemi » (Mt 13, 28), un « meurtrier dès le commencement » (Jn 8, 44) et un « menteur » (Jn 8, 44). Courtiser un pacte de non-belligérance avec le monde, c’est s’accommoder de Satan. Cela bouleverse et pervertit l’essence même de l’Église, dont la mission est de convertir le plus grand nombre d’âmes au Christ pour la plus grande gloire de Dieu, sans jamais déposer les armes contre ceux qui veulent les attirer à eux et à la damnation.

Le sentiment d’infériorité et d’échec de l’Église devant le monde a créé la « tempête parfaite » pour que la révolution prenne racine chez les Pères du Concile et par extension dans le peuple chrétien, dans lequel on avait cultivé l’obéissance à la Hiérarchie peut-être plus que la fidélité au dépôt de la foi. Permettez-moi d’être clair : l’obéissance aux Pasteurs sacrés est certainement louable si les commandements sont légitimes. Mais l’obéissance cesse d’être une vertu et, en fait, devient une servilité si elle est une fin en soi et si elle est en contradiction avec le but pour lequel elle est ordonnée, à savoir la Foi et la Morale. Il faut ajouter que ce sentiment d’infériorité a été introduit dans le corps ecclésial par des manifestations de grand théâtre, telles que la suppression de la tiare par Paul VI, le retour des étendards ottomans conquiss à Lépante, les embrassades œcuméniques affichées avec le schismatique Athénagore, les demandes de pardon pour les Croisades, l’abolition de l’Index, l’accent mis par le clergé sur les pauvres en place du prétendu triomphalisme de Pie XII. Le coup de grâce de cette attitude a été codifié dans la liturgie réformée, qui manifeste son embarras du dogme catholique en le réduisant au silence – et donc en le niant indirectement. Le changement rituel a engendré un changement doctrinal, qui a conduit les fidèles à croire que la Messe est un simple banquet fraternel et que la Très Sainte Eucharistie n’est qu’un symbole de la présence du Christ parmi nous.
5. Communauté de sentiments entre la Révolution et le Concile

Le sentiment d’inadéquation des Pères du Concile n’a été que renforcé par le travail des innovateurs, dont les idées hérétiques coïncidaient avec les exigences du monde. Une analyse comparative de la pensée moderne confirme l’idem sentire, la communauté de sentiment des conspirateurs avec chaque élément de l’idéologie révolutionnaire :

– l’acceptation du principe démocratique comme source de légitimation du pouvoir, en lieu et place du droit divin de la monarchie catholique (y compris la papauté) ;

– la création et l’accumulation d’organes de pouvoir, à la place de la responsabilité personnelle et de la hiérarchie institutionnelle ;

– l’effacement du passé historique, évalué avec les paramètres d’aujourd’hui, qui ne défendent pas la tradition et l’héritage culturel ;

– l’accent mis sur la liberté des individus et l’affaiblissement du concept de responsabilité et de devoir ;

– l’évolution continue de la morale et de l’éthique, ainsi privées de leur nature immuable et de toute référence transcendante ;

– la sécularisation présumée de l’État, en lieu et place de la soumission légitime de l’ordre civil à la royauté de Jésus-Christ et la supériorité ontologique de la mission de l’Église sur celle de la sphère temporelle ;

– l’égalité des religions non seulement devant l’État, mais même en tant que concept général auquel l’Église doit se conformer, contre la défense objective et nécessaire de la Vérité et la condamnation de l’erreur ;

– le concept faux et blasphématoire de la dignité de l’homme comme connaturel pour lui, basé sur la négation du péché originel et de la nécessité de la Rédemption comme prémisse pour plaire à Dieu, mériter Sa Grâce et atteindre la béatitude éternelle ;

– l’affaiblissement du rôle de la femme, le mépris et le mépris du privilège de la maternité ;

– la primauté de la matière sur l’esprit ;

– la relation fidéiste avec la science[3], face à une critique impitoyable de la religion sur des bases scientifiques fausses.

Tous ces principes, propagés par les idéologues de la franc-maçonnerie et les partisans du Nouvel Ordre Mondial, coïncident avec les idées révolutionnaires du Concile :

– la démocratisation de l’Église a commencé avec Lumen Gentium et se réalise aujourd’hui dans la voie synodale bergoglienne ;

– la création et l’accumulation d’organes de pouvoir a été réalisée en déléguant les rôles décisionnels aux Conférences épiscopales, aux Synodes des évêques, aux Commissions, aux Conseils pastoraux, etc. ;

– le passé et les traditions glorieuses de l’Église sont jugés selon la mentalité moderne et condamnés afin de s’attirer les faveurs du monde moderne ;

– la « liberté des enfants de Dieu » théorisée par Vatican II a été établie indépendamment des devoirs moraux des individus qui, selon les contes de fées conciliaires, sont tous sauvés indépendamment de leurs dispositions intérieures et de l’état de leur âme ;

– l’obscurcissement des références morales pérennes a conduit à la révision de la doctrine sur la peine capitale ; et, avec Amoris Laetitia, l’admission des adultères publics aux Sacrements, fissurant l’édifice sacramentel ;

– l’adoption du concept de sécularisation a conduit à l’abolition d’une religion d’État dans les nations catholiques. Encouragé par le Saint-Siège et l’épiscopat, cela a conduit à une perte de l’identité religieuse et à la reconnaissance des ‘droits’ des sectes, ainsi qu’à l’approbation de normes qui violent la loi naturelle et divine ;

– la liberté religieuse théorisée dans Dignitatis Humanae est aujourd’hui portée à ses conséquences logiques et extrêmes avec la Déclaration d’Abou Dhabi et la dernière Encyclique Fratelli Tutti, rendant obsolète la mission salvatrice de l’Église et l’Incarnation elle-même ;

– les théories sur la dignité humaine dans la sphère catholique ont conduit à une confusion sur le rôle des laïcs par rapport au rôle ministériel du clergé et à un affaiblissement de la structure hiérarchique de l’Église. Alors que l’adhésion à l’idéologie féministe est un prélude à l’admission des femmes dans les Ordres sacrés ;

– une préoccupation démesurée pour les besoins temporels des pauvres, si typique de la gauche, a transformé l’Église en une sorte d’association de bienfaisance, limitant son activité à la seule sphère matérielle, presque au point d’abandonner le spirituel ;

– L’asservissement à la science moderne et au progrès technologique a conduit l’Église à désavouer la « Reine de la Science » la Foi, à « démythifier » les miracles, à nier l’inerrance de la Sainte Écriture, à considérer les Mystères les plus sacrés de notre Sainte Religion comme des « mythes » ou des « métaphores », à insinuer de manière sacrilège que la Transsubstantiation et la Résurrection elle-même sont « magiques » et qu’il ne faut pas les prendre à la lettre, mais plutôt symboliquement, et déclarer que les sublimes dogmes mariaux sont des « tonterias », des non-sens.

Il y a un aspect presque grotesque à ce nivellement et à ce avilissement de la Hiérarchie pour se conformer à la pensée dominante. Le désir de la Hiérarchie de plaire à ses persécuteurs et de servir ses ennemis arrive toujours trop tard et est désynchronisé, donnant l’impression que les évêques sont irrémédiablement dépassés, voire pas du tout en phase avec leur époque. Ceux qui les voient s’attacher avec tant d’enthousiasme à leur propre extinction sont ainsi amenés à croire qu’une telle démonstration de soumission courtisane au politiquement correct ne vient pas tant d’une véritable conviction idéologique, que de la peur d’être balayé, de perdre le pouvoir, et de ne plus avoir ce prestige que le monde leur accorde pourtant encore. Ils ne se rendent pas compte – ou ne veulent pas admettre – que le prestige et l’autorité dont ils sont les gardiens proviennent de l’autorité et du prestige de l’Église du Christ, et non de la misérable et pitoyable contrefaçon de celle-ci qu’ils ont façonnée.

Lorsque cette Contre-Église sera pleinement établie dans l’éclipse totale de l’Église catholique, l’autorité de ses dirigeants dépendra du degré d’assujettissement au Nouvel Ordre Mondial qui ne tolérera aucune divergence de son propre credo et appliquera impitoyablement ce dogmatisme, ce fanatisme et ce fondamentalisme que de nombreux prélats et intellectuels autoproclamés critiquent chez ceux qui restent fidèles au Magistère aujourd’hui. Ainsi, l’Église profonde pourra continuer à porter la marque « Église catholique », mais elle sera l’esclave de la pensée du Nouvel Ordre, rappelant les Juifs qui, après avoir renié la royauté du Christ devant Pilate, furent asservis à l’autorité civile de leur temps : « Nous n’avons pas d’autre roi que César » (Jn 19, 15). Aujourd’hui, César nous ordonne de fermer les églises, de porter un masque et de suspendre les célébrations sous le prétexte d’une pseudo-pandémie. Le régime communiste persécute les catholiques chinois, et le monde n’entend que le silence de Rome. Demain, un nouveau Titus mettra à sac le temple du Concile, transportant ses restes dans un musée, et la vengeance divine aux mains des païens aura été une fois de plus accomplie.
6. Le rôle instrumental des catholiques modérés dans la révolution

Certains pourraient dire que les Pères du Concile et les Papes qui présidèrent cette assemblée n’ont pas eu conscience des implications que leur approbation des documents de Vatican II aurait pour l’avenir de l’Église. Si tel était le cas – c’est-à-dire s’il y avait eu des regrets ultérieurs dans leur approbation hâtive de textes hérétiques ou proches de l’hérésie – il est difficile de comprendre pourquoi ils n’ont pas pu mettre fin immédiatement aux abus, corriger les erreurs, clarifier les malentendus et les omissions. Et surtout, il est incompréhensible que l’Autorité ecclésiastique ait été si impitoyable envers ceux qui défendaient la Vérité catholique et, en même temps, si terriblement accommodante envers les rebelles et les hérétiques. En tout cas, la responsabilité de la crise conciliaire doit être imputée à l’Autorité qui, même au milieu de mille appels à la collégialité et au pastoralisme, a jalousement gardé ses prérogatives, en les exerçant seulement dans une direction, c’est-à-dire contre le pusillus grex, le petit troupeau, et jamais contre les ennemis de Dieu et de l’Église. Les très rares exceptions, lorsqu’un théologien hérétique ou un religieux révolutionnaire a été censuré par le Saint-Office, n’offrent que la confirmation tragique d’une règle appliquée depuis des décennies ; sans compter que beaucoup d’entre eux, ces derniers temps, ont été réhabilités sans aucune abjuration de leurs erreurs et même promus à des postes institutionnels dans la Curie romaine ou les Athénées pontificaux.

Telle est la réalité, telle qu’elle ressort de mon analyse. Cependant, nous savons qu’en plus de l’aile progressiste du Concile et de l’aile catholique traditionnelle, il y a une partie de l’épiscopat, du clergé et du peuple qui tente de garder une distance égale entre à ce qu’elle considère comme deux extrêmes. Je parle des soi-disant « conservateurs », c’est-à-dire une partie centriste du corps ecclésial qui finit par « porter de l’eau » pour les révolutionnaires parce que, tout en rejetant leurs excès, elle partage les mêmes principes. L’erreur des « conservateurs » consiste à donner une connotation négative au traditionalisme et à le placer du côté opposé du progressisme. Leur médiocrité dorée (grâce aux médias) consiste à se placer arbitrairement non pas entre deux vices, mais entre la vertu et le vice. Ce sont eux qui critiquent les excès de la pachamama ou des déclarations les plus extrêmes de Bergoglio, mais qui ne tolèrent pas que le Concile soit remis en question, sans parler du lien intrinsèque entre le cancer conciliaire et les métastases actuelles. La corrélation entre le conservatisme politique et le conservatisme religieux consiste à adopter le « centre », synthèse entre la thèse « droite » et l’antithèse « gauche », selon l’approche hégélienne si chère aux partisans modérés du Concile.

Dans la sphère civile, l’État profond a géré la dissidence politique et sociale en utilisant des organisations et des mouvements qui ne sont qu’une opposition apparente, mais qui sont en fait des instruments de maintien du pouvoir. De même, dans la sphère ecclésiale, l’Église profonde utilise les « conservateurs » modérés pour donner l’apparence d’offrir la liberté aux fidèles. Le Motu Proprio Summorum Pontificum lui-même, par exemple, tout en accordant la célébration sous la forme extraordinaire, exige au moins implicitement que nous acceptions le Concile et reconnaissions la légalité de la liturgie réformée. Ce stratagème empêche ceux qui bénéficient du Motu Proprio de soulever une quelconque objection, sous peine de voir les communautés Ecclesia Dei se dissoudre. Et il inculque au peuple chrétien l’idée dangereuse qu’une bonne chose, pour avoir une légitimité dans l’Église et la société, doit nécessairement être accompagnée d’une mauvaise chose ou du moins d’une chose moins bonne. Cependant, seul un esprit malavisé chercherait à accorder des droits égaux au bien et au mal. Il importe peu que l’on soit personnellement en faveur du bien, lorsqu’on reconnaît la légitimité de ceux qui sont en faveur du mal. En ce sens, la « liberté de choisir » l’avortement, théorisée par les politiciens démocratiques, trouve son contrepoids dans la non moins aberrante « liberté religieuse » théorisée par le Concile, qui est aujourd’hui obstinément défendue par la Contre-Église. S’il n’est pas permis à un catholique de soutenir un homme politique qui défend le droit à l’avortement, il est encore moins permis d’approuver un prélat qui défend la « liberté » d’un individu de mettre en danger son âme immortelle en « choisissant » de rester dans le péché mortel. Ce n’est pas de la miséricorde, c’est un manquement flagrant au devoir spirituel devant Dieu afin de s’attirer les faveurs et l’approbation de l’homme.
7. « Société Ouverte » et« Religion Ouverte ».

Cette analyse ne serait guère complète sans un mot sur la néo-langue si populaire dans la sphère ecclésiastique. Le vocabulaire catholique traditionnel a été délibérément modifié, afin de changer le contenu qu’il exprime. Il en a été de même dans la liturgie et la prédication, où la clarté de l’exposé catholique a été remplacée par l’ambiguïté ou la négation implicite de la vérité dogmatique. Les exemples sont innombrables. Ce phénomène remonte également à Vatican II, qui a cherché à développer des versions « catholiques » des slogans du monde. Néanmoins, je voudrais souligner que toutes ces expressions qui sont empruntées aux lexiques laïques font également partie du néo-langage. Considérons l’insistance de Bergoglio sur l’« Église sortante », sur l’ouverture comme une valeur positive. De même, je cite maintenant Fratelli tutti :

« Un peuple vivant et dynamique, un peuple qui a un avenir, est un peuple constamment ouvert à une nouvelle synthèse par sa capacité à accueillir les différences » (Fratelli Tutti, 160).

« L’Église est une maison aux portes ouvertes » (ibid. 276).

« Nous voulons être une Église qui sert, qui quitte sa maison et sort de ses lieux de culte, qui sort de ses sacristies, pour accompagner la vie, pour soutenir l’espérance, pour être le signe de l’unité… pour construire des ponts, pour abattre des murs, pour semer des graines de réconciliation » (ibid.).

La similitude avec l’Open Society [Société Ouverte] recherchée par l’idéologie mondialiste de Soros est si frappante qu’elle constitue presque un contrepoint à l’Open Religion [Religion Ouverte].

Et cette Religion Ouverte est parfaitement en harmonie avec les intentions du mondialisme. Depuis les réunions politiques « pour un Nouvel Humanisme » bénies par les dirigeants de l’Église, jusqu’à la participation de l’intelligentsia progressiste à la propagande verte, tout cela poursuit la pensée dominante, dans la triste et grotesque tentative de plaire au monde. Le contraste avec les paroles de l’Apôtre est évident : « Est-ce que je cherche maintenant à gagner l’approbation des êtres humains, ou de Dieu ? Ou est-ce que j’essaie de plaire aux gens ? Si j’essayais encore de plaire aux gens, je ne serais pas un serviteur du Christ. » (Gal. 1 :10).

L’Église catholique vit sous le regard de Dieu ; elle existe pour sa gloire et pour le salut des âmes. La Contre-Église vit sous le regard du monde, se livrant à l’apothéose blasphématoire de l’homme et à la damnation des âmes. Lors de la dernière session du Concile œcuménique Vatican II, devant tous les Pères synodaux, ces paroles étonnantes de Paul VI ont résonné dans la Basilique du Vatican :

« La religion du Dieu qui s’est fait homme a rencontré la religion – car tel est le cas – de l’homme qui se fait Dieu. Et que s’est-il passé ? Y a-t-il eu un affrontement, une bataille, une condamnation ? Il aurait pu y en avoir une, mais il n’y en a pas eu. La vieille histoire du Samaritain a été le modèle de la spiritualité du Concile. Un sentiment de sympathie sans limite a imprégné l’ensemble. L’attention de notre Concile a été absorbée par la découverte des besoins humains (et ces besoins augmentent proportionnellement à la grandeur que le fils de la terre grandit). Mais nous appelons ceux qui se disent humanistes modernes, et qui ont renoncé à la valeur transcendante des réalités les plus élevées, à accorder au moins une qualité au Concile et à reconnaître notre propre nouveau type d’humanisme : nous aussi, en fait, plus que tout autre, nous révérons l’humanité »[4].

Cette sympathie – au sens étymologique de συμπάϑεια, c’est-à-dire la participation au sentiment de l’autre – est la figure du Concile et de la nouvelle religion (pour telle qu’elle est) de la Contre-Église. Une Contre-Église née de l’union impure entre l’Église et le monde, entre la Jérusalem céleste et la Babylone infernale. Notez bien : la première fois qu’un Pontife a mentionné le « nouvel humanisme », c’était lors de la dernière session de Vatican II, et aujourd’hui nous le retrouvons répété comme un mantra par ceux qui le considèrent comme une expression parfaite et cohérente de l’esprit révolutionnaire du Concile.[5]

Toujours en vue de cette communion d’intention entre le Nouvel Ordre Mondial et la Contre-Église, il faut rappeler le Global Compact on Education (Alliance mondiale pour l’éducation), un projet conçu par Bergoglio « pour générer un changement à l’échelle planétaire, afin que l’éducation soit créatrice de fraternité, de paix et de justice. Ce processus de formation à la relation et à la culture de la rencontre, promu en collaboration avec les Nations Unies,[6] trouve également un espace et une valeur dans la « maison commune » avec toutes les créatures, puisque les hommes, tout comme ils sont formés à la logique de la communion et de la solidarité, travaillent déjà « à retrouver une harmonie sereine avec la création » et à configurer le monde comme « un espace de vraie fraternité » (Gaudium et Spes, 37).[7] « Comme on peut le constater, la référence idéologique est toujours et uniquement à Vatican II, car ce n’est qu’à partir de ce moment que la Contre-Église a mis l’homme à la place de Dieu, la créature à la place du Créateur.

Le « nouvel humanisme » a évidemment un cadre environnemental et écologique dans lequel se greffent à la fois l’encyclique Laudato Sì et la Théologie verte – « l’Église à visage amazonien » du Synode des évêques de 2019, avec son culte idolâtre de la pachamama (terre mère) en présence du Sanhédrin romain. L’attitude de l’Église pendant la Covid-19 a démontré, d’une part, la soumission de la hiérarchie aux diktats de l’État, en violation de la Libertas Ecclesiae, liberté de l’Église, que le pape aurait dû défendre fermement. D’autre part, elle a mis en évidence la négation de toute signification surnaturelle de la pandémie, en remplaçant la juste colère de Dieu, offensé par les innombrables péchés de l’humanité et des nations, par une fureur plus inquiétante et destructrice de la Nature, offensée par le manque de respect de l’environnement. Je voudrais souligner que l’attribution d’une identité personnelle à la Nature, presque dotée d’intellect et de volonté, est un prélude à sa divinisation. Nous avons déjà vu un prélude sacrilège à cela, sous le dôme même de la basilique Saint-Pierre.

L’essentiel est le suivant : la conformité de la Contre-Église à l’idéologie dominante du monde moderne établit une véritable coopération avec les puissants représentants de l’État profond, à commencer par ceux qui œuvrent pour une « économie durable » impliquant Jorge Mario Bergoglio, Bill Gates, Jeffrey Sachs, John Elkann, Gunter Pauli.[8]

Il sera utile de rappeler que l’économie durable a également des implications pour l’agriculture et le monde du travail en général. L’État profond a besoin d’assurer une main-d’œuvre à bas prix par l’immigration, qui contribue en même temps à l’annulation de l’identité religieuse, culturelle et linguistique des nations concernées. L’Église profonde donne une base idéologique et pseudo-théologique à ce plan d’invasion et garantit en même temps une part du commerce lucratif de l’hospitalité. Nous pouvons comprendre l’insistance de Bergoglio sur le thème des migrants, également réitéré dans Fratelli Tutti : « Une mentalité xénophobe de fermeture et de retenue se répand » (ibid. 39. « Les migrations constitueront un élément fondateur de l’avenir du monde » (ibid. 40). Bergoglio a utilisé l’expression « élément fondateur », déclarant qu’il n’est pas possible d’émettre l’hypothèse d’un avenir sans migrations.

Permettez-moi de dire un bref mot sur la situation politique aux États-Unis à la veille de l’élection présidentielle. Fratelli Tutti semble être une forme de soutien du Vatican au candidat démocrate, en nette opposition à Donald Trump, et survient quelques jours après le refus de François d’accorder une audience au secrétaire d’État Mike Pompeo à Rome. Cela confirme de quel côté se trouvent les enfants de la lumière et qui sont les enfants des ténèbres.
8. Les fondements idéologiques de la « Fraternité »

Le thème de la fraternité, une obsession pour Bergoglio, trouve sa première formulation dans les documents conciliaires Nostra Ætate et Dignitatis Humanae. La dernière encyclique, Fratelli Tutti, est le manifeste de cette vision maçonnique, dans laquelle le cri « Liberté, Égalité, Fraternité » a remplacé l’Évangile, au nom d’une unité entre les hommes qui exclut Dieu. Notez que le Document sur la Fraternité humaine pour la paix mondiale et le vivre ensemble, signé à Abu Dhabi le 4 février 2019, a été fièrement défendu par Bergoglio avec ces mots :

« Du point de vue catholique, le document n’a pas dépassé d’un millimètre le Concile Vatican II ».

Le cardinal Miguel Ayuso Guixot, président du Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux, commente dans La Civiltà Cattolica :

« Avec le Concile, la digue s’est peu à peu fissurée puis s’est rompue : Le fleuve du dialogue s’est étendu avec les déclarations conciliaires Nostra Ætate sur les relations entre l’Église et les croyants d’autres religions et Dignitatis Humanae sur la liberté religieuse, thèmes et documents qui sont étroitement liés les uns aux autres. Ils ont permis à Saint Jean-Paul II de donner vie à des rencontres telles que la Journée mondiale de prière pour la paix à Assise le 27 octobre 1986, et à Benoît XVI, vingt-cinq ans plus tard, de nous faire vivre dans la ville de Saint-François la « Journée de réflexion, de dialogue et de prière pour la paix et la justice dans le monde – Pèlerins de la vérité, Pèlerins de la paix ». Par conséquent, l’engagement de l’Église catholique en faveur du dialogue interreligieux, qui ouvre la voie à la paix et à la fraternité, fait partie de sa mission originelle et trouve ses racines dans l’événement du Concile »[9].

Une fois de plus, le cancer de Vatican II confirme qu’il est à l’origine des métastases bergogliennes. Le fil rouge qui unit le Concile au culte de la pachamama passe aussi par Assise, comme l’a souligné à juste titre mon frère dans l’épiscopat Athanase Schneider dans son récent discours.[10]

Et en parlant de la Contre-Église, l’évêque Fulton Sheen décrit l’Antéchrist : « Puisque sa religion sera la fraternité sans la paternité de Dieu, il trompera même les élus ».[11] Il semble que nous voyons la prophétie du vénérable archevêque américain se réaliser sous nos yeux.

Il n’est donc pas surprenant que la tristement célèbre Grande Loge d’Espagne, après avoir chaleureusement félicité son paladin élevé sur le trône, rende une nouvelle fois hommage à Bergoglio par ces mots :

« Le grand principe de cette école initiatique n’a pas changé en trois siècles : la construction d’une fraternité universelle où les êtres humains se disent frères les uns des autres au-delà de leurs croyances spécifiques, de leurs idéologies, de la couleur de leur peau, de leur extraction sociale, de leur langue, de leur culture ou de leur nationalité. Ce rêve fraternel s’est heurté au fondamentalisme religieux qui, dans le cas de l’Église catholique, a donné lieu à des textes sévères condamnant la tolérance de la franc-maçonnerie au XIXe siècle. La dernière encyclique du pape François montre à quel point l’Église catholique actuelle est éloignée de ses positions antérieures. Dans « Fratelli Tutti », le pape a embrassé la Fraternité Universelle, le grand principe de la Franc-maçonnerie moderne ».[12]

La réaction du Grand Orient d’Italie n’est pas différente :

« Ce sont les principes que la Franc-maçonnerie a toujours poursuivis et gardés pour l’élévation de l’Humanité »[13].

Austen Ivereigh, l’hagiographe de Bergoglio, confirme avec satisfaction cette interprétation qu’un catholique considérerait à juste titre comme au moins dérangeante.[14]

Je me souviens que dans les documents maçonniques de la Haute Vente, dès le XIXe siècle, une infiltration de la franc-maçonnerie dans l’Église était prévue :

« Vous aussi, vous pêcherez quelques amis et les mènerez aux pieds du Siège Apostolique. Vous aurez prêché la révolution en tiare et en chape, vous aurez accompli sous la croix et la bannière, une révolution qui n’aura besoin que d’un peu d’aide pour mettre le feu aux quartiers du monde. »[15]
9. La subversion de la relation individuelle et sociale avec Dieu

Permettez-moi de conclure cet examen des liens entre le Concile et la crise actuelle en soulignant un retournement que je considère comme extrêmement important et significatif. Je veux parler de la relation du laïc individuel et de la communauté des fidèles avec Dieu. Alors que dans l’Église du Christ, la relation de l’âme avec le Seigneur est éminemment personnelle, même lorsqu’elle est transmise par le ministre sacré dans l’action liturgique, dans l’Église conciliaire, c’est la relation de communauté et de groupe qui prévaut. Pensez à leur insistance à vouloir faire du Baptême d’un enfant, ou du mariage d’un couple marié, « un acte de la communauté » ; ou à l’impossibilité de recevoir la sainte Communion individuellement en dehors de la Messe, et à la pratique courante d’approcher la Communion pendant la Messe même sans les conditions nécessaires. Tout cela est sanctionné [sanctionner = considéré comme sacré] sur la base d’un concept protestant de participation au banquet eucharistique, dont aucun invité n’est exclu. Selon cette conception de la communauté, la personne perd son individualité, se perdant dans la communauté anonyme de la célébration. De même, la relation du corps social avec Dieu disparaît dans un personnalisme qui élimine le rôle de médiation de l’Église et de l’État. L’individualisation dans le domaine moral entre également en jeu, où les droits et les préférences de l’individu deviennent des motifs d’éradication de la morale sociale. Cela se fait au nom d’une « inclusivité » qui légitime chaque vice et aberration morale. La société – comprise comme l’union de plusieurs individus visant la poursuite d’un but commun – est divisée en une multiplicité d’individus, chacun ayant son propre but. C’est le résultat d’un bouleversement idéologique qui mérite d’être analysé en profondeur, en raison de ses implications tant dans le domaine ecclésial que civil. Il est cependant évident que la première étape de cette révolution se trouve dans les mens conciliaires, à commencer par l’endoctrinement du peuple chrétien constitué par la liturgie réformée, dans laquelle l’individu se fond dans l’assemblée en se dépersonnalisant, et la communauté se déverse dans un ensemble d’individus en perdant son identité.
10. Cause et effet

La philosophie nous enseigne qu’à une cause correspond toujours un certain effet. Nous avons vu que les actions menées pendant Vatican II ont eu l’effet souhaité, concrétisant ce tournant anthropologique qui a conduit aujourd’hui à l’apostasie de la Contre-Église et à l’éclipse de la véritable Église du Christ. Nous devons donc comprendre que, si nous voulons défaire les effets néfastes que nous voyons devant nous, il est nécessaire et indispensable de supprimer les facteurs qui les ont causés. Si tel est notre objectif, il est clair qu’accepter – ou même accepter partiellement – ces principes révolutionnaires rendrait nos efforts inutiles et contre-productifs. Nous devons donc être clairs sur les objectifs à atteindre, en ordonnant notre action en fonction de ces objectifs. Mais nous devons tous être conscients que, dans ce travail de restauration, aucune exception aux principes n’est possible, précisément parce que si nous ne les partagions pas, nous n’aurions aucune chance de succès.

Mettons donc de côté, une fois pour toutes, les vaines distinctions concernant la bonté présumée du Concile, la trahison de la volonté des Pères synodaux, la lettre et l’esprit de Vatican II, le poids magistériel (ou l’absence de poids) de ses actes, et l’herméneutique de la continuité par rapport à celle de la rupture. La Contre-Église a utilisé l’étiquette « Concile œcuménique » pour donner autorité et force juridique à son programme révolutionnaire, tout comme Bergoglio appelle son manifeste politique d’allégeance au Nouvel Ordre Mondial une « lettre encyclique ». La ruse de l’ennemi a isolé la partie saine de l’Église, tiraillée entre devoir reconnaître la nature subversive des documents de Concile – et donc les exclure du corpus magistériel –, et devoir nier la réalité en les déclarant apodictiquement orthodoxes afin de sauvegarder l’infaillibilité du Magistère. Les Dubia représentaient une humiliation pour ces princes de l’Église qui les rédigèrent, mais sans dénouer les nœuds doctrinaux portés à l’attention du Pontife Romain. Bergoglio ne répond pas, précisément parce qu’il ne veut pas nier ou confirmer les erreurs implicites, s’exposant ainsi au risque d’être déclaré hérétique et de perdre la papauté. C’est la même méthode que celle utilisée avec la Concile, où l’ambiguïté et l’utilisation d’une terminologie imprécise empêchent la condamnation de l’erreur qui a été sous-entendue. Mais le juriste sait très bien que, outre la violation flagrante de la loi, on peut aussi commettre un crime en la contournant, en l’utilisant à des fins malveillantes : contra legem fit, quod in fraudem legis fit. Toute fraude à la loi est contre la loi.
11. Conclusion

La seule façon de gagner cette bataille est de revenir à faire ce que l’Église a toujours fait, et de cesser de faire ce que la Contre-Église nous demande aujourd’hui – ce que la vraie Église a toujours condamné. Remettons Notre Seigneur Jésus-Christ, Roi et Grand Prêtre, au centre de la vie de l’Église ; et avant cela, au centre de la vie de nos communautés, de nos familles, de nous-mêmes. Rendons la couronne à Notre-Dame Marie très Sainte, Reine et Mère de l’Église.

Revenons à célébrer dignement la Sainte Liturgie traditionnelle, et à prier avec les paroles des Saints, et non avec les divagations des modernistes et des hérétiques. Recommençons à savourer les écrits des Pères de l’Église et des Mystiques, et à jeter au feu les œuvres imprégnées de modernisme et de sentimentalisme immanent. Soutenons, par la prière et l’aide matérielle, les nombreux bons prêtres qui restent fidèles à la vraie Foi, et retirons tout soutien à ceux qui ont accepté le monde et ses mensonges.

Et surtout – je vous le demande au nom de Dieu ! – abandonnons ce sentiment d’infériorité que nos adversaires nous ont habitués à accepter : dans la guerre du Seigneur, ils ne nous humilient pas (nous méritons certainement toute humiliation pour nos péchés). Non, ils humilient la Majesté de Dieu et l’Épouse de l’Agneau Immaculé. La Vérité que nous embrassons ne vient pas de nous, mais de Dieu ! Que la Vérité soit niée, accepter qu’elle doive se justifier devant les hérésies et les erreurs de la Contre-Église, n’est pas un acte d’humilité, mais de lâcheté et de pusillanimité. Inspirons-nous de l’exemple des Saints Maccabées Martyrs, devant un nouvel Antiochus qui nous demande de sacrifier aux idoles et d’abandonner le vrai Dieu. Répondons par leurs paroles, en priant le Seigneur : « Maintenant donc, ô Souverain des cieux, envoie un bon ange pour répandre devant nous la terreur et le tremblement. Par la puissance de ton bras, que ces blasphémateurs qui viennent contre ton saint peuple soient frappés » (2 Mac 15, 23).

Permettez-moi de conclure mon intervention d’aujourd’hui par un souvenir personnel. Lorsque j’étais nonce apostolique au Nigeria, j’ai appris l’existence d’une magnifique tradition populaire issue de la terrible guerre du Biafra, et qui se perpétue encore aujourd’hui. J’y ai personnellement pris part lors d’une visite pastorale dans l’archidiocèse d’Onitsha, et j’en ai été très impressionné. Cette tradition – appelée « Block Rosary Children » – consiste à rassembler des milliers d’enfants (même très jeunes) dans chaque village ou quartier pour la récitation du Saint Rosaire pour implorer la paix – chaque enfant tenant un petit morceau de bois, comme un mini autel, avec une image de la Vierge et une petite bougie dessus.

Dans les jours qui précèdent le 3 novembre, j’invite tout le monde à se joindre à une croisade du Rosaire : une sorte de siège de Jéricho, non pas avec sept trompettes en cornes de bélier sonnées par les prêtres, mais avec l’Ave Maria des petits et des innocents pour faire tomber les murs de l’État profond et de l’Église profonde.

Joignons-nous aux petits dans un chapelet d’enfants, implorant la Femme vêtue de Soleil, afin que le Règne de Notre-Dame et Mère soit restauré et que l’éclipse qui nous afflige soit raccourcie.

Et que Dieu bénisse ces saintes intentions.

[1] Padre Antonio Spadaro sj, Fratelli Tutti, la risposta di Francesco alla crisi del nostro tempo, in Formiche, 4 Ottobre 2020.

[2] https://twitter.com/Johnthemadmonk/status/1313616541385134080/photo/1

[3] « Nous devrions éviter de tomber dans ces quatre attitudes perverses qui, certainement, n’aident pas la recherche honnête et le dialogue sincère et productif quant à la construction de l’avenir de notre planète : la négation, l’indifférence, la résignation et la confiance dans des solution inadéquates. » cfr. https://www.avvenire.it/papa/pagine/papa-su-clima-basta-negazionismi-su-riscaldamento-globale

[4] Paul VI, Allocution pour la dernière session du Concile œcuménique Vatican II, 7 décembre 1965, cfr. http://www.vatican.va/content/paul-vi/it/speeches/1965/documents/hf_p-vi_spe_19651207_epilogo-concilio.html

[5] https://twitter.com/i/status/1312837860442210304

[6] Cfr. www.educationglobalcompact.org

[7] Congregazione per l’Educazione Cattolica, Lettera Circolare alle scuole, università e istituzioni educative, 10 Settembre 2020, cfr. http://www.educatio.va/content/dam/cec/Documenti/2020-09/IT-CONGREGATIO-LETTERA-COVID.pdf

[8] https://www.lastampa.it/cronaca/2020/10/03/news/green-blue-la-nuova-voce-dell-economia-sostenibile-via-con-il-papa-e-bill-gates-1.39375988

https://remnantnewspaper.com/web/index.php/articles/item/2990-the-vatican-un-alliance-architects-of-death-and-doom

[9] Card.. Miguel Ángel Ayuso Guixot, Il documento sulla Fraternità umana nel solco del Concilio Vaticano II, 3 février 2020. Cfr. https://www.laciviltacattolica.it/news/il-documento-sulla-fratellanza-umana-nel-solco-del-concilio-vaticano-ii/

[10] https://www.cfnews.org.uk/bishop-schneider-pachamama-worship-in-rome-was-prepared-by-assisi-meetings/

[11] Mons. Fulton Sheen, discorso radiofonico del 26 Gennaio 1947. Cfr. https://www.tempi.it/fulton-sheen-e-linganno-del-grande-umanitario/

[12] https://www.infocatolica.com/ ?t=noticia&cod=38792

[13] https://twitter.com/grandeorienteit/status/1312991358886514688

[14] https://youtu.be/s8v-O_VH1xw

[15] « Vous amènerez des amis autour de la Chaire apostolique. Vous aurez prêché une révolution en tiare et en chape, marchant avec la croix et la bannière, une révolution qui n’aura besoin que d’être un tout petit peu aiguillonnée pour mettre le feu aux quatre coins du monde. » Cfr. Jacques Cretineau-Joly, L’Église romaine en face de la Révolution, Parigi, Henri Plon, 1859 (Lire ici le texte complet de L’Église romaine en face de la Révolution).

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Plus je réfléchis, plus je suis consterné de la masse d'idées fausses dans lesquelles nous nous noyons ; plus je comprends cette décadence absolue de tant de peuples que nous retrace l'histoire. C'EST L'ERREUR PLUS QUE LE VICE QUI LES A PERDUS. Le vice et même le crime ont des limites, l'erreur n'en a pas. IL FAUT DONC DIRE LA VÉRITÉ SANS FINESSE, NI STRATÉGIE HABILE."
Mgr Delassus, Semaine Religieuse de Cambrai, 1884, p. 735
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Archevêque VIGANO sédévacantiste ! Empty
MessageSujet: Re: Archevêque VIGANO sédévacantiste !   Archevêque VIGANO sédévacantiste ! Icon_minitimeMar 12 Jan 2021 - 12:00

Déclaration du 6 janvier 2021 :

6 janvier 2021 ( LifeSiteNews ) - Dans une nouvelle déclaration, l'archevêque Carlo Maria Viganò présente l'histoire du serment du pape Saint Pie X contre le modernisme, avec l'aide de laquelle ce pape a tenté de lutter contre l'hérésie dans l'Église. L'archevêque italien loue cette tentative et ajoute que l'abandon en 1967 de ce serment par le pape Paul VI était une «désertion» et une «trahison», suggérant que le modernisme n'était plus rejeté. Les ecclésiastiques qui ont participé au Concile Vatican II et ont été impliqués dans ses innovations, comme le professeur Joseph Ratzinger de l'époque, avaient tous encore prêté ce serment anti-moderniste. Viganò explique que Ratzinger «a joué un rôle crucial en renversant les schémas préparatoires du Conseil et en initiant une approche complètement nouvelle», et qu'en agissant ainsi, il a violé le serment.

Mgr Viganò ajoute: «Il serait cependant souhaitable que lui, surtout en considération du jugement divin qui l'attend, se distancie définitivement de ces positions théologiquement erronées - je me réfère en particulier à celles de Introduction au christianisme - qui sont encore diffusés aujourd'hui dans les universités et les séminaires qui se vantent de se dire catholiques.

Mgr Viganò aimablement répondu à une série de questions que moi, avec mon mari le Dr Robert Hickson, qui lui est présenté dans un publié le 28 Septembre, 2,02 mille article . Dans notre série de questions, nous avons souligné la proximité étroite entre la déclaration de Land O'Lakes du 23 juillet 1967 des dirigeants des établissements d'enseignement catholiques américains qui ont déclaré leur indépendance vis-à-vis de l'autorité magistrale de l'Église et l'abandon du serment de 1967 contre le modernisme. jours plus tôt.

Nous avions également passé en revue les aspects d'une nouvelle biogaphie du Pape Benoît XVI, dans laquelle son auteur, Peter Seewald, montrait le rôle crucial de Joseph Ratzinger d'alors dans la réforme et le changement d'esprit du Concile Vatican II. Ainsi, nous avions demandé à Mgr Viganò si le professeur de l'époque Ratzinger ne se parjurait pas effectivement, puisqu'il avait lui-même déjà prêté le serment contre le modernisme.

Dans une réponse large, Mgr Viganò couvre non seulement l'histoire du serment contre le modernisme de 1910 et son abrogation et son remplacement par une autre formule de profession de foi, mais il discute également de l'influence de Jacques Maritain sur le pape Paul VI, le Gramscien. Méthode communiste d'infiltration culturelle et de subversion de l'Église catholique et de la personne de Joseph Ratzinger en tant que telle.

Premièrement, le prélat italien honore le Serment contre le modernisme, qui a été rabaissé comme une sorte de «climat de chasse aux sorcières», mais qui «avait incontestablement le mérite de débusquer les ennemis de l'Église qui se cachaient en elle», explique-t-il. . «Si nous considérons l'hérésie comme une peste qui afflige le corps ecclésial», poursuit Viganò, «nous devons reconnaître que saint Pie X a agi avec la sagesse d'un médecin pour éradiquer la maladie et isoler ceux qui ont contribué à sa propagation.

Mais avec l'abandon en 1967 du Serment contre le modernisme, ainsi que de l'Index des livres interdits l'année précédente, l'Église a abandonné son combat contre l'hérésie dans l'Église. Ici, Mgr Viganò fait référence à l'un des fondateurs du Parti communiste en Italie, Antonio Gramsci, et à sa méthode de révolution culturelle qui prend le dessus sur une culture et avec elle l'esprit du peuple. Il déclare: «Si nous appliquons les recommandations de Gramsci à ce qui s'est passé au cœur de l'Église au siècle dernier, nous pouvons voir que le travail de conquête des« casemates »ecclésiastiques a été mené avec les mêmes méthodes subversives; certainement l'infiltration de l'État profond dans les institutions civiles et de l'Église profonde dans les institutions catholiques correspond à ce critère.

Le prélat nous rappelle que «tous les évêques qui ont participé au Concile Vatican II et tous les clercs ayant des fonctions dans les commissions ont juré le Iusiurandum Antimodernisticum avec le Professio Fidei ». Cela signifie que «ceux qui au Concile ont rejeté les schémas préparatoires préparés par le Saint-Office et joué un rôle décisif dans la rédaction des textes les plus controversés ont violé leur serment prêté sur les Saints Évangiles».

De plus, explique le prélat italien, l'abolition du serment contre le modernisme «faisait partie d'un plan de démantèlement de la structure disciplinaire de l'Église, précisément au moment où la menace de falsification de la foi et de la morale par les innovateurs était la plus grande. " L'abolition de ce serment «a privé la Hiérarchie des moyens disciplinaires pour se garder et se défendre», et donc «c'était une désertion, une trahison d'une gravité inouïe, surtout en ces années terribles: comme si en plein combat. le commandant en chef a ordonné à ses hommes de déposer les armes devant l'ennemi au moment où ils s'apprêtaient à envahir la Citadelle.

Viganò poursuit en discutant également du rôle crucial du professeur Joseph Ratzinger de l'époque qui, en tant que peritus du cardinal Josef Frings, a été profondément impliqué dans les changements qui ont été élaborés au Conseil. Se référant à la discipline protectrice instaurée par le pape Saint Pie X, le prélat souligne qu'elles ont également été appliquées à Ratzinger qui en 1955 «a lui-même été accusé de modernisme par le directeur adjoint de sa thèse pour son habilitation à enseigner, le professeur Michael Schmaus, contre son collègue Gottlieb Söhngen, qui partageait l'approche inverse avec Ratzinger. Le jeune théologien a dû corriger sa thèse sur les points où elle insinuait une subjectivation du concept de Révélation.

Viganò poursuit en déclarant: «Il est évident que Joseph Ratzinger doit être compté parmi ceux qui ont prêté serment; qu'il «a joué un rôle crucial en renversant les schémas préparatoires du Conseil et en initiant une approche complètement nouvelle» , et qu'en agissant ainsi, il a violé le serment, est tout aussi incontestable. Si, en faisant cela, Ratzinger avait pleinement connaissance de la pratique du sacrilège, Dieu seul le sait, qui scrute les profondeurs du cœur.

Alors que nous ne connaissons pas le cœur de Ratzinger à l'époque et aujourd'hui, Viganò fait face au fait que les propres écrits de Ratzinger ont été influencés par les pensées modernistes: alors que l'influence du modernisme émerge, comme le professeur Enrico Maria Radaelli l'a très bien illustré dans ses essais et comme le confirme la nouvelle biographie du pape Benoît XVI par Peter Seewald avec une abondance de détails et de nombreuses sources. À la lumière de ces faits, pour le prélat italien, il semble «évident que les déclarations du jeune Joseph Ratzinger rapportées par Seewald contredisent largement l' herméneutique de la continuité que Benoît XVI théorisa plus tard, peut-être comme une rétractation prudente de son ancien enthousiasme. (Voir ici une analyse du rôle de Ratzinger au Concile Vatican II tel que décrit par Peter Seewald.)

Ratzinger, aux yeux de Viganò, semble avoir changé son cœur au cours de sa carrière ecclésiastique, «son rôle de préfet de la Congrégation de la doctrine de la foi» et «son élection au trône» ayant contribué «à au moins une sorte de un changement d'avis sur les erreurs qu'il a commises et les idées qu'il professait. Cependant, Viganò espère toujours que Ratzinger «surtout en considération du jugement divin qui l'attend, se distancerait définitivement de ces positions théologiquement erronées - je me réfère en particulier à celles d' Introduction au christianisme - qui sont encore diffusées aujourd'hui dans les universités et séminaires qui se vantent de se dire catholiques. Delicta juventutis meae et ignorantias mes ne memineris Domine (Ps 25: 7). »

Cette nouvelle déclaration de l'archevêque Viganò est d'une grande valeur historique et morale et, espérons-le, aidera de nombreux catholiques à comprendre plus profondément l'histoire du modernisme et l'abandon par l'Église de lui résister, les principaux penseurs modernistes devenant les principales figures et inspirations de la hiérarchie moderne.


"Après m'être détourné, je me suis repenti;
Quand tu m'as fait comprendre, j'ai battu ma poitrine;
J'ai honte et confusion, car je porte l'infamie de ma jeunesse." Jér 31:19

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Plus je réfléchis, plus je suis consterné de la masse d'idées fausses dans lesquelles nous nous noyons ; plus je comprends cette décadence absolue de tant de peuples que nous retrace l'histoire. C'EST L'ERREUR PLUS QUE LE VICE QUI LES A PERDUS. Le vice et même le crime ont des limites, l'erreur n'en a pas. IL FAUT DONC DIRE LA VÉRITÉ SANS FINESSE, NI STRATÉGIE HABILE."
Mgr Delassus, Semaine Religieuse de Cambrai, 1884, p. 735
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MessageSujet: Re: Archevêque VIGANO sédévacantiste !   Archevêque VIGANO sédévacantiste ! Icon_minitimeJeu 22 Avr 2021 - 18:07

Citant Notre-Dame de la Salette, l’abbé Vigano évoque l’éclipse de l’Eglise par la secte conciliaire : article du 20/04/2021

« Les mêmes Dicastères romains, occupés par des gens idéologiquement alignés avec Jorge Mario Bergoglio et protégés et promus par lui, continuent maintenant sans retenue dans leur travail implacable de démolition de la foi, de la morale, de la discipline ecclésiastique et de la vie monastique et religieuse, dans un effort aussi vain que sans précédent pour transformer l'Épouse du Christ en une association philanthropique asservie aux puissances fortes. Le résultat est la superposition sur la véritable Église d'une secte de modernistes hérétiques et dépravés qui ont l'intention de légitimer l'adultère, la sodomie, l'avortement, l'euthanasie, l'idolâtrie et toute perversion de l'intellect et de la volonté. La véritable Église est maintenant éclipsée, niée et discréditée par ses propres pasteurs, trahie même par celui qui occupe le plus haut trône. »
« À La Salette, Notre-Dame nous a avertis: «Rome perdra la foi et deviendra le siège de l'Antéchrist.» Ce ne sera pas la Sainte Église, indéfectible par les promesses du Christ, qui perdra la Foi: ce sera la secte qui occupe le Siège du Très Bienheureux Pierre et que nous voyons aujourd'hui propager l'anti-évangile du Nouvel Ordre Mondial. Il n'est plus possible de se taire, car aujourd'hui notre silence ferait de nous des complices des ennemis de Dieu et du genre humain. Des millions de fidèles sont dégoûtés par les scandales innombrables des pasteurs, par la trahison de leur mission, par la désertion de ceux qui, par ordre sacré, sont appelés à témoigner du Saint Evangile et non à soutenir l'établissement du royaume de l'Antéchrist. »
« Le fait que l'Église profonde ait réussi à élire son propre membre pour mener à bien ce plan infernal en accord avec l'État profond n'est plus un simple soupçon, mais un phénomène sur lequel il est désormais essentiel de s'interroger et d'éclairer. . La soumission de la Cathedra veritatis aux intérêts de l'élite maçonnique se manifeste dans toutes ses preuves, dans le silence assourdissant des Sacrés Pasteurs et dans la stupéfaction du Peuple de Dieu, abandonné à lui-même. »

Source : https://www.lifesitenews.com/opinion/vigano-on-vatican-health-conference-with-fauci-holy-see-is-making-itself-the-servant-of-the-new-world-order

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